Casemiro s’agace des questions sur Neymar : « Il n’a rien à prouver »
La question revient à chaque interview, à chaque rassemblement, à chaque micro tendu vers un joueur brésilien : Neymar sera-t-il au Mondial 2026 ? Casemiro, lui, commence à perdre patience.
Le milieu de Manchester United, interrogé par ESPN, n’a pas tourné autour du pot. Pour lui, le débat est lassant, presque absurde, tant la réponse lui paraît évidente.
« C’est agaçant parce que tout le monde en parle, tout le monde pose la question. Je suis sincèrement un ami de Neymar », a-t-il confié.
Une phrase simple, mais lourde de sous-entendus : derrière l’exaspération, il y a la volonté de protéger un compagnon de route.
Casemiro connaît Neymar depuis l’adolescence. « Je suis un gars qui joue avec Neymar depuis que j’ai 12 ans », rappelle-t-il. Leur histoire commune donne du poids à ses mots. Ce n’est pas un avis lancé de loin, c’est le regard de quelqu’un qui a vu grandir le phénomène, qui l’a côtoyé dans les sélections de jeunes, dans les grands rendez-vous, dans les vestiaires où se construisent les équipes qui marquent une génération.
Et pourtant, malgré tout cela, la même question revient sans cesse : « Est-ce que Neymar va y aller ou pas ? » Le milieu brésilien résume ce climat en une phrase : « Tout le monde se focalise là-dessus. »
Pour lui, la situation ne souffre d’aucune ambiguïté. « Je pense que c’est très clair, surtout à mon avis. Neymar n’a rien à prouver à personne. » Le message est sec, tranchant. On ne parle pas ici d’un joueur en quête de reconnaissance, mais d’un talent que Casemiro considère comme déjà jugé, déjà validé par tout ce qu’il a montré.
La seule vraie inconnue, insiste-t-il, ne se joue pas sur le terrain, mais dans le corps. « Ancelotti et tout le monde l’ont dit très clairement, c’est une question physique, parce que pour le talent, on n’a même pas besoin d’en parler, tellement c’est un grand joueur. »
Tout est là. Si Neymar règle ses problèmes de forme, s’il parvient à enchaîner, à retrouver du rythme, Casemiro ne laisse planer aucun doute : le numéro 10 doit être au Mondial. À 34 ans, ce serait sans doute sa dernière grande scène internationale, une sorte de baroud d’honneur ou de revanche, selon la tournure que prendra son retour.
Pendant que le débat enfle autour de son cas, le Brésil, lui, se prépare à une phase de groupes piégeuse. La Seleção affrontera le Maroc, Haïti et l’Écosse dans le groupe C le mois prochain. Un tirage qui impose sérieux et concentration.
Avec ou sans Neymar, le Brésil sait qu’il sera attendu. Mais avec lui, le regard du monde change, la pression aussi. Et c’est bien pour cela que, malgré l’agacement de Casemiro, une question continue de hanter l’horizon de la Seleção : jusqu’où peut aller ce Brésil si son génie blessé parvient enfin à se remettre debout ?



