RDC Sport

Barcelone vise Anthony Gordon, mais Newcastle résiste

Barcelone a décidé de s’attaquer de front à l’un de ses chantiers majeurs de l’été : les ailes de son attaque. Le club veut densifier la concurrence autour de Lamine Yamal et Raphinha, tout en se préparant à un scénario où l’arrivée définitive de Marcus Rashford ne se concrétiserait pas.

Plusieurs noms circulent déjà en interne. Ez Abde, Victor Munoz, Andreas Schjelderup. Une short-list de spécialistes de couloir, scrutés pour donner un nouveau souffle au secteur offensif.

Mais un nom, un seul, commence à prendre une autre dimension dans les bureaux du club : Anthony Gordon.

Gordon, l’obsession qui monte

Selon Mundo Deportivo, le Barça suit de très près l’ailier de Newcastle United. Et ce n’est pas une simple prise de renseignements. L’Anglais figure depuis longtemps dans les carnets catalans, mais sa saison actuelle lui a fait changer de catégorie.

Gordon sort d’un exercice de haut niveau en Premier League : 17 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues. Un ailier capable de finir les actions, de provoquer, de répéter les efforts. Un profil moderne, explosif, qui colle parfaitement à ce que recherche Barcelone pour accompagner sa nouvelle génération.

Les signaux se multiplient. D’après plusieurs médias espagnols, dont Diario SPORT, l’agent de Gordon aurait récemment rencontré Deco, le directeur sportif blaugrana. Rien d’officiel, rien de signé. Mais dans ce genre de dossier, un rendez-vous de ce type n’est jamais anodin.

Le message est clair : Barcelone ne se contente plus de l’observer. Le club s’intéresse concrètement à la possibilité de faire venir le joueur de Newcastle.

Un prix à la hauteur du marché… et des problèmes du Barça

Et c’est là que le rêve se heurte à la réalité.

Gordon est évalué aux alentours de 85 millions d’euros. Un montant cohérent avec l’inflation du marché pour un international anglais en pleine ascension, installé comme l’un des joueurs majeurs de son club. Mais pour Barcelone, c’est un sommet.

Le club vit toujours sous la contrainte d’une crise économique persistante, avec très peu de marge de manœuvre. Chaque opération doit être calibrée, chaque investissement justifié devant les comptes. Un transfert à ce niveau de prix impose des ventes, des sacrifices, des montages financiers.

Et pendant que le Barça calcule, Newcastle verrouille.

Newcastle ne veut pas vendre sa nouvelle star

Newcastle United n’a aucune intention de se séparer de son ailier. Le club, soutenu par des capitaux saoudiens, n’est pas dans l’obligation de vendre pour survivre. Gordon n’est pas une opportunité de marché, c’est un symbole du projet sportif.

Le message venu du nord de l’Angleterre est limpide : pas question de brader une pièce maîtresse. La puissance financière du club donne à Newcastle une position de force dans toute négociation éventuelle.

Pour Barcelone, cela signifie une chose : si le dossier s’ouvre vraiment, il faudra payer très cher. Ou renoncer.

Le Bayern entre dans la danse

Comme si cela ne suffisait pas, le Barça ne serait pas seul sur le coup.

Bayern Munich suit également Anthony Gordon avec insistance. Le club allemand, habitué à piocher dans la Premier League pour renforcer son effectif, regarde l’Anglais avec sérieux. Là encore, les moyens financiers ne sont pas les mêmes que ceux de Barcelone aujourd’hui.

Si le Bayern décide de passer à l’action, la bataille deviendra encore plus rude. Barcelone devra alors jouer sur d’autres leviers : le prestige du maillot, le projet sportif, la promesse d’un rôle central dans une équipe en reconstruction.

Le Barça sait ce qu’il veut : un ailier de haut niveau pour encadrer Lamine Yamal, challenger Raphinha et hausser le plafond offensif de l’équipe. Anthony Gordon coche presque toutes les cases.

Reste une question, brutale mais incontournable : dans l’état actuel de ses finances, Barcelone peut-il encore s’aligner sur ce genre de dossier, ou devra-t-il regarder, une fois de plus, un autre club s’emparer de la star qu’il convoitait ?