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Ezri Konsa rejoint Arsenal : un nouveau défi pour les champions

Les portes de l’Emirates se sont ouvertes en grand la semaine dernière pour accueillir la nouvelle tour de contrôle d’Arteta : Ezri Konsa. Recruté à Aston Villa pour 55 millions de livres, le défenseur central de 28 ans, passé par le groupe de Thomas Tuchel lors de la Coupe du monde, a signé pour quatre ans et s’inscrit pleinement dans le projet d’un champion lancé à pleine vitesse.

Arsenal sort d’une saison historique. Vingt-deux ans d’attente pour enfin retoucher le titre de Premier League, un fardeau évacué, une étiquette de perdant en série arrachée. Les Londoniens ont entamé la défense de leur couronne comme une équipe sûre de sa force : un 3-0 sec contre Coventry City pour ouvrir le bal, puis un Community Shield arraché à Manchester City qui a définitivement changé l’atmosphère dans le vestiaire.

Et c’est dans ce contexte brûlant que Konsa s’apprête à faire ses débuts officiels. Lundi soir, les champions se déplacent à Villa Park. Retour immédiat sur ses anciennes terres, dans un stade où il était encore le patron de la défense il y a quelques semaines.

Madueke, l’ami recruteur

En coulisses, un homme a pesé lourd dans cette décision : Noni Madueke. L’ailier a utilisé le lien tissé en sélection pour convaincre son ami de rallier le nord de Londres.

« Ezri est d’abord et avant tout un très bon ami à moi », confie-t-il au site officiel du club. « On a joué ensemble avec l’Angleterre pendant quelques années. Je suis ravi qu’il soit là, c’est un super joueur et je sais qu’il va être une grande addition, pas seulement pour l’équipe mais aussi dans le vestiaire. »

Madueke ne cache pas qu’il a vendu le projet avec insistance. « Je lui disais avant qu’il signe que c’était le meilleur endroit qu’il pouvait choisir. C’est un grand club, un environnement top. J’ai hâte de voir ce qu’on va accomplir ensemble. »

La signature de Konsa ajoute encore une couche de concurrence dans un effectif déjà saturé d’internationaux. Loin de s’en plaindre, Madueke y voit le moteur de la saison.

« Tu sais que tu te bats pour ta place chaque semaine, match après match », lâche-t-il. « On a un effectif incroyable, capable de se battre sur tous les fronts. On a un groupe rempli d’internationaux, de très grands joueurs, et c’est exactement ce qu’il nous faut. »

Un champion libéré… mais affamé

Au club, l’humeur a basculé. Le titre, puis le trophée face à Manchester City, ont fait sauter un verrou mental.

« Je sens que tout le monde est plus libre, plus détendu, c’est bien », décrit Madueke. City avait battu Arsenal deux fois la saison passée. Cette fois, les Gunners ont frappé les premiers. « C’était une sensation incroyable de les battre et de gagner le premier trophée de la saison, ça donne le ton. »

Pour autant, personne ne se repose sur la bannière de champion. « C’était incroyable de gagner la ligue après 22 ans, c’est un sacré exploit », reconnaît l’ailier. « Mais on revient avec le même état d’esprit : le refaire, et même faire mieux que l’an dernier. »

Le 3-0 contre Coventry City n’a fait que renforcer ce sentiment de puissance.

« L’atmosphère contre Coventry était fantastique », poursuit-il. « Il y a un supplément d’euphorie maintenant qu’on est champions. C’était une grande performance, un super départ pour la saison. Globalement, tout le monde est vraiment heureux en ce moment et l’ambiance est excellente. »

Villa affaiblie, Emery toujours dangereux

Lundi, le décor sera tout autre. Villa Park, une équipe d’Unai Emery blessée, mais un piège évident. Aston Villa sort d’un été cauchemardesque : Morgan Rogers, Youri Tielemans, Emiliano Martinez, Ollie Watkins et Konsa ont tous quitté le navire. La préparation a été marquée par une gifle 4-0 infligée par Brighton.

Sur le papier, Arsenal arrive en favori net. Madueke refuse pourtant de tomber dans le confort.

« Avec n’importe quelle équipe d’Unai Emery, tu dois être sur tes gardes », prévient-il. « C’est un grand manager et ce qu’il a fait à Villa Park sur les trois ou quatre dernières années est incroyable. »

Les Gunners n’ont pas oublié non plus le précédent récent : la saison dernière, sur cette même pelouse, Villa s’était imposé 2-1. Un rappel brutal de ce qui attend les champions dès qu’ils lèvent le pied.

« On sait qu’ils sont très dangereux, surtout chez eux », insiste Madueke. « Mais on sera prêts. On va se concentrer sur nous-mêmes et on aura une confiance totale dans notre capacité à gagner ce match. »

Entre un ex-patron de Villa désormais en rouge et blanc, un Emery piqué dans son orgueil et un champion qui refuse de redescendre, Villa Park s’apprête à offrir un premier vrai test. Arsenal veut régner à nouveau. La question, désormais, n’est plus de savoir s’il en a le droit, mais s’il aura la constance pour l’assumer toute une saison.