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Chema Andres et l’avenir au Real Madrid

Chema Andres n’a pas fermé la porte. Pas complètement. Interrogé par la radio COPE, le milieu de Brighton & Hove Albion a laissé filtrer ce que tout le monde devinait déjà : le lien avec le Real Madrid n’est pas rompu, seulement mis à distance.

« Revenir un jour, eh bien, je l’espère, mais pour l’instant je n’y pense pas », a-t-il lâché.

Une phrase courte, mais lourde de sous-entendus pour un joueur formé à Valdebebas, parti en 2025 après seulement trois apparitions avec l’équipe première.

De la Fabrica à l’Angleterre, en passant par l’Allemagne

Chema Andres a pris un chemin sinueux pour exister loin de l’ombre du Bernabeu. Après son départ du Real Madrid en 2025, le milieu espagnol a choisi le VfB Stuttgart pour se faire un prénom. Pari gagnant : une première saison brillante en Bundesliga, suffisamment marquante pour relancer aussitôt les rumeurs d’un retour à la maison blanche l’été dernier.

Le scénario semblait écrit : buy-back activé, retour triomphal au Real, boucle bouclée. Mais non. Le club madrilène a finalement décidé de ne pas utiliser ses clauses de rachat. C’est Brighton qui s’est engouffré dans la brèche, sortant 23 millions d’euros pour l’arracher à Stuttgart.

Résultat : le Real Madrid a encaissé 11,5 millions d’euros grâce à sa clause de 50 % à la revente, mais a perdu dans la foulée tous ses droits contractuels sur son ancien joyau. Plus de clause de rachat. Plus de filet de sécurité. S’il veut le récupérer un jour, il devra faire la queue comme tout le monde.

Un départ assumé, une progression linéaire

En quittant Madrid, Chema Andres n’a pas fui la pression, il a fui le banc. Le club le tenait en très haute estime, mais le temps de jeu promis ne suivait pas. Le milieu a donc choisi de s’exposer ailleurs, avec un objectif clair : jouer, encore et toujours, quitte à s’éloigner du Bernabeu.

À Stuttgart, ce pari a pris forme immédiatement. Sa première saison en Allemagne a posé les bases : volume de jeu, personnalité, influence dans l’entrejeu. De quoi convaincre Brighton de miser lourd sur lui et de lui offrir un contrat long terme, jusqu’en 2031.

L’Angleterre ne l’a pas intimidé. Au contraire. En trois matches avec Brighton, il a déjà signé un but et une passe décisive. Début tranchant, adaptation express. Le club de Premier League tient là un milieu de terrain moderne, jeune, déjà décisif, et sous contrat pour presque une décennie.

Un retour à Madrid ? Oui, mais à un autre prix

Derrière les mots mesurés de Chema Andres, un constat s’impose : s’il doit revenir un jour au Real Madrid, ce sera sur un tout autre registre. Plus comme un espoir de la Fabrica, mais comme un joueur établi, à aller chercher à prix fort sur le marché.

Car Brighton est en position de force. Contrat jusqu’en 2031, progression évidente, impact immédiat en Premier League : tous les voyants sont au vert pour que sa valeur grimpe saison après saison. Le Real Madrid, lui, a perdu le luxe de la clause de rachat. S’il frappe à la porte à nouveau, il devra négocier avec un club qui sait exactement ce qu’il a entre les mains.

Pour l’instant, Chema Andres se concentre sur sa nouvelle vie sur la côte sud de l’Angleterre. Mais son histoire avec le Real Madrid n’a rien d’un chapitre refermé. Elle ressemble davantage à un livre laissé ouvert, face contre table, en attendant de savoir si la fin se jouera un jour au Santiago Bernabeu.