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Arsenal prêt pour West Ham avec des retours clés

La ligne d’arrivée est en vue. Arsenal se rend à West Ham avec une certitude simple : une victoire, et le club ne sera plus qu’à deux matches d’un titre de Premier League qui le fuit depuis trop longtemps. Et, pour une fois à ce stade de la saison, l’infirmerie ne dicte pas la feuille de route de Mikel Arteta.

Odegaard et Havertz de retour, Arsenal presque au complet

Le déplacement à Londres-Est arrive au meilleur moment. Mardi, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions face à Atletico Madrid, Arteta a récupéré deux pièces maîtresses : Martin Odegaard, remis d’un souci au genou, et Kai Havertz, de retour après une gêne à l’aine.

Avec ces deux retours, le tableau médical s’est éclairci d’un coup. Ne restent que deux dossiers épineux : Mikel Merino et Jurrien Timber.

Merino, entre espoir et incertitude

Merino se rapproche d’un retour à la compétition. Mais personne ne sait encore ce que cela signifie concrètement. Le milieu espère rejouer avant la fin du mois, pourtant les échos venus d’Espagne entretiennent le doute, notamment en vue de la Coupe du monde. Sa condition physique reste entourée d’un point d’interrogation, et le club avance prudemment.

Pour l’instant, impossible d’affirmer qu’il pourra aider Arsenal dans le sprint final. Tout dépendra de la façon dont son corps répondra dans les prochains jours.

Timber, la longue attente

Le cas Timber, lui, commence à peser. Le défenseur a manqué les onze derniers matches en raison d’un problème à l’aine, et son absence s’éternise bien au-delà de ce qui était prévu.

Fin avril, Arteta s’était montré franc devant les médias : le staff ne sait pas quand le Néerlandais pourra rejouer. Timber a repris un peu de travail sur le terrain, mais reste loin du rythme de la compétition. Il doit encore « monter les vitesses » avant d’espérer retrouver le groupe.

Beaucoup y voient déjà la fin de sa saison, une conclusion logique au vu du peu de rencontres restantes. Et les derniers mots de l’entraîneur ne vont pas à contre-courant.

Interrogé sur Merino et Timber, Arteta a coupé court : « Aucune chance pour ce week-end. Il reste encore pas mal de travail à faire dans leurs récupérations. »

Relancé sur la possibilité de les revoir avant la fin de la saison, il a prévenu : tout devra être « extrêmement fluide et rapide » pour qu’ils puissent jouer ne serait-ce que quelques minutes. Difficile d’y lire autre chose qu’un profond scepticisme.

Arteta a reconnu que l’absence prolongée de Timber avait surpris tout le monde, staff compris. « Nous ne pensions pas que cela prendrait autant de temps, et pour l’instant, il n’est pas apte à jouer », a-t-il admis. Une frustration partagée par le joueur, contraint de regarder ses coéquipiers lutter pour le titre depuis le bord du terrain.

La seule bonne nouvelle, côté Arsenal, tient en trois mots : pas de nouveaux blessés. « Rien à ajouter », a soufflé l’Espagnol. À ce stade de la saison, c’est presque un luxe.

West Ham au complet, Fabianski dans l’ombre

En face, West Ham se bat pour sa survie. Et Nuno Espirito Santo dispose, lui, d’un groupe quasiment au complet pour tenter de faire chuter un prétendant au titre.

« Tout le monde va bien, ce qui est une bonne chose. C’est important pour nous que tout le monde soit en bonne santé », a expliqué le technicien portugais devant la presse. Une phrase simple, mais qui dit beaucoup de l’état d’esprit des Hammers : aucun alibi, aucune excuse, juste l’obligation de prendre des points.

Un seul nom manque à l’appel : Lukasz Fabianski. L’ancien gardien d’Arsenal est écarté depuis septembre en raison d’un problème au dos. Et le temps joue contre lui.

À 41 ans, sans date de retour précise, la perspective de le revoir sur un terrain s’amenuise jour après jour. Pour un portier qui a traversé la Premier League pendant tant d’années, l’idée d’une carrière qui s’achève loin des projecteurs, sans dernier tour d’honneur, a quelque chose de brutal.

Arsenal, lui, avance avec un effectif presque au complet et un objectif limpide. West Ham joue sa peau. Dans ce genre de duel, les corps comptent autant que les idées. Qui aura encore de l’essence dans le réservoir lorsque la pression deviendra insoutenable ?