Chelsea – Tottenham : McFarlane prépare un choc londonien
Quarante-huit heures pour digérer une finale perdue, remettre les têtes à l’endroit et préparer un choc londonien. Le calendrier ne fait aucun cadeau à Chelsea. Battus 1-0 par Manchester City en finale de FA Cup samedi à Wembley, les Blues doivent déjà se projeter sur la réception de Tottenham, mardi soir à Stamford Bridge, pour l’avant-dernier acte de leur saison de Premier League.
Calum McFarlane, nommé en intérim, n’a pas vraiment le luxe du temps. Il a celui du choix, en revanche. Et il compte bien s’en servir.
Une rotation annoncée
Le technicien l’a laissé entendre : après l’effort intense consenti face à City, l’équipe va bouger. Certains cadres enchaîneront, d’autres souffleront. L’objectif est double : répondre physiquement à l’intensité de Spurs et gérer un groupe marqué par les blessures de longue durée.
En défense centrale, le cas Levi Colwill symbolise cette prudence. Revenu seulement ce mois-ci après une grave blessure qui l’a tenu éloigné des terrains pendant l’essentiel de la saison, l’Anglais reste sous surveillance. McFarlane a prévenu : il “faut être prudent” avec lui. Le scénario le plus probable ? Une place sur le banc, prêt à entrer, plutôt qu’un nouveau départ d’entrée dans un match à haute tension.
Benoît Badiashile et Mamadou Sarr, eux, ne sont pas à l’infirmerie. Leur absence récente tient à des choix sportifs, assumés par McFarlane. Le coach a ouvert la porte à du temps de jeu pour l’un ou l’autre sur les deux derniers rendez-vous, face à Tottenham puis Sunderland. Un signal clair : personne n’est définitivement écarté dans ce sprint final.
Neto, Garnacho et la ligne offensive
La finale de FA Cup a au moins offert une bonne nouvelle : les retours de Pedro Neto et Alejandro Garnacho. Les deux ailiers avaient manqué les deux matches précédents après des coups reçus à l’entraînement. Ils ont pu rejouer à Wembley, preuve que le staff médical les considère de nouveau aptes. McFarlane dispose donc de vraies armes de percussion sur les côtés.
Dans le onze pressenti, Pedro Neto est d’ailleurs annoncé titulaire sur l’aile, dans un 4-2-3-1 qui rappellerait les systèmes privilégiés par Enzo Maresca puis Liam Rosenior. Une manière de revenir à des repères connus, après les essais en défense à trois. Cole Palmer occuperait le couloir droit, Enzo Fernández le cœur du jeu en position de meneur avancé, derrière Joao Pedro en pointe.
Une ligne offensive technique, mobile, pensée pour étirer Tottenham et faire exploser les espaces. Reste à savoir si McFarlane confirmera cette structure ou s’il tentera une dernière fois la défense à trois pour verrouiller davantage.
Sanchez, Lavia et les incertitudes
Dans le but, Robert Sanchez a déjà repris sa place contre City. Le portier a évolué avec un casque de protection façon Petr Cech, signe qu’il sort d’un coup sérieux mais qu’il est jugé apte à enchaîner. Sauf contre-indication de dernière minute, il gardera de nouveau les cages à Stamford Bridge.
Le doute principal concerne Romeo Lavia. Le milieu a reçu un coup à la veille de la finale de FA Cup, assez sérieux pour le sortir du groupe. Sa présence face à Tottenham est très incertaine. Sans lui, la double sentinelle devrait être assurée par Andrey Santos et Moisés Caicedo, un duo énergique mais encore en construction.
À l’infirmerie, la situation reste stable : Estevao, Gittens et Derry sont toujours forfaits. McFarlane doit donc composer avec un effectif incomplet, mais suffisamment riche pour aligner une équipe compétitive.
Un onze attendu, un rendez-vous brûlant
Sauf surprise, Chelsea pourrait se présenter avec la composition suivante en 4-2-3-1 :
Sanchez ; James, Fofana, Chalobah, Cucurella ; Santos, Caicedo ; Palmer, Fernandez, Neto ; Joao Pedro.
Un mélange de jeunesse, de puissance et de créativité pour un match qui dépasse largement le cadre des trois points. Il s’agit d’un derby, d’une réaction attendue après une finale perdue, et d’un test mental pour un groupe encore en reconstruction.
Mardi, à 20h15 (BST), Stamford Bridge attend une réponse. Pas seulement au tableau d’affichage. Dans l’attitude, dans l’intensité, dans la manière. À deux journées de la fin, Chelsea n’a plus le droit aux états d’âme. Contre Tottenham, il lui faut une réaction, ou accepter que cette saison se termine comme elle a trop souvent avancé : dans la frustration.




