Brentford : un onze qui se dessine avant Bournemouth
À l’aube d’un déplacement piégeux sur la côte sud, Brentford semble avoir trouvé une colonne vertébrale claire. Certains postes ne se discutent plus, d’autres restent sous pression. Mais une chose est sûre : ce groupe-là a déjà posé les bases d’un début de saison solide.
Kelleher, le nouveau patron des cages
Caoimhin Kelleher a démarré fort. La saison dernière, il avait déjà trouvé une vraie constance lors de sa première campagne en rouge et blanc. Aujourd’hui, il ne laisse plus de place au doute : le poste de numéro un lui appartient. Assuré, régulier, il a verrouillé le rôle.
Lewis-Potter, latéral par conviction
Keane Lewis-Potter devait voir arriver de la concurrence avec la signature d’El Hadji Malick Diouf. Pour l’instant, il tient son couloir gauche sans trembler. Il ne fait quasiment aucune erreur, se renforce défensivement et reste tranchant dans les projections offensives. Samedi, le duel face à Rayan s’annonce rude, mais tout indique qu’il a les armes pour prolonger son excellent début de saison.
Schuster, du banc à la lumière
Ajer, indiscutable après un Mondial réussi
Sorti d’une Coupe du monde réussie avec la Norvège, Kris Ajer a enchaîné en club. Ses prestations en championnat ont verrouillé sa place dans le onze. Avec Sepp van den Berg blessé, sa présence ne fait l’objet d’aucun débat. Il reste l’un des piliers de cette défense.
Kayode, une mi-temps ratée mais une place assurée
Michael Kayode s’est offert un après-midi compliqué le week-end dernier, conclu par un remplacement à la pause. Cela ne devrait pas l’empêcher de débuter à nouveau. Son niveau global depuis le début de saison parle pour lui. À la veille d’une possible première convocation avec l’Italie, sous les yeux de Roberto Mancini à Elland Road fin août, le jeune latéral droit joue gros, mais il garde sa place.
Sangaré, à relancer au cœur du jeu
Mamadou Sangaré fait partie des trois joueurs sortis à la mi-temps lors du dernier match. Journée sans. Mais sa place devant la défense ne semble pas menacée. On attend de revoir le Sangaré dominateur aperçu contre Spurs et Leeds. Face à un milieu de Bournemouth où Alex Scott brille encore cette saison, le duel au cœur du jeu sera l’un des nerfs du match.
Janelt, l’inamovible
Vitaly Janelt, lui, ne bouge pas. Impossible à sortir du onze. Il tient Yehor Yarmoliuk à distance pour l’instant et vient de signer une prestation pleine, ponctuée d’un but contre Sunderland. Tout indique qu’il sera à nouveau récompensé par une titularisation sur la côte sud.
Damsgaard, le détonateur attendu
Mikkel Damsgaard reste l’énigme fascinante de cette équipe. Quand il est dans un grand jour, il peut dicter le tempo à lui seul. Mais ces jours-là se font rares. On a vu des éclairs depuis le début de saison, des séquences qui rappellent son talent immense. S’il parvient enfin à « tourner la clé » sur 90 minutes, Brentford pourra faire exploser plus d’un adversaire. Bournemouth serait un bon endroit pour reprendre ce rôle de meneur absolu.
Schade, l’énergie sur le flanc gauche
Kevin Schade a signé un début de saison encourageant. L’optimisme est là, l’énergie aussi, et il a déjà ouvert son compteur. Il représente une menace constante, surtout quand l’attaque donne l’impression de manquer de tranchant comme le week-end dernier. Dans ce contexte, il doit démarrer. Son rôle sera crucial pour insuffler du rythme et de l’urgence dans les trente derniers mètres.
Anthony pour bousculer la hiérarchie à droite
Sur l’aile droite, la tendance s’inverse. Dango Ouattara retourne sur son ancien terrain, mais sa prestation décevante contre Sunderland pèse lourd. Jaidon Anthony, lui, n’a pas tout renversé, mais il a apporté plus de danger. Il a même cru ouvrir le score avant que la VAR ne refuse son but. De quoi justifier une place de titulaire. Il semble avoir gagné le droit de commencer ce week-end.
Igor Thiago, l’heure de débloquer le compteur ?
Devant, Igor Thiago avance au ralenti. Le début de saison n’est pas à la hauteur de son statut, mais on sent que la forme offensive se rapproche. Il reste l’un des attaquants les plus redoutés du continent. S’il se réveille sur la pelouse de Bournemouth, Brentford peut repartir avec les trois points. Les doutes sur son efficacité sont légitimes, mais dans ce onze, son nom s’écrit toujours en premier.
Reste une question brûlante : ce onze, déjà bien installé, va-t-il enfin transformer la solidité en série de victoires, ou faudra-t-il encore retoucher les pièces avant que la machine ne se lance vraiment ?




