RDC Sport

Arsenal démarre sa défense de titre avec une victoire contre Coventry

Arsenal n’a pas seulement repris la saison là où il l’avait laissée. Il l’a relancée en mode démonstration. Au Emirates Stadium, les champions en titre ont balayé Coventry 3-0 et posé d’entrée un marqueur très clair sur cette nouvelle saison de Premier League.

Moins de trois mois après avoir bouclé leur campagne victorieuse par un succès à Crystal Palace, les hommes de Mikel Arteta ont montré qu’ils n’avaient rien perdu de leur faim. Ni de leur tranchant.

Une entame de champion

Dès les premières minutes, le ton est donné. Le stade est plein, l’ambiance de fête, mais sur la pelouse, Arsenal ne distribue aucun cadeau.

Christos Tzolis, titularisé pour sa première apparition en championnat avec les Gunners après son arrivée de Club Brugge, met le feu d’entrée. L’ailier grec se procure deux occasions nettes : une frappe au-dessus sur une remise de Martin Odegaard, puis un tir sauvé sur sa ligne par Bobby Thomas. Coventry vacille déjà.

La pression finit par céder. À la 15e minute, Milan van Ewijk se manque sur le côté droit, Riccardo Calafiori surgit et centre instantanément. Kai Havertz arrive lancé et conclut d’un tir ras du sol depuis l’entrée de la surface. Clinique. 1-0, et une impression très nette : le champion est déjà en mode rouleau compresseur.

Arsenal ne relâche pas. Huit minutes plus tard, Declan Rice et Odegaard combinent dans l’axe, trouvent Tzolis sur le côté. Son centre est repoussé par le gardien Carl Rushworth… directement dans les pieds de Bukayo Saka, qui n’a plus qu’à pousser le ballon de près. 2-0 après 23 minutes, Coventry est submergé.

Le promu, qui retrouve la Premier League pour la première fois depuis 2001 après une longue traversée du désert – relégation jusqu’en quatrième division, administration, exils forcés loin de Coventry – vit une soirée cruelle. Belle histoire sur le papier, réalité brutale sur le terrain.

Coventry écrasé, Arsenal déroule

Porté par un pressing incessant et des déplacements intelligents, Arsenal prive Coventry d’air. Les visiteurs deviennent de simples spectateurs, pris dans le rythme et l’intensité des champions.

Le décor est à la fête : première rencontre de championnat à domicile depuis le titre, 60 000 supporters debout pour accueillir leur équipe, et un nouveau visage déjà adopté. Ezri Konsa, recruté pour 51 millions de livres en provenance d’Aston Villa, est présenté au public avant le coup d’envoi et reçoit une ovation nourrie. Un renfort de plus pour un champion qui semble encore se renforcer.

Sur le terrain, même l’absence de Bruno Guimaraes, touché lors du Community Shield remporté contre Manchester City, passe presque inaperçue tant la machine tourne sans accroc.

Si le score reste à 2-0 à la pause, la sensation est claire : Coventry tient plus du sparring-partner que de l’adversaire capable de faire douter Arsenal.

Odegaard finit le travail

Au retour des vestiaires, Arsenal ne change rien à son plan. Et très vite, le troisième but tombe.

À la 49e minute, Saka et Ben White combinent côté droit et percent une nouvelle fois la défense de Coventry. Le ballon arrive dans les pieds de Martin Odegaard à une dizaine de mètres du but. La frappe du Norvégien est mal ajustée, légèrement dévissée, mais Rushworth se troue et laisse filer le ballon. 3-0. Match plié, soirée contrôlée.

Le capitaine des Gunners savoure ensuite au micro de Sky Sports : le premier match, toujours piégeux, est dans la poche. Il souligne la dimension physique de Coventry, le bon début des visiteurs, mais insiste sur la maîtrise affichée par son équipe par la suite. Solide, sûre d’elle, parfois brillante. Avec malgré tout, rappelle-t-il, une marge de progression et des occasions manquées.

C’est peut-être là le message le plus inquiétant pour la concurrence : ce 3-0 net, propre, semble presque perfectible.

Un champion affamé, un promu ramené sur terre

Pour Coventry et Frank Lampard, ce retour dans l’élite avait tout du moment à savourer, après un quart de siècle de galères et de frustrations. Mais Arsenal n’a pas joué le rôle de maître de cérémonie bienveillant. Pas une seconde.

Pas de relâchement, pas de sentimentalisme, pas de baisse de régime. Juste une équipe championne, déjà dans son registre : agressive sans ballon, tranchante avec, portée par un public qui rêve de voir enfin un titre défendu avec succès, ce qui n’est plus arrivé depuis les années 1930.

Seul bémol pour les Gunners : le calendrier. Ils devront patienter dix jours avant de rejouer, avec un déplacement à Aston Villa au programme. L’occasion probable pour Ezri Konsa de retrouver son ancien club, cette fois sous un autre maillot, celui d’un champion qui affiche déjà sa couleur.

Arsenal a lancé sa saison comme un prétendant sûr de sa force. La question plane désormais au-dessus de la Premier League : qui va vraiment pouvoir les arrêter ?