À l’Emirates Stadium, le plan de jeu a opposé la maîtrise de balle de Chelsea (59 % de possession, 482 passes tentées, 88 % de précision) à une approche plus directe d’Arsenal (41 %, 338 passes, 82 %). Malgré cette domination territoriale, Chelsea a surtout produit une possession stérile : xG quasi identique (1,07 contre 1,09) mais moins de tirs (9 contre 12). Arsenal a accepté de jouer plus bas par séquences, en 4-2-3-1 compact, pour frapper en transitions et sur quelques séquences positionnelles bien ciblées.
Mécanismes offensifs & lecture des xG
Arsenal a construit un volume offensif légèrement supérieur : 12 tirs dont 5 cadrés, contre 9 tirs et 3 cadrés pour Chelsea. Les Gunners ont surtout cherché à pénétrer la surface (7 tirs dans la surface sur 12) en exploitant les couloirs avec B. Saka et L. Trossard puis G. Martinelli, tout en s’appuyant sur la fixation de V. Gyökeres. Le xG de 1,09 pour 2 buts traduit une efficacité raisonnable, avec une légère surperformance liée à une meilleure qualité de finition.
Chelsea, en 4-3-3, a généré un xG similaire (1,07) mais avec moins de volume et davantage de frappes extérieures (4 tirs hors de la surface sur 9). Cela illustre une difficulté à déséquilibrer le bloc londonien dans les trente derniers mètres, malgré un nombre élevé de corners (10 contre 5). Ces coups de pied de coin traduisent une pression territoriale, mais sans traduction franche en occasions majeures.
Défensivement, Arsenal a dû recourir à 4 tirs contrés subis, signe que Chelsea a souvent frappé sous pression et que les défenseurs d’Arteta ont multiplié les interventions de dernier recours dans leur surface. À l’inverse, Chelsea n’a concédé qu’un tir contré, preuve que la plupart des tentatives d’Arsenal ont trouvé des fenêtres de tir relativement propres, cohérent avec un plan visant des attaques plus tranchantes que continues.
Intensité défensive & gestion du match
L’intensité défensive de Chelsea s’est transformée en indiscipline : 14 fautes, 5 cartons jaunes et un rouge pour Pedro Neto (double avertissement entre la 67e et la 70e minute). Cette infériorité numérique a contraint les Blues à réorganiser leur 4-3-3 en bloc réduit, limitant leur capacité de pressing haut. Arsenal, avec 11 fautes et un seul jaune (Gabriel à la 75e), a mieux contrôlé son agressivité.
Au niveau des gardiens, D. Raya réalise 4 arrêts contre 3 pour R. Sanchez, ce qui confirme que Chelsea a trouvé quelques situations cadrées mais souvent depuis des zones moins dangereuses. Les nombreux changements tardifs de Chelsea (à partir de la 75e) relèvent davantage de la recherche d’énergie et de coups individuels que d’un basculement structurel réussi, Arsenal gérant ensuite le tempo avec des remplacements axés sur la solidité (entrée de C. Norgaard pour D. Rice).
La discipline d’Arsenal dans un bloc médian compact, combinée à une utilisation clinique de ses rares phases de possession dangereuse, a pris le dessus sur la possession volumineuse mais peu percutante de Chelsea, aggravée par une indiscipline coûteuse et une incapacité à transformer sa supériorité en corners et en passes en occasions réellement décisives.





