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Djokovic, une semaine sans jouer qui lui coûte cher

Novak Djokovic n’a pas frappé une balle en match officiel cette semaine. Pourtant, il en sort avec un sérieux coup derrière la tête.

À 39 ans, le Serbe a clairement annoncé la couleur : cette saison, il veut disputer les ATP Finals. Ce n’est plus un bonus, c’est un objectif. Lui qui s’était qualifié en 2024 et 2025 avant de renoncer à chaque fois, privilégiant le repos avant les nouvelles saisons, change désormais de boussole. Son rêve de nouveaux titres en Grand Chelem s’éloigne, alors le Masters de fin d’année prend une importance nouvelle.

Problème : la course vient de s’accélérer… sans lui.

Medvedev frappe fort, Djokovic recule

Pendant que Djokovic se reposait, la concurrence s’est chargée de compliquer son plan. À Lyon et Almaty, les points ont plu. Mais pas sur son compte.

Daniil Medvedev a remporté le titre à l’Almaty Open et a fait un bond décisif. Avec 240 points supplémentaires, il grimpe à 3660 unités dans la Race et se retrouve virtuellement assuré d’être à Turin. Il dépasse ainsi Flavio Cobolli, désormais juste derrière à 3640 points.

Cobolli, lui, a signé une demi-finale qui consolide encore un peu plus sa place dans le top 9 de la Race. Arthur Fils, également demi-finaliste à Bruxelles, reste à distance respectable de Djokovic avec 3425 points, tandis que Frances Tiafoe suit à 3380.

Et ce n’est pas tout. Taylor Fritz a lui aussi profité de ses bons résultats récents pour se rapprocher dangereusement. Battu en finale par Lorenzo Musetti, l’Américain n’a pas soulevé le trophée, mais il s’est replacé juste derrière Djokovic dans la course en direct. Une défaite au goût de victoire comptable.

Résultat : sans jouer, Djokovic a vu le peloton s’étirer… devant lui.

Une course à deux pour le dernier billet

Le tableau de la Race est brutal dans sa clarté. Devant, les positions se verrouillent. Derrière, une seule place reste vraiment accessible.

Le dernier strapontin virtuel, le neuvième rang qualificatif pour les ATP Finals, appartient pour l’instant à Rafael Jodar. L’Espagnol, porté par sa première finale en Masters 1000 à Shanghai, totalise 3159 points. Il devance Djokovic de 319 unités, le Serbe plafonnant à 2840.

Tout est dit : la bataille se jouera entre le 24 fois vainqueur en Grand Chelem et le jeune Espagnol en pleine ascension. Un duel sec, presque un face-à-face à distance, pour un ticket à Turin.

Bâle et Paris, les deux dernières cartes

Djokovic sait exactement ce qui l’attend. Deux tournois, deux chances, pas une de plus.

D’abord Bâle, où il n’a plus mis les pieds depuis quinze ans. Un retour chargé de symboles, mais surtout de nécessité : il lui faudra y marquer gros pour rester dans le sillage de Jodar, voire le dépasser avant le sprint final.

Ensuite, le Paris Masters. Son jardin. Djokovic y reste le joueur le plus titré de l’histoire du tournoi. Le décor lui est familier, l’atmosphère aussi, même si le joueur n’est plus tout à fait le même qu’à son apogée. Mais c’est là, à Paris, que tout pourrait se décider.

Le calcul est simple, la mission beaucoup moins : rattraper ces 319 points de retard sur un Jodar en pleine confiance, lancé par sa finale à Shanghai, et qui joue sans le poids de l’histoire sur les épaules.

Djokovic a bâti sa légende en renversant des situations plus désespérées encore. Cette fois, il ne se bat pas pour un Grand Chelem, ni pour une place de numéro 1, mais pour rester au cœur du théâtre où se réunit chaque année l’élite du circuit.

La question est désormais frontale : à 39 ans, Novak Djokovic aura-t-il encore les jambes, les nerfs et l’inspiration pour forcer la porte des ATP Finals une dernière fois, face à une génération qui, elle, ne l’attendra plus ?