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Arsenal affronte Everton : un défi à l’Emirates

Arsenal reçoit Everton samedi après-midi à l’Emirates Stadium, avec une idée très simple en tête : enchaîner après la victoire arrachée face à Chelsea et poursuivre son début de saison solide. En face, l’équipe de David Moyes débarque avec une autre obsession, tout aussi claire : effacer la première défaite concédée la semaine dernière contre Chelsea et rappeler à tout le monde qu’elle reste un vrai caillou dans la chaussure des Gunners.

Depuis quelques saisons, Everton joue régulièrement les trouble-fêtes face à Mikel Arteta, ancien de Goodison. Les Toffees ont souvent cassé le rythme, ralenti le jeu, éteint l’Emirates par séquences. Une équipe de « bogey team », comme on dit outre-Manche, capable de faire dérailler un plan bien huilé.

Cette fois pourtant, le décor est posé différemment. Arsenal est largement favori, Everton arrive en outsider assumé, presque annoncé battu d’avance. Mais pas pour tout le monde.

Chris Sutton voit Arsenal gagner… mais souffrir

Dans sa traditionnelle série de pronostics, Chris Sutton s’est penché sur ce Arsenal–Everton. Le consultant de la BBC ne voit pas les hommes de Moyes repartir avec les trois points. Ni même avec un nul. Il annonce une victoire 2-0 des Londoniens.

La sentence est sèche, le scénario moins tranquille qu’il n’y paraît. Pour Sutton, ce ne sera pas une promenade de santé pour Arsenal. Il parle d’un match « difficile », d’un Everton accrocheur, capable de rendre l’après-midi très longue aux hommes d’Arteta.

Le consultant rappelle d’abord le double visage récent des Gunners :

  • « si la victoire contre Nottingham Forest a été obtenue dans la douleur, presque de manière “laide” »,
  • le nul en milieu de semaine contre Bayern Munich a offert un visage bien plus séduisant, plus fluide, plus proche de ce qu’Arteta veut voir.

Entre ces deux versions d’Arsenal, Sutton tranche : même sans briller constamment, cette équipe a, selon lui, trop de qualité pour laisser filer des points à domicile contre Everton.

Arsenal privé de Bukayo Saka, un détail qui compte

Un élément change toutefois la donne : l’absence de Bukayo Saka. L’ailier anglais est blessé et manquera ce rendez-vous. Une perte majeure sur le papier, tant il pèse dans l’animation offensive des Gunners.

Mais un chiffre vient nuancer ce constat : Saka reste sur quatre matches sans but ni passe décisive face aux Toffees. Son nom manque sur la feuille, son influence psychologique aussi, mais Everton sait qu’il a déjà réussi à le contenir.

Sutton, lui, ne vacille pas. Même sans Saka, il estime qu’Arsenal dispose d’assez d’armes pour faire plier Everton. Il ajoute toutefois un bémol important : il ne voit pas comment les Toffees peuvent réellement « faire mal » aux Gunners. Défendre, oui. Résister, sans doute. Menacer, beaucoup moins.

Un passé récent qui donne de l’espoir à Everton

Les chiffres, eux, racontent une histoire moins déséquilibrée. Dans cinq des six dernières confrontations entre Arsenal et Everton, le match s’est joué sur un fil :

  • deux nuls,
  • trois rencontres décidées par un seul but d’écart.

La seule exception ? Le dernier duel en date, déjà très serré. Everton avait tenu jusqu’à la 89e minute avant de céder sur un premier but, puis de voir Arsenal enfoncer le clou à la 97e pour un succès 2-0. Un score trompeur sur la physionomie, un scénario cruel pour les hommes de Moyes.

Cette série nourrit forcément l’espoir sur la Mersey. Quand Sutton affirme qu’Everton va rendre le match « dur » pour Arsenal, il s’inscrit dans une tendance lourde : les Toffees savent fermer les espaces, casser le rythme, user mentalement leur adversaire.

Moyes doit oser davantage

Everton a bien démarré sa saison. Solide, discipliné, rarement pris à défaut dans le jeu. Mais pour transformer un bon bloc en vraie menace, il manque encore quelque chose : de l’initiative, de la projection, ce fameux tranchant en contre que Sutton ne voit pas encore.

Le plan est clair :

  • rester concentré de la première à la dernière minute,
  • éviter les absences fatales comme lors du précédent déplacement à l’Emirates,
  • profiter de chaque transition pour faire reculer une défense d’Arsenal parfois mise en difficulté quand elle est attaquée vite et fort.

Everton sait défendre. La question est ailleurs : Moyes acceptera-t-il de prendre plus de risques pour aller chercher mieux qu’une défaite « honorable » annoncée par Chris Sutton ?