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Everton – Crystal Palace : nouveau départ à Hill Dickinson Stadium

La Premier League 2026-2027 s’ouvre avec un parfum de nouveauté à Liverpool. Everton accueille Crystal Palace ce samedi 22 août, coup d’envoi à 10h00 (heure locale), dans un Hill Dickinson Stadium qui attend de voir, très vite, à quoi ressemblera l’ère David Moyes version 2.0.

En face, un autre visage neuf sur le banc : Pierre Sage. Deux entraîneurs fraîchement installés, deux projets à lancer, un premier test qui pèse déjà lourd.

Moyes revient, la pression est immédiate

David Moyes retrouve Everton avec un match qui n’a rien d’un galop d’essai. Les Toffees veulent poser un marqueur devant leur public, après une préparation contrastée mais globalement rassurante. Le message est clair : ne pas revivre une saison à regarder constamment vers le bas du classement.

Le onze projeté est solide, presque classique dans l’intention. Jordan Pickford gardera les buts, protégé par une ligne de quatre composée de Jarrad Branthwaite, James Tarkowski, Vitaliy Mykolenko et Jake O'Brien. Devant eux, un milieu de travail et de volume : Harrison Armstrong, Merlin Roehl et Hayden Hackney.

Plus haut, Iliman Ndiaye et Kiernan Dewsbury-Hall devront alimenter Thierno Barry, point de fixation et première lame offensive. Une structure lisible, pensée pour être immédiatement compétitive plutôt que spectaculaire.

Everton devra tout de même composer sans James Garner, Tim Iroegbunam et Christian Noergaard, tous blessés. Aucun suspendu n’est à signaler.

En coulisses, le dossier qui agite le club reste celui de Jack Grealish. Le directeur général Angus Kinnear a confirmé des contacts avec Manchester City pour l’ailier anglais. Rien n’est bouclé, rien n’est garanti, mais l’ombre d’un potentiel gros coup plane sur ce début de saison. Pour l’instant, Moyes fait avec un groupe « assez » stable pour attaquer la première journée.

Pierre Sage, première en Premier League

Sur le banc d’en face, Pierre Sage découvre l’élite anglaise. Le Français arrive avec des idées claires et un effectif qui, sans être révolutionné, a déjà commencé à porter sa patte.

Crystal Palace se présente avec Walter Benitez dans les cages. Devant lui, une défense Jaydee Canvot – Chadi Riad – Chris Richards – Tyrick Mitchell, pensée pour être compacte, disciplinée, difficile à bouger.

Au milieu et sur les côtés, un mélange de puissance, de technique et de polyvalence : Ismaila Sarr, Dwight McNeil, Daichi Kamada, Adam Wharton et Oscar Mingueza. Joergen Strand Larsen sera l’attaquant de pointe, chargé de convertir les moindres espaces en occasions.

Dean Henderson est le seul absent côté Palace, blessé. Aucun joueur suspendu non plus. Sage dispose donc d’un groupe quasiment au complet pour sa grande première.

Le marché des transferts, lui, a déjà donné le ton de la nouvelle ère. Crystal Palace a fermement repoussé une approche de Manchester City pour Adam Wharton, message fort envoyé par Sage : l’international anglais n’est pas à vendre cet été. Le club se rapproche également d’un prêt d’Axel Disasi en provenance de Chelsea pour une saison, de quoi densifier encore un secteur défensif qui devra être irréprochable dès le premier coup de sifflet.

Deux préparations mitigées, des réponses attendues

Les deux équipes arrivent après des tournées estivales où les signaux ont été mélangés, parfois contradictoires.

Everton a bouclé sa préparation avec un bilan de 2 victoires, 2 nuls et 1 défaite (2-2-1). Le dernier match s’est terminé sur un nul 1-1 face à Lille le 15 août. Avant cela, les Toffees avaient signé une belle victoire 3-1 contre Newcastle, sans doute leur prestation la plus aboutie de l’été, et un succès 2-1 sur la pelouse de Hamburger SV. En revanche, les revers 3-1 contre VfB Stuttgart et 1-0 face à Stoke City ont rappelé les fragilités défensives, avec six buts encaissés sur ces deux seules rencontres.

Crystal Palace affiche un bilan de 2 victoires, 1 nul et 2 défaites (2-1-2). Leur dernier test s’est soldé par une lourde défaite 3-0 contre Freiburg le 15 août. Avant ce coup d’arrêt, les Eagles avaient dominé Fulham 2-1 et Al-Ula FC 3-1, montrant une capacité à faire mal offensivement. Ils ont aussi perdu 3-0 contre Lens et concédé un 0-0 face à Famalicao. Six buts marqués, sept encaissés : un équilibre encore fragile, mais un potentiel réel.

Personne ne sait vraiment où il en est. C’est précisément ce qui rend ce premier rendez-vous si piégeux.

Duel de trajectoires et passif récent

Le face-à-face récent penche nettement pour Everton. Sur les cinq dernières confrontations de Premier League, les Toffees ont remporté trois matchs, Crystal Palace aucun, deux rencontres s’étant terminées sur un nul. Neuf buts marqués par Everton, sept par Palace sur cette série.

Le dernier duel, le 10 mai 2026 à Selhurst Park, s’était conclu sur un 2-2 spectaculaire. À Hill Dickinson Stadium, le souvenir est encore plus tranché : Everton a gagné les deux dernières réceptions de Palace, 2-1 en octobre 2025 et 2-1 en septembre 2024. Le stade de Liverpool n’a donc rien d’un terrain accueillant pour les Eagles.

Au classement, la curiosité est de mise : avant même cette première journée, Crystal Palace est positionné huitième, Everton neuvième. Une photographie comptable qui ne dit pas grand-chose, mais qui illustre l’idée d’un duel direct entre deux équipes qui veulent viser la première moitié de tableau.

Où voir le match aux États-Unis

Pour les supporters basés aux États-Unis, la rencontre Everton – Crystal Palace sera diffusée sur plusieurs plateformes. Le match sera proposé à la télévision sur UNIVERSO et USA Network, et en streaming sur Fubo, DirecTV Stream et Sling TV.

Les fans en déplacement à l’étranger, confrontés aux restrictions géographiques, pourront s’appuyer sur un VPN pour accéder à leurs services habituels, en se connectant à un serveur situé dans un pays où la rencontre est diffusée, avant de lancer le flux sur le site ou l’application du diffuseur.

Reste une question, simple et brutale : dans ce Hill Dickinson Stadium plein, qui imposera sa marque en premier, le revenant Moyes ou le novice Sage ?