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Xabi Alonso face à ses premiers choix forts : Chelsea défie Arsenal

Xabi Alonso face à ses premiers vrais choix forts. Dimanche après-midi, son Chelsea débarque à l’Emirates Stadium pour défier Arsenal, et le technicien espagnol sait déjà qu’il devra trancher dans le vif avant ce premier gros test de Premier League.

Alonso prévient : Chelsea doit encore changer de vitesse

Devant la presse, au centre d’entraînement de Cobham, Alonso a planté le décor. Son Chelsea gagne, mais tout n’est pas encore en place.

« Ce que nous voulons, c’est être capables de nous adapter, a-t-il expliqué. Il y aura des matches où nous aurons beaucoup de possession, mais nous avons eu du mal à marquer. Face à des équipes qui défendent bas, il faut d’autres outils, d’autres idées, différentes approches. Nous n’en sommes qu’aux premiers jours, nous avons joué deux matches, deux victoires. Nous savons que nous pouvons faire mieux, nous voulons faire mieux. C’est quelque chose que nous devons continuer à bien faire, et je pense que nous allons nous améliorer, c’est sûr. »

Le décor est posé. Deux succès en championnat, une qualification en Carabao Cup, mais un déplacement à l’Emirates qui ressemble déjà à un révélateur. Et derrière les discours, une vraie question : avec quels hommes Alonso va-t-il se présenter face à l’équipe de Mikel Arteta ?

Deux journalistes de football.london, Bobby Vincent et Jake Stokes, se sont prêtés au jeu des prédictions pour le onze de départ des Blues.

Le Chelsea de Bobby Vincent : l’expérience avant tout

Dans l’esprit de Bobby Vincent, la première certitude se trouve dans le but : Emiliano Martinez. L’Argentin connaît chaque recoin de l’Emirates, et le public ne l’a jamais vraiment pardonné. Ambiance glaciale promise, mais mental d’acier attendu. Chelsea pourrait bien avoir besoin de lui à son meilleur niveau.

Devant lui, Vincent opte pour une défense à trois : Wesley Fofana sur le côté droit, Maxence Lacroix dans l’axe, Levi Colwill à gauche. Le journaliste ne fermerait pas la porte à une titularisation de Josh Acheampong à la place de Fofana, mais il imagine que l’expérience et le vécu du Français pèseront lourd dans la balance pour un choc de ce calibre.

Sur les côtés, Malo Gusto à droite en piston. Pedro Neto a brillé à ce poste la semaine dernière, mais Gusto offrirait, selon lui, un peu plus de stabilité défensive et un meilleur équilibre général. À gauche, Jorrel Hato occuperait le couloir.

Au milieu, un cas épineux : Moises Caicedo. S’il est en pleine possession de ses moyens, il joue. Vincent en doute. Il ne le voit pas à 100 %, et propose donc un duo Reece James – Romeo Lavia dans l’entrejeu. Un milieu dense, agressif, capable de couvrir de grandes zones face à la pression d’Arsenal.

Devant, la ligne offensive se dessine nettement : Cole Palmer, Morgan Rogers et Joao Pedro pour mener les contres et faire mal entre les lignes.

Le onze imaginé par Bobby Vincent : Emi Martinez ; Wesley Fofana, Maxence Lacroix, Levi Colwill ; Malo Gusto, Reece James, Romeo Lavia, Jorrel Hato ; Cole Palmer, Morgan Rogers, Joao Pedro.

Un Chelsea compact, mûr, construit pour encaisser et piquer.

La vision de Jake Stokes : continuité, avec un twist sur les ailes

Jake Stokes, lui, ne s’attend pas à une révolution. Alonso a démarré fort à Stamford Bridge, avec des victoires contre Fulham et Brighton en championnat, plus Luton Town en Carabao Cup. Changer pour changer n’aurait aucun sens à ses yeux. Mais l’Emirates représente un palier supérieur, une jauge idéale pour mesurer les premiers pas du projet.

Dans sa projection, Emiliano Martinez reste évidemment dans le but. Devant lui, aucun mouvement non plus : Levi Colwill, Maxence Lacroix et Wesley Fofana reconduits dans la défense à trois.

Le débat se déplace sur les couloirs. Un duo Jorrel Hato – Malo Gusto offrirait, selon Stokes, plus de solidité à la perte du ballon. Pourtant, il imagine un choix différent à droite : Pedro Neto devrait, selon lui, être préféré à Gusto dans ce rôle de piston, récompensé par sa prestation de la semaine précédente. À gauche, Hato garderait sa place.

Dans l’axe, l’« idéal » est clair pour Stokes : Moises Caicedo aux côtés de Reece James. Mais là encore, le doute plane sur la condition du milieu équatorien, et il ne le voit pas forcément prêt à démarrer la rencontre. Le rôle des entrants pourrait alors devenir crucial.

Un nom intrigue particulièrement le journaliste : Valentin Barco. Il le voit comme une arme de banc potentiellement décisive. Avec ballon, beaucoup de qualité. Sans ballon, un secteur encore peu testé à ce niveau. Sa capacité à répondre à l’intensité d’un match à l’Emirates suscite une vraie curiosité.

Devant, Stokes ne touche pas au trio offensif. Pour lui, la ligne d’attaque « se choisit d’elle-même ». Il aimerait cependant apercevoir davantage Estevao Willian et Geovany Quenda. Si Chelsea reste dans le coup à l’heure de jeu, il ne serait pas surpris de voir l’un des deux faire basculer la rencontre.

Entre l’option prudente et structurée de Bobby Vincent et la continuité légèrement ajustée de Jake Stokes, une chose ne change pas : ce Chelsea-là va devoir montrer un visage plus tranchant dans les trente derniers mètres. Alonso l’a admis, le vestiaire le sait, Arsenal le sent.

Dimanche, au milieu du vacarme de l’Emirates, les choix du Basque diront déjà beaucoup de la direction qu’il veut donner à cette saison.