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Arsenal s'impose en demi-finale contre l'Atlético grâce à Saka

Arsenal a souffert, mais Arsenal a tenu. Un but, un seul, signé Bukayo Saka au bout du temps réglementaire de la première période, a suffi pour faire basculer une demi-finale qui ne pardonnait rien. Au terme d’un combat dense à l’Emirates, les Gunners s’imposent 1-0 et valident leur billet pour la finale grâce à un score cumulé de 2-1.

Sur le bord du terrain, Diego Simeone a longtemps vécu la soirée les poings serrés, comme à son habitude. À la fin, il a surtout levé les mains pour saluer. L’adversaire, le parcours, et son propre vestiaire.

Saka frappe, Arsenal ne tremble plus

Le match avait démarré comme on l’attendait : fermé, nerveux, chaque ballon disputé comme une dernière chance. Arsenal voulait contrôler, Atlético cherchait la faille en contre.

Puis est venu ce moment qui fait basculer une saison. Juste avant la pause, alors que la tension étouffait l’Emirates, Bukayo Saka a trouvé l’ouverture. Une frappe, un éclair, et tout un stade qui explose. Ce but-là, sur le fil de la première période, a fait plus que débloquer le tableau d’affichage : il a cassé l’élan espagnol, il a donné aux Gunners l’avantage psychologique que Simeone redoutait.

Sur 180 minutes, Arsenal a su être plus tranchant. Simeone ne s’est pas caché derrière les détails :

« Si nous avons été éliminés, c’est parce que notre adversaire méritait de passer. Ils ont été cliniques en première période et ont gagné leur place. Mais ce que je ressens, c’est de la tranquillité, de la paix ; l’équipe a tout donné », a-t-il reconnu.

Un Atlético au bout de ses forces

L’Atlético n’a pas renié son identité. Bloc compact, transitions rapides, duel permanent. Le plan était clair, l’exécution parfois brillante, mais pas assez décisive.

« Nous sommes venus pour rivaliser avec une équipe incroyablement puissante et, avec nos forces, nous avons lutté autant que possible. Je suis reconnaissant envers nos supporters, nos joueurs, et je suis fier d’être là où je suis », a poursuivi Simeone.

La phrase claque comme un bilan de saison :

« J’avais dit en présaison au stade que nous allions être compétitifs, et nous l’avons été. Malheureusement, nous n’avons rien gagné, c’est vrai, mais nous avons atteint des endroits qui ne sont pas faciles à atteindre. »

Pas de trophée, mais une présence constante dans les derniers tours. L’Atlético a buté sur un mur mieux armé, mieux outillé, sans pour autant trahir son identité.

La polémique Griezmann, balayée d’un revers de main

Le match n’a pas échappé à la controverse. Une action sur Antoine Griezmann a enflammé les tribunes madrilènes, réclamant un penalty qui n’est jamais venu. Un tournant possible. Un prétexte tout trouvé.

Simeone a refusé d’en faire un drapeau.

« Je ne vais pas m’attarder sur quelque chose d’aussi simple et facile que l’action impliquant Griezmann. C’est très clair, et nous comprenons que c’était une faute de Pubill sur un de leurs joueurs. Nous pensons qu’il a eu raison dans cette situation. Je ne vais pas m’y attarder parce que ce serait chercher des excuses, et je ne veux pas trouver d’excuses pour quoi que ce soit », a-t-il tranché.

Relancé sur l’arbitrage, il a fermé la porte, net :

« Il n’y a rien de plus à dire. Nous sommes éliminés. Nous félicitons Arsenal, ils ont bien rivalisé. »

Pas de plainte publique, pas de discours victimisant. Juste un constat : l’adversaire a mieux fait.

Le respect pour Arteta et la machine Arsenal

Simeone a même pris le temps de souligner le travail abattu à Londres. Il aime ce qu’il voit.

« Ils ont une équipe et un entraîneur, Mikel Arteta, que j’apprécie. Ils suivent une ligne claire, avec des ressources économiques importantes qui leur permettent de rivaliser de cette manière. Félicitations. Nous allons continuer notre travail, sans nous enliser dans un détail de quelque chose d’aussi évident. »

Dans la bouche de l’Argentin, ce n’est pas un compliment de circonstance. Il sait ce que signifie construire une équipe sur la durée. Il voit, chez ces Gunners-là, une structure, une cohérence, un projet soutenu par des moyens que l’Atlético n’a pas toujours.

Même les dernières minutes, marquées par la gestion du temps d’Arsenal, n’ont pas alimenté sa rancœur.

« Ça fait partie du football ; nous savons tous que, quand ces minutes arrivent, nous voulons que le temps passe vite. Le travail d’Arteta est incroyable, et ils ont des ressources économiques importantes liées au travail qu’ils peuvent faire. Je suis content pour eux ; ils le méritent, ils travaillent très bien », a-t-il admis.

Arsenal a fermé le jeu, a cassé le rythme, a joué avec l’horloge. Simeone connaît trop bien ce registre pour le condamner. Ce sont les codes des grandes soirées européennes.

L’Atlético repart les mains vides, mais pas à genoux

La saison se referme sans coupe à brandir pour l’Atlético. Le constat est froid. Mais la posture de Simeone, elle, reste droite. Tranquillité, fierté, acceptation. Il sait que son équipe a atteint « des endroits qui ne sont pas faciles à atteindre ». Il sait aussi que, pour franchir le palier suivant, il faudra encore bousculer un ordre économique et sportif qui penche du côté d’Arsenal.

Les Gunners, eux, filent en finale, portés par un but de Saka et par un projet qui prend de plus en plus de poids sur la scène européenne.

La question est désormais simple : la prochaine fois que Simeone recroisera ce genre de machine armée jusqu’aux dents, aura-t-il enfin les armes pour la faire tomber ?

Arsenal s'impose en demi-finale contre l'Atlético grâce à Saka