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Bruno Guimarães vers Arsenal : Newcastle reste ferme sur son prix

Bruno Guimarães n’a pas attendu longtemps après la désillusion mondiale du Brésil pour relancer son avenir. Éliminé plus tôt que prévu, le milieu de Newcastle United a immédiatement remis en marche la machine transfert, avec une idée claire en tête : rejoindre Arsenal dès cet été.

Selon des sources proches du dossier, ses représentants ont intensifié les discussions avec les dirigeants des Gunners. L’objectif est limpide : trouver un accord suffisamment tôt pour éviter à Guimarães un retour à l’entraînement de pré-saison avec Newcastle. Le joueur, lui, veut que son futur soit réglé avant de remettre un pied à l’académie.

Newcastle, cependant, ne compte pas se laisser dépouiller.

Newcastle fixe le ton : pas de rabais, pas de cadeau

En interne, la ligne est dure. Les dirigeants des Magpies ont balayé d’un revers de main l’idée qu’une offre autour de 60 millions de livres puisse suffire. Le message est clair : ce prix-là n’ouvre même pas la conversation.

Pour que Newcastle envisage réellement de tourner la page Bruno Guimarães, il faudra un package proche de 100 millions de livres. Pas moins. Le club considère le Brésilien de 28 ans comme l’un des tout meilleurs milieux de terrain au monde, et estime que sa valorisation doit refléter à la fois son importance sportive et le marché actuel.

Le timing, lui, a basculé avec la sortie surprise du Brésil face à la Norvège. Guimarães devait initialement rester concentré sur le tournoi encore plusieurs semaines, ce qui repoussait naturellement les discussions. La défaite a tout avancé. Son camp n’a pas perdu une minute.

Des échanges frais ont eu lieu avec Arsenal, et le joueur a une nouvelle fois martelé sa position : son choix numéro un reste l’équipe de Mikel Arteta.

Arsenal en pole, City en embuscade

Arsenal n’a pas découvert le dossier cette semaine. Comme révélé le mois dernier, Guimarães avait déjà informé le club londonien de son envie de rallier l’Emirates. Ce message vient d’être renforcé après l’élimination du Brésil : pour lui, c’est le bon moment.

Manchester City reste présent dans le paysage. Le champion d’Angleterre a mené des discussions jugées positives pour un éventuel transfert et n’a pas abandonné l’idée de l’attirer. Mais, à ce stade, Arsenal est vu comme le favori de la course.

Le directeur sportif des Gunners, Andrea Berta, mène un été chargé, avec plusieurs dossiers majeurs sur la table, dont la poursuite de Morgan Rogers (Aston Villa) et l’intérêt maintenu pour l’ailier de Club Brugge, Christos Tzolis. Malgré ces fronts multiples, la priorité stratégique ne bouge pas : renforcer l’axe du milieu.

Arsenal dispose déjà de Declan Rice, Martin Zubimendi, Martin Ødegaard et du jeune Myles Lewis-Skelly. Sur le papier, l’entrejeu est riche. Mais en interne, la conviction est forte : pour rivaliser sur tous les tableaux, un autre milieu de tout premier plan est indispensable.

Avec le départ attendu de Christian Nørgaard, Guimarães s’est imposé comme l’option numéro un.

« Ne pas gâcher ses meilleures années »

Autour du joueur, on ne parle pas de rupture, mais d’évolution de carrière. Une source proche du dossier, restée anonyme, résume l’état d’esprit du Brésilien.

Bruno Guimarães ne veut pas « gâcher ce qui pourrait être les meilleures années de sa carrière ». Il ne voit pas son choix comme un abandon de Newcastle. Il estime avoir tout donné au club, mais considère qu’un joueur de son standing doit jouer l’Europe, saison après saison.

Il sait aussi qu’un départ ne pourra se faire que si l’offre est jugée adéquate par Newcastle. Pour l’instant, on n’y est pas. Mais dans son esprit, l’espoir est clair : que tout soit réglé ce mois-ci.

Un autre point pèse dans les discussions : personne ne souhaite revivre un feuilleton interminable à la Alexander Isak. Ni le joueur, ni le club. Guimarães reste très attaché à Newcastle, et ce lien affectif compte. Il espère simplement que les supporters comprendront pourquoi il considère que c’est le bon moment pour chercher un nouveau défi.

Un bras de fer à venir

Aujourd’hui, Arsenal est en tête de file. Le joueur veut venir, le club veut le recruter, le profil colle parfaitement aux ambitions d’Arteta. Mais entre la volonté sportive et la réalité financière, l’écart demeure important.

Newcastle campe sur une valorisation élevée et ne montre aucun signe de fléchissement. Les négociations sont encore loin de la ligne d’arrivée. Le temps, pourtant, commence déjà à peser sur toutes les parties.

Reste une question simple, mais décisive : qui osera aligner les près de 100 millions de livres que réclame Newcastle pour ouvrir la porte à l’un des milieux les plus convoités du marché ?