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Florian Wirtz : Promesse de raz-de-marée au Mondial 2026

Florian Wirtz n’a pas traversé la Premier League comme une comète, mais il y a laissé des éclairs. Une première année contrastée, parfois disséquée avec sévérité par certains consultants, mais jalonnée de séquences qui disent tout de son potentiel. À 22 ans, l’Allemand n’a pas encore dompté l’Angleterre. Il a déjà montré qu’il pouvait la marquer.

Entre décembre et janvier, le décor a brusquement changé. Dans une période où les organismes craquent et où les grands clubs vacillent, Wirtz a enchaîné cinq buts et trois passes décisives en 15 rencontres. Un rythme de joueur majeur, pas de simple espoir en rodage. Les chiffres ne racontent pas tout, mais ils confirment ce que les yeux voyaient déjà : il s’habitue au tempo anglais, il commence à l’imposer.

Arrivé à Liverpool en juin 2025 pour ce qui constituait alors un record de transfert pour le club, le milieu offensif s’est rapidement fondu dans le décor d’Anfield. Sur les bords de la Mersey, il n’est plus seulement une promesse venue de Bundesliga, il est devenu une pièce maîtresse. Une transition que Jürgen Klopp, qui connaît mieux que quiconque la pression rouge, juge exemplaire.

Patron avec l’Allemagne, pari de Klopp pour le Mondial

Là où il n’y a plus le moindre débat, c’est en sélection. Sous les ordres de Julian Nagelsmann, Wirtz est passé du statut de talent excitant à celui de rouage indispensable. Il a débuté chaque match de l’Allemagne sur l’année écoulée. Toujours là, toujours dans le onze, au cœur du projet.

Son récital le plus marquant ? Une démonstration face à la Suisse, ponctuée de deux buts et deux passes décisives. Un match où il a tout fait : accélérer, créer, finir. Le genre de performance qui change le regard d’un sélectionneur, mais aussi celui d’un monde qui cherche déjà les futures têtes d’affiche du Mondial 2026.

Interrogé par BBC Sport sur le joueur susceptible de marquer la Coupe du monde en Amérique du Nord, Klopp n’a pas tourné autour du pot. Il a placé Wirtz au centre du tableau. Il a dit espérer un « fantastique, fantastique World Cup » pour son jeune compatriote, estimant qu’il possède « tout ce qu’il faut pour être un joueur marquant ». L’entraîneur allemand a pris soin de rappeler qu’il ne souhaitait pas lui mettre trop de pression, tout en soulignant que le milieu avait déjà prouvé sa valeur « dans une saison difficile ».

Le message est clair : aux yeux de Klopp, Wirtz n’est plus seulement un projet d’avenir. Il est prêt à bousculer la hiérarchie mondiale.

Un Mondial de retrouvailles pour les anciens de Klopp

La Coupe du monde 2026 ne sera pas seulement un terrain d’expression pour Wirtz. Elle ressemblera aussi à une grande réunion d’anciens pour Klopp, aujourd’hui responsable du football global chez Red Bull, mais toujours connecté à ceux qu’il a façonnés.

Une affiche potentielle l’intrigue particulièrement : un duel entre l’Écosse d’Andy Robertson et le Brésil d’Alisson Becker. Deux de ses plus fidèles lieutenants, deux visages de l’ère Liverpool. Klopp se projette déjà : Robertson, capitaine d’une Écosse enfin qualifiée pour un Mondial après une éternité, face à Alisson, gardien d’un Brésil toujours attendu au sommet. Des coéquipiers de longue date, unis par un vestiaire, soudain opposés sur la plus grande scène possible.

Pour Klopp, un tel rendez-vous ne serait pas qu’un match. Il parle d’un des moments les plus heureux possibles dans une vie de joueur : retrouver un ami, un partenaire de club, sous le maillot d’un pays qui revient en Coupe du monde, dans un contexte aussi immense.

Van Dijk, Salah, Mané, Mac Allister : la galaxie Klopp sous les projecteurs

L’Allemand ne s’arrête pas à ce possible face-à-face. Il déroule la liste de ceux qu’il espère voir briller. Virgil van Dijk, d’abord, capitaine et colonne vertébrale des Pays-Bas, qu’il imagine mener une sélection ambitieuse dans un tournoi taillé pour les grandes défenses et les grands leaders.

Il pense aussi à Mohamed Salah, toujours phare de l’Égypte, dont la régularité au très haut niveau force encore l’admiration. Klopp dit souhaiter un immense tournoi pour l’attaquant, comme pour Sadio Mané, autre héros de ses années de titre avec Liverpool, désormais visage d’un Sénégal qui ne se contente plus de participer.

Un autre nom surgit : Alexis Mac Allister. Champion du monde avec l’Argentine, revenu à Brighton une médaille au cou, image qui a marqué Klopp. Il imagine déjà le milieu tenter de remettre ça, d’inscrire une nouvelle ligne à une carrière internationale déjà lourde pour son âge.

Au fond, ce Mondial ressemble pour Klopp à un long fil rouge tissé entre ses années à Liverpool et le présent. D’un côté, la nouvelle vague portée par Flo Wirtz. De l’autre, les cadres qui ont écrit l’histoire sous ses ordres. La question n’est plus de savoir s’ils seront au rendez-vous. Elle est de savoir lequel d’entre eux marquera le plus fort cette Coupe du monde 2026.

Florian Wirtz : Promesse de raz-de-marée au Mondial 2026