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Fenerbahce retrouve la Champions League après 18 ans

À Istanbul, l’attente a duré 18 ans. Jeudi soir, au Sukru Saracoglu Stadium, Fenerbahce retrouve enfin la Champions League, et Ismail Kartal sait exactement ce que cela représente.

Le technicien turc, de retour pour une quatrième aventure sur le banc du club, s’est présenté devant la presse avec un mélange assumé de fierté et de détermination. Il est seulement le deuxième entraîneur turc à mener Fenerbahce jusqu’à la phase de ligue de la plus grande compétition européenne. Un détail qui pèse lourd dans l’histoire du club.

Un long chemin jusqu’aux lumières de la Champions League

Pour en arriver là, Fenerbahce a dû survivre à trois tours de qualification. Trois obstacles franchis un à un, jusqu’à cette soirée qui marque la fin d’une longue traversée du désert européen. Kartal n’a pas cherché à minimiser l’exploit.

Il a parlé d’« immense fierté », mais aussi d’une confiance totale dans son groupe, persuadé que ses joueurs ont le niveau pour rivaliser au plus haut étage. La récompense, c’est cette affiche d’ouverture face à Roma, jeudi 10 septembre, à 19h45, devant un Sukru Saracoglu attendu bouillant.

Roma, « l’équipe la plus forte de son histoire »

En face, arrive une Roma lancée à pleine vitesse. Trois matches, trois victoires en Serie A. Une dynamique parfaite qui n’a pas échappé à Kartal. L’entraîneur de Fenerbahce a multiplié les éloges envers l’équipe italienne, qu’il considère comme au sommet de son histoire.

« Ils ont le plus fort effectif de leur histoire », a-t-il lâché, sans détour. Le message est clair : l’adversaire est d’un calibre supérieur, avec une profondeur de banc et une qualité individuelle qui imposent le respect.

Mais le respect ne signifie pas la résignation.

Un plan de jeu assumé : attaquer, pas subir

Kartal a insisté sur le travail de son staff technique. Les analyses ont été poussées, décortiquant Roma sous toutes les coutures. L’idée n’est pas de reculer et d’attendre. Le coach promet un Fenerbahce actif, organisé, prêt à répondre coup pour coup.

« Nous allons afficher un jeu équilibré, avec des plans pour l’attaque et la défense, plutôt que de simplement nous replier », a-t-il expliqué. Pas question de garer le bus devant la surface. Le plan repose sur une équipe capable de se projeter, tout en gardant une structure solide.

Asensio absent, le collectif mis au défi

Il y a tout de même une mauvaise nouvelle : Marco Asensio ne sera pas de la partie. L’attaquant espagnol reste à l’infirmerie, toujours blessé. Une perte importante, surtout dans un match de ce niveau, où le moindre geste technique peut faire basculer la soirée.

Kartal n’a pas dramatisé. Il a immédiatement recentré le discours sur la force du groupe, convaincu que d’autres profils peuvent prendre le relais et se montrer au rendez-vous. Dans ce genre de soirée, une nouvelle figure peut émerger.

« Un match de stratégie » et un stade à enflammer

Pour le coach, cette première rencontre de la phase de ligue s’annonce comme un bras de fer tactique. Chaque détail comptera, chaque ajustement aussi. Il le sait, et il sait surtout qu’il ne pourra pas le gagner seul.

Alors il s’est tourné vers ceux qui peuvent faire vibrer les murs du Sukru Saracoglu : les supporters. « C’est un match de stratégie. Nous demandons à nos fans de rester patients et unis derrière l’équipe jusqu’au coup de sifflet final », a-t-il lancé.

La demande est claire : pas de nervosité, pas de découragement si le verrou italien tient. L’idée, c’est une pression continue, dans les tribunes comme sur le terrain.

Jeudi, Fenerbahce veut transformer ce retour en Champions League en tremplin. Prendre des points d’entrée, frapper fort d’emblée, et montrer que ces 18 années d’attente n’ont pas brisé l’ambition du club. La scène est prête. Reste à savoir si l’équipe saura écrire le chapitre européen qu’Istanbul réclame depuis si longtemps.