Atlético Madrid : Julián reste malgré les offres du Barça
Atlético Madrid a décidé de hausser le ton. Face aux avances répétées du Barça pour Julián, la direction rojiblanca a envoyé un message clair : le buteur ne quittera pas le club, quels que soient les montants posés sur la table.
« Atlético, comme tous les grands clubs, se construit avec de grands joueurs, et je suis certain que Julián en est un, ainsi qu’un grand professionnel », a déclaré un dirigeant du club à l’agence EFE.
La ligne de conduite est assumée : « Nous devons rivaliser avec nos valeurs, avec les joueurs formés au club et avec les meilleurs éléments venus de l’extérieur que nous pouvons attirer. »
Le discours interne ne laisse aucune zone grise. « Mon opinion est claire, la volonté du club est claire, nous l’avons clairement expliqué au joueur et à son agent, ainsi qu’au président du Barça. Je n’ai aucun doute : Atlético est l’endroit idéal au monde pour Julián, et Julián est l’attaquant parfait pour Atlético Madrid. Nous voulons le garder. »
Un refus catégorique au Barça
La tension est montée après des propos du président du Barça, Joan Laporta, laissant entendre que son offre n’était « pas ouverte indéfiniment ». Du côté madrilène, la réponse claque comme une contre-attaque en pleine lucarne.
« J’ai simplement entendu des déclarations du président, disant que son offre n’était pas ouverte. Notre réponse, c’est que notre position, elle, est bel et bien ouverte : nous ne voulons pas le transférer. Nous n’avons pas accepté l’offre de 100 millions d’euros, et nous n’en accepterons pas une de 150 millions ni de 200 millions. »
Le message est brutal, presque défiant. Peu importe la somme, Julián est jugé intransférable.
Protéger le joueur, malgré son entourage
Derrière la fermeté économique, il y a aussi une volonté sportive. Atlético sait qu’il a besoin de son avant-centre pour rester dans le cercle des grands d’Europe.
« Nous allons aider Julián et continuer à prendre soin de lui pour qu’il puisse nous donner tout son potentiel, parce que nous avons besoin de lui pour continuer à nous battre parmi les meilleurs en Europe », insiste le dirigeant. Puis vient une pique à peine voilée envers l’entourage du joueur : « Nous devons comprendre que Julián n’a pas eu les meilleurs conseillers autour de lui pour sa carrière professionnelle ces derniers mois. »
Le club se pose ainsi en refuge, en cadre stable, face à des influences extérieures jugées néfastes.
Atlético contre “les puissants”
Le dossier dépasse le simple cas d’un transfert. À Madrid, on vit cette affaire comme un bras de fer symbolique avec les géants du continent, Barça en tête.
« Que d’autres clubs et leurs médias affiliés nous disent quoi faire, dictent notre stratégie sportive et nous manquent de respect, c’est exactement ce qu’ils recherchent : nous diviser », dénonce le responsable rojiblanco. La différence de puissance financière est reconnue, mais assumée : « Il est clair que nous ne sommes pas aussi puissants qu’eux, mais nous avons des valeurs. Les supporters d’Atlético ne permettront pas qu’on nous corrompe. Atleti est fort quand nous sommes tous unis. »
Le décor est planté. D’un côté, les millions. De l’autre, une identité farouchement défendue. Reste une question : dans un marché où tout s’achète, Atlético pourra-t-il vraiment tenir sa ligne jusqu’au bout de la saison ?




