Amed SK défie Besiktas : Premier choc au Diyarbakir Stadyumu
Le calendrier n’a pas traîné. À peine débarqué en Super Lig, Amed SK se retrouve déjà face à un test de vérité : la réception de Besiktas au Diyarbakir Stadyumu, dimanche soir, pour la 6e journée. Une affiche qui sent la poudre dans un stade où personne n’a encore réussi à repartir avec quoi que ce soit.
Promu et déjà troisième avec 10 points en cinq matchs, Amed a transformé ses débuts dans l’élite en véritable manifeste offensif. Trois matchs de championnat à domicile, trois victoires, dix buts inscrits. En face, Besiktas voyage avec un statut assumé de favori : deuxième avec 12 points, quatre succès sur cinq et une dynamique européenne lancée à pleine vitesse.
Amed, la surprise qui ne se cache plus
Amed ne se contente plus de surprendre. L’équipe de Besnik Hasi impose son style, sans complexe. La démonstration la plus frappante est encore fraîche : un 5-0 infligé à Istanbul Basaksehir qui a fait du bruit dans tout le pays.
Un but contre son camp d’Emin Bayram juste avant la pause pour ouvrir la voie. Puis la tempête Gift Orban. Trois buts en 23 minutes, un triplé qui a retourné le match et confirmé que le Nigérian est déjà l’une des attractions du championnat. Mbaye Diagne a ajouté un cinquième but en fin de rencontre, comme pour souligner l’ampleur du message envoyé.
Résultat : trois victoires en trois sorties à domicile, une attaque déchaînée et une place de troisième, à seulement deux longueurs de Besiktas. Hasi n’a perdu qu’une seule fois cette saison en championnat, et son équipe reste sur trois matchs sans défaite, avec deux victoires encadrant un nul.
Le scénario est simple : si Amed s’impose dimanche, le promu dépassera Besiktas et grimpera à la deuxième place. Un symbole fort, surtout dans un duel qui n’a encore jamais existé en Super Lig. Leur seul précédent, en Coupe de Turquie, reste un mauvais souvenir pour les locaux : un 4-0 encaissé sur cette même pelouse.
Cette fois, le contexte a changé. L’ambiance aussi.
Besiktas arrive lancé… mais pas sans failles
En face, Besiktas ne vient pas en victime annoncée. Loin de là. L’équipe de Vincenzo Italiano reste sur quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues, avec des scores lourds et une attaque en confiance.
En championnat, les Aigles Noirs viennent de dominer Erzurumspor 3-0, après un succès précieux 2-1 dans le derby sur la pelouse de Fenerbahce et un 6-2 infligé à Corum. Le rythme offensif est soutenu, les automatismes se mettent en place, et la confiance grandit.
Ce souffle s’est prolongé en Europe. Jeudi, Besiktas a étrillé Marseille 4-1 en Europa League. Un match d’abord accroché, 1-1 à la pause, avant une seconde période maîtrisée, trois buts marqués et une impression de puissance collective.
Mais tout n’est pas parfait. Les deux seules défaites de la saison sont arrivées loin d’Istanbul. Un revers 1-0 à Alanyaspor en championnat, puis une autre déception sur le même score face à Kauno Zalgiris en Europe. Deux accrocs qui rappellent que Besiktas n’a pas encore totalement dompté ses déplacements.
Les chiffres le confirment : à l’extérieur, les Aigles Noirs n’ont gagné qu’une seule fois avec plus d’un but d’écart. La victoire à Fenerbahce peut marquer un tournant, un déclic psychologique, mais Diyarbakir promet un contexte tout aussi brûlant.
Un duel inédit au sommet
Il n’existe aucun précédent entre Amed et Besiktas en Super Lig. Pour la première fois, les deux clubs se retrouvent face à face au plus haut niveau. Le décor est posé : un promu en état de grâce à domicile, un géant du football turc lancé dans une série victorieuse.
Amed s’appuie sur une base claire. Yira Sor devrait encore manquer à l’appel, tandis que Dilhan Demir poursuit sa convalescence après une rupture des ligaments croisés. Hasi, lui, peut compter sur le noyau qui a écrasé Basaksehir.
Gift Orban devrait mener l’attaque, avec Dia Saba en soutien dans l’axe. Autour, le onze probable s’articule ainsi : Lafont dans le but ; Krasniqi, Dellova, Bates et Meras en défense ; Soyalp et Raveloson au milieu ; Khalil, Saba et Samuel Ballet en soutien d’Orban.
En face, Besiktas se présente sans gros nouveau coup dur. Leandro Trossard reste indisponible, tandis que Vaclav Cerny est incertain après sa sortie sur blessure contre Marseille. Italiano devrait reconduire une large partie du onze victorieux face au club français.
Orkun Kokcu et Salih Ozcan devraient tenir les rênes du milieu de terrain, avec Dusan Vlahovic en pointe. Le onze probable : Nubel dans les cages ; Murillo, Agbadou, Topcu et Yilmaz derrière ; Ozcan en sentinelle ; Poku, Kokcu, Olaitan et Fakili en soutien de Vlahovic.
Orban en feu, Besiktas en rythme : match ouvert en vue
Difficile de tourner le dos à Amed à domicile. Le stade est une forteresse depuis le début de saison, l’équipe joue libérée, et Gift Orban marche sur l’eau : six buts déjà, dont cinq lors de ses deux dernières apparitions.
Besiktas, de son côté, arrive avec un rythme de grand d’Europe, une attaque en confiance et une expérience du très haut niveau qui peut peser dans les moments chauds. Mais le déplacement est piégeux, et la récupération après le match européen pourrait laisser des traces.
Tout pointe vers un bras de fer ouvert, intense, où les deux attaques devraient trouver des failles. Un partage des points spectaculaire semble se dessiner.
Pronostic : Amed SK 2-2 Besiktas.
Si ce scénario se confirme, une question s’imposera alors : le promu de Diyarbakir ne serait-il pas en train de s’installer durablement dans le paysage de la Super Lig, bien au-delà de l’effet de surprise ?




