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Alex Scott : La bataille de Liverpool, Arsenal et Chelsea

Alex Scott n’a pas encore quitté Bournemouth, mais il vit déjà dans le monde d’au-dessus. Un milieu qui dicte le tempo sur la côte sud, une première sélection avec l’Angleterre contre la Tchéquie mardi, et désormais une file d’attente de géants de Premier League à sa porte.

Pendant que Manchester United se retire discrètement du dossier, Liverpool, Arsenal et Chelsea affûtent leurs arguments.

Bournemouth tient son joyau… pour l’instant

En deux saisons, Scott s’est imposé comme l’un des milieux les plus prometteurs du championnat. Influence dans le jeu, maturité dans les choix, volume sans ballon : Bournemouth a bâti une partie de son projet autour de lui. Le club le sait, et s’active en coulisses.

Les dirigeants préparent une nouvelle offre de contrat avec une clause libératoire intégrée. Une façon de le convaincre de prolonger tout en lui ouvrant, à terme, la porte d’un départ vers un club de Ligue des champions. Le message est clair : reste, brille, et quand le moment sera venu, on ne te bloquera pas.

Pour janvier, le ton est ferme. Bournemouth rejettera toutes les offres. La vraie bataille est repoussée à l’été.

Liverpool et Chelsea reviennent à la charge

Liverpool a déjà coché son nom. Le club cherche à remodeler son milieu et voit en Scott un profil capable de s’inscrire dans la durée. Chelsea, de son côté, n’a pas oublié son échec de l’été dernier, quand une offre de 64 millions de livres avait été repoussée.

Les deux clubs sont désormais officiellement positionnés, leurs intérêts confirmés. Scott ne fait pas de vagues, ne réclame pas de départ, ne montre « aucun signe de mécontentement ». Mais dans le milieu, tout le monde connaît son ambition : rejoindre l’un des plus grands clubs du pays.

Bournemouth, lui, fixe déjà le cadre : pas moins de 80 millions de livres. À ce tarif, Scott deviendrait la plus grosse vente de l’histoire du club, devant les 65 millions encaissés pour Antoine Semenyo et Dominic Solanke.

Manchester United se retire, City reste à distance

Le décor était différent l’été dernier. Manchester United avait approché Bournemouth pour Scott. Réponse nette : il ne partira pas. Les Mancuniens ont alors changé de cap, se tournant vers Andrey Santos, Youri Tielemans ou encore Carlos Baleba.

Aujourd’hui, United comme Manchester City ont renforcé leur milieu et ne devraient pas revenir à la charge. Une bonne nouvelle pour Liverpool, Chelsea et Arsenal, qui voient deux concurrents majeurs quitter le champ.

L’ombre de Lamine Camara

Scott n’est pas le seul nom sur les carnets. Liverpool et Chelsea se retrouvent aussi face à face sur un autre dossier : Lamine Camara, le milieu de Monaco.

Liverpool lui a déjà fait savoir qu’une tentative de recrutement serait lancée en janvier, après son transfert avorté vers Chelsea lors du dernier jour du mercato estival. Chelsea, de son côté, suit de près ses performances et prépare un retour dans ce dossier pour le marché hivernal.

Deux pistes, deux profils, mais une même réalité : ces clubs savent qu’ils devront investir lourd pour renouveler leur cœur de jeu.

Liverpool, un milieu à reconstruire

À Anfield, la nécessité est claire. Curtis Jones a été autorisé à rejoindre l’Inter cet été, et l’avenir d’Alexis Mac Allister n’est pas totalement verrouillé. L’Argentin souhaite une prolongation alors que son contrat court jusqu’en juin 2028, mais Liverpool n’a pour l’instant rien bougé.

Dans ce contexte, l’idée d’accueillir un jeune patron de l’entrejeu comme Scott prend encore plus de poids. Le club sait toutefois que le timing ne joue pas en sa faveur : Bournemouth ne veut pas vendre en janvier, et la concurrence sera féroce en fin de saison.

Scott, lui, continue d’empiler les minutes et les responsabilités à Bournemouth, avec en ligne de mire ce qu’il considère comme l’étape logique de sa trajectoire : un vestiaire taillé pour la Ligue des champions, des soirées européennes à haute intensité, et un transfert qui pourrait réécrire l’histoire financière de son club actuel.

Reste une question, simple et tranchante : qui osera poser les 80 millions – ou plus – sur la table pour faire sauter le verrou de la côte sud ?