Al-Nassr sans Ronaldo en Ouzbékistan : le choix stratégique de Postecoglou
Ange Postecoglou a tranché. Pour le déplacement d’Al-Nassr en Ouzbékistan, en AFC Champions League Elite, le technicien a décidé de laisser plusieurs de ses têtes d’affiche à Riyad. Un choix qui en dit long sur l’état du calendrier… et sur ses priorités du moment.
Un début de saison lancé à pleine vitesse
Al-Nassr avance au pas de charge. Neuf victoires consécutives pour démarrer en Saudi Pro League, un premier coup de frein avec un nul face à Al-Ettifaq, puis une réaction immédiate contre Neom et Al-Khaleej. Résultat : 28 points, une deuxième place, à égalité avec le leader Al-Qadsiah. Le rythme est infernal, la marge d’erreur minime.
Sur la scène continentale, le club a déjà connu les deux extrêmes. Une lourde claque d’abord, ce 4-0 encaissé face à Al-Ain lors de l’entrée en lice. Puis le redressement, net, avec un succès 3-1 face aux Ouzbeks de Nasaf lors de la deuxième journée. La troisième rencontre, contre Al-Wasl, a été reportée par la Confédération asiatique, laissant un trou dans le calendrier mais pas dans la pression.
Ronaldo laissé au repos, un signal fort
Cette fois, pour affronter Pakhtakor en Ouzbékistan, Postecoglou change de braquet. Selon le quotidien saoudien Arriyadiyah, Cristiano Ronaldo ne figure pas dans le groupe. Mohamed Simakan et Kingsley Coman non plus. Trois cadres, trois absences majeures.
Ce n’est pas une sanction, c’est une gestion. Avec les matches qui s’enchaînent sur plusieurs fronts, le staff a choisi de protéger ses hommes forts. Limiter l’usure, anticiper les coups de fatigue, préserver les jambes avant les prochaines affiches de la Roshn League et les rendez-vous continentaux à venir. L’idée est claire : mieux vaut un Ronaldo frais dans les semaines décisives qu’un Ronaldo épuisé dès l’automne.
Dans ce contexte, certains en profitent pour se montrer. Abdulrahman Sufyani intègre le groupe pour ce voyage en Ouzbékistan. Une opportunité rare, offerte par les rotations imposées par le calendrier et assumées par l’entraîneur. À lui de prouver qu’il peut exister dans un effectif où la concurrence se joue souvent au niveau international.
Rotations assumées, ambitions intactes
Le pari est risqué sur le papier : se passer de ses stars dans une compétition où chaque point compte. Mais Postecoglou ne lâche rien sur les ambitions. Al-Nassr veut jouer le titre en AFC Champions League Elite tout en restant accroché au sommet de la Roshn League. Pour tenir ce double discours, il faut des choix forts. Les voilà.
La rencontre face à Pakhtakor dira si ce management paye dès maintenant ou s’il faudra en assumer le prix. Une chose est sûre : avec un effectif remodelé, un leader offensif resté à la maison et un calendrier toujours plus chargé, Al-Nassr entre dans une phase où la gestion des corps pèsera autant que le talent des joueurs.
La saison vient seulement de s’ouvrir, mais une question s’impose déjà : jusqu’où ce groupe pourra-t-il aller en ménageant ses stars sans jamais baisser son niveau d’exigence ?



