Bayern s'impose à Osnabrück, Musiala toujours absent
À Osnabrück, le Bayern déroule, Kompany protège Musiala
OSNABRÜCK – Le Bayern avance, Jamal Musiala attend encore. Sur la pelouse bouillante d’Osnabrück, le champion d’Allemagne a validé sans trembler son billet pour le deuxième tour de la Coupe d’Allemagne (4-1), porté par un doublé d’Harry Kane. Mais c’est bien l’absence prolongée de la pépite allemande qui a dominé les discussions après le match.
Musiala, priorité santé
Jamal Musiala n’était pas dans le groupe. Toujours pas. Depuis ses malaises en présaison, liés à des crises d’absence neurologiques qu’il a lui-même décrites comme traitables, le meneur de jeu n’a plus disputé une minute sous les ordres de Vincent Kompany.
L’entraîneur belge se veut ferme sur un point : pas question de brusquer son retour.
« Il pourrait être disponible bientôt », a-t-il expliqué après la rencontre, en évoquant la possibilité de compter sur lui dès samedi en Bundesliga contre Schalke, promu cette saison. Puis il a immédiatement freiné : « Je ne veux pas mettre plus de pression sur le garçon. »
Le message est clair. Le Bayern gagne, marque, enchaîne, mais Musiala reviendra uniquement quand il sera prêt, pas une seconde avant.
Un début de match renversant
Sur le terrain, le piège avait pourtant tout du scénario classique de Coupe. Un stade compact, un adversaire de deuxième division accrocheur, un public chauffé à blanc. Et un éclair venu de nulle part.
Robin Meissner a fait exploser le stade dès le début de match avec une frappe somptueuse, déclenchée à une trentaine de mètres, qui est allée se loger dans la lucarne droite. Un but de rêve. Tellement beau que même Harry Kane et le gardien bavarois Jonas Urbig sont venus féliciter l’attaquant d’Osnabrück.
Le Bayern était prévenu : ce ne serait pas une balade de santé.
« Je pense que c’était une bonne performance. Ce genre de match n’est jamais facile », a reconnu Kane. « On joue à l’extérieur contre une bonne équipe et l’ambiance était vraiment impressionnante. Dans ces rencontres, il faut être discipliné et mentalement concentré, surtout quand l’adversaire commence avec un but aussi incroyable. »
Kane remet de l’ordre
Touché, le Bayern a réagi vite. Très vite. Kane a égalisé peu après l’ouverture du score, rappelant à tout le monde qu’il reste l’arme fatale de cette équipe. Dans la foulée, Tom Bischof a donné l’avantage aux Munichois à la 24e minute, refroidissant nettement l’enthousiasme local.
Osnabrück a longtemps résisté, compact, discipliné, fidèle à son identité. Kompany l’a souligné : son équipe a dû s’adapter, chercher les espaces, user l’adversaire.
« On a continué à trouver les espaces et les occasions sont devenues de plus en plus grosses », a détaillé le coach. « On se battait contre leur compacité en première période ; en deuxième, ils ont essayé de nous presser, ce qui nous a aussi offert des opportunités. »
La pression a fini par fissurer le bloc adverse.
Olise et Díaz, la touche de luxe
Kompany n’avait pas choisi la voie de la rotation massive. Pas de onze bis pour ce déplacement : Kane, Luis Díaz et Michael Olise étaient tous titulaires, tout comme la recrue Ismael Saibari, aligné d’entrée pour sa première depuis son arrivée du PSV Eindhoven.
Ce Bayern-là ressemble déjà à une machine offensive redoutable. Pourtant, il a fallu attendre la 73e minute pour que Michael Olise scelle véritablement l’affaire en inscrivant le 3-1. Un but qui a libéré définitivement les Bavarois, avant que Kane ne signe son doublé sur penalty pour porter le score à 4-1.
Au coup de sifflet final, Kompany pouvait savourer : « Au bout du compte, c’est une victoire 4-1 à l’extérieur en Coupe. On ne peut pas faire beaucoup mieux contre une équipe compacte, forte défensivement, qui a bâti son succès là-dessus. Gagner 4-1 ici, ce n’est pas facile. »
Un Bayern déjà lancé… en attendant Musiala
Les signaux sont au vert. Victoire 2-1 contre Dortmund en Supercoupe, démonstration 5-1 face à Stuttgart pour l’ouverture de la Bundesliga, et désormais un 4-1 maîtrisé en Coupe : le Bayern de Kompany a pris son rythme de croisière très tôt dans la saison.
Reste cette question qui plane au-dessus de l’Allianz Arena : quand reverra-t-on Jamal Musiala, en pleine possession de ses moyens, au cœur du jeu bavarois ?
Samedi contre Schalke, peut-être. Ou un peu plus tard. Mais à entendre Kompany, une chose ne bougera pas : la santé de son prodige passera avant l’urgence des résultats. Et c’est peut-être là que se joue déjà une partie de la saison munichoise.




