Espagne : enjeux et incertitudes en attaque pour la Ligue des nations
Luis de la Fuente avance à grands pas vers la Ligue des nations avec une idée claire : l’Espagne aura un cœur largement teinté de blaugrana. Mais tout n’est pas encore figé, surtout au milieu et en attaque.
Fermin revient, Gavi attend
Au milieu, le seul changement vraiment probable concerne le retour de Fermin Lopez à la place de Gavi pour le premier match à Wembley. Suspendu, Gavi manquera l’entrée en lice face à l’Angleterre. Sa situation est d’autant plus délicate qu’il a aussi perdu sa place de titulaire au Barcelona après la blessure subie en tout début de Liga contre Elche.
Cela ne signifie pas pour autant que la porte se referme. De la Fuente le tient en très haute estime. Impossible de l’écarter définitivement des plans. Mais pour ce début de campagne, la balance penche clairement vers Fermin Lopez.
Une place libre devant
En attaque, un siège reste vide par rapport au groupe sacré champion du monde. Il s’agit du rôle de troisième avant-centre.
Mikel Oyarzabal et Ferran Torres, eux, ne tremblent pas : leur place est assurée. Le doute plane sur le poste occupé jusque-là par Borja Iglesias. L’attaquant a démarré la saison avec des problèmes au soléaire et n’a quasiment pas joué. Difficile, dans ces conditions, de verrouiller son billet.
Derrière, la nouvelle vague frappe à la porte. Sergio Camello, Roberto, Espi et Gonzalo figurent parmi les candidats pour intégrer la liste des attaquants. Une génération qui pousse, dans un contexte où chaque place compte.
Une liste réduite, un calendrier chargé
La marge de manœuvre est limitée. Pour la phase de groupes de l’UEFA Nations League, seules 23 places sont autorisées, contre 26 lors du Final Four. Le sélectionneur devra trancher plus durement.
Mais le calendrier impose aussi une certaine largeur d’effectif : quatre matches à disputer, des voyages, de la fatigue, et forcément un minimum de rotation. La logique veut donc que la liste soit élargie dans la mesure du possible, même avec la contrainte des 23 noms.
Barcelona, colonne vertébrale de la Roja
Au niveau des clubs, Barcelona s’annonce comme l’ossature de la sélection. Joan Garcia, Eric Garcia, Pau Cubarsi, Pedri, Dani Olmo, Rodri et Lamine Yamal ont déjà leur place garantie dans le groupe. Un noyau dur, jeune mais déjà central, autour duquel De la Fuente veut bâtir.
Gavi et Fermin Lopez peuvent encore s’ajouter à ce bloc, tout comme Xavi Espart. Dans le scénario le plus favorable pour le club catalan, l’Espagne compterait ainsi jusqu’à dix joueurs de Barcelona dans sa liste. Une mainmise qui rappelle d’autres grandes périodes de la Roja.
Un calendrier qui ne pardonne pas
La campagne démarre fort : l’Espagne ouvre son UEFA Nations League à Londres, contre l’Angleterre, le 26 septembre. Trois jours plus tard, le 29, la Croatie débarque à Séville. Puis cap sur Oviedo le 3 octobre pour affronter la République tchèque. Enfin, dernier choc de la fenêtre internationale : un déplacement à Split, de nouveau face à la Croatie, le 6 du mois suivant.
Un bloc de quatre matches pour tester la solidité de ce noyau barcelonais, jauger les jeunes attaquants et clarifier le statut de Gavi. La base est posée. Reste à savoir qui saisira la dernière place en attaque… et qui parviendra à ne plus la lâcher.




