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Arsenal à l’affût pour Julian Alvarez au cœur du conflit Atlético-Barça

Arsenal observe. Et attend que la crise explose entre l’Atlético de Madrid et le FC Barcelona pour se glisser dans la brèche et tenter d’arracher Julian Alvarez à l’Espagne.

Le club londonien voit dans cette querelle un possible tournant. Si le climat se dégrade encore entre les deux géants de la Liga, les Gunners espèrent que l’attaquant argentin finira par se tourner vers leur offre, déjà prête et décrite comme très séduisante.

Un dossier à 150 millions… et un joueur à convaincre

D’après le quotidien espagnol Sport, Arsenal reste déterminé à recruter Julian Alvarez malgré un coût total qui pourrait grimper jusqu’à 150 millions d’euros. Le problème n’est pas tant de trouver un accord entre clubs. Le vrai verrou, c’est le joueur.

Alvarez est installé en Espagne. Il y est devenu père, sa famille y a trouvé un confort de vie, et il n’a aucune envie de revenir dans un pays qu’il connaît déjà très bien pour y avoir porté le maillot de Manchester City. Son refus d’un retour en Angleterre est aujourd’hui l’obstacle majeur.

Arsenal tente donc de frapper fort sur deux terrains : le projet sportif et la puissance économique.

Un projet sportif taillé pour un attaquant

Sur le plan sportif, les Gunners ont des arguments solides. Ils viennent d’être sacrés champions de Premier League et ont atteint la finale de l’UEFA Champions League. Mikel Arteta a façonné un collectif cohérent, ambitieux, qui joue un football offensif et attractif.

C’est précisément ce qui parle à Alvarez. Son profil colle davantage à une équipe qui attaque en continu qu’au cadre très exigeant de l’Atlético de Madrid, où il se voit souvent assigner des tâches défensives, loin du but adverse au moment de lancer les offensives.

Son niveau laisse penser qu’il pourrait offrir un rendement bien supérieur dans un système porté vers l’avant, comme celui d’Arteta, plutôt que dans un contexte où il doit d’abord défendre avant de penser à marquer.

Une offre financière au sommet du marché

Sur le plan économique, Arsenal a également sorti les gros moyens. Le club propose un contrat aligné sur les salaires des joueurs les mieux payés d’Europe. Pour que l’Argentin renonce à son rêve de rejoindre le FC Barcelona, il faudra un salaire très élevé. Les dirigeants londoniens en ont pleinement conscience.

Les exigences financières d’Alvarez seraient nettement plus importantes en cas de retour en Angleterre que s’il restait en Liga. C’est le prix à payer pour le convaincre de changer de vie et de championnat une nouvelle fois.

Le transfert reste extrêmement complexe, quel que soit le scénario. Mais au fil des semaines, l’Argentin pourrait se retrouver sans autre porte de sortie concrète que celle menant à l’Emirates Stadium.

Atlético – Barça : la tension monte d’un cran

En toile de fond, la guerre des mots entre l’Atlético de Madrid et le FC Barcelona s’intensifie. Miguel Ángel Gil Marín, directeur général des Colchoneros, a lancé une charge frontale contre le club catalan, dénonçant sa « fausseté ». La réponse n’a pas tardé : Rafael Yuste, vice-président blaugrana, a accusé l’Atlético d’avoir « franchi la ligne rouge ».

Le climat est électrique. À Madrid, on estime que le Barça a manqué de loyauté en approchant Alvarez dans le dos du club. En Catalogne, on assure au contraire avoir été transparents dès le départ, avec une offre à 100 millions d’euros toujours sur la table.

Joan Laporta l’a confirmé : le dossier Alvarez n’est pas fermé au Barça, même si l’opération devient chaque jour plus compliquée face à l’inflexibilité de l’Atlético, décidé à ne pas céder.

Pour les Catalans, l’Argentin est devenu l’unique priorité en attaque. Les autres pistes ont été écartées, y compris celle menant à Lautaro Martinez, l’avant-centre de l’Inter Milan.

Arsenal joue le temps

Pendant que les deux clubs espagnols s’écharpent, Arsenal reste en retrait, mais les yeux grands ouverts. Le marché ne ferme que le 1er septembre à minuit. Le temps joue encore, et Londres sait que les grandes crises de l’été se dénouent souvent dans les dernières heures.

Si le FC Barcelona ne parvient pas à débloquer la situation avec l’Atlético et que le climat devient irrespirable pour Alvarez, la voie pourrait s’ouvrir pour les Gunners.

Reste une question, simple et décisive : l’Argentin acceptera-t-il de sacrifier son confort espagnol pour redevenir la pierre angulaire d’un projet anglais qui vise tout, tout de suite ?