Wayne Rooney soutient Thomas Tuchel pour l'Angleterre
Wayne Rooney trace une ligne rouge pour l’Angleterre : on garde Thomas Tuchel… sauf si Pep Guardiola dit oui.
Tuchel maintenu malgré la désillusion
Quarante-huit heures après la défaite cruelle 2-1 face à l’Argentine en demi-finale de Coupe du monde, le débat sur le sélectionneur de l’Angleterre s’est enflammé. Menée par Thomas Tuchel, l’équipe avait ouvert le score avant de s’effondrer en fin de match, et les changements du technicien allemand ont été pointés du doigt.
Malgré la tempête, la Fédération (FA) a choisi de maintenir sa confiance à Tuchel. Le coach, lui, a déjà annoncé son intention de rester et de mener les Three Lions jusqu’à l’Euro 2028. Le projet, officiellement, continue.
Mais Wayne Rooney, lui, place la barre encore plus haut.
Rooney soutient Tuchel… avec une énorme condition
Sur The Wayne Rooney Show, l’ancien capitaine de l’Angleterre a défendu Tuchel tout en ouvrant une porte aussi ambitieuse que claire : on ne change de sélectionneur que pour Pep Guardiola.
« Je ne vois personne d’autre en ce moment, à moins d’aller chercher Pep Guardiola. Si Pep est disponible, alors peut‑être que tu vas le chercher », a lancé Rooney.
Le message est limpide. Pour lui, Tuchel reste l’option numéro un… sauf si le meilleur entraîneur de club de ces dernières années se retrouve à portée de main. Rooney insiste sur le niveau du technicien allemand :
« Je pense que c’est un manager de très haut niveau et ce que font les top managers, c’est qu’ils apprennent de leurs erreurs, ils s’améliorent et deviennent meilleurs. »
Il pose ensuite la vraie question qui agite les coulisses de la FA : changer pour qui ?
« Si on le vire, quels managers on va faire venir ? Et je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un là‑dehors qui soit aussi bon que Thomas Tuchel, à part Guardiola. »
Le poids de l’expérience mondiale
Rooney n’ignore pas les limites du parcours anglais. Pour lui, le problème n’est pas uniquement tactique, il est aussi culturel : Tuchel découvrait la Coupe du monde.
« Le gros point pour moi, c’est qu’il n’a pas d’expérience en Coupe du monde. On a eu exactement la même chose avec [Fabio] Capello. La Coupe du monde, c’est différent, il faut sentir cet environnement et maintenant il l’a ressenti. »
Ce vécu, aussi douloureux soit‑il, pourrait devenir un atout majeur si Tuchel reste en place. Aux yeux de Rooney, le sélectionneur a payé pour apprendre. La question est de savoir si la FA le laissera capitaliser sur ces leçons.
Un contrat qui interroge
Tuchel avait été nommé en janvier 2025 avec une mission claire : gagner la Coupe du monde en 18 mois. En février, avant même le tournoi, la FA lui a offert deux années supplémentaires de contrat. Un signal fort… et déroutant, selon Rooney.
« Je pense que la FA nous a dit que Thomas Tuchel arrivait pour gagner la Coupe du monde et nous faire passer au niveau supérieur. C’est un peu étrange si la priorité était de gagner la Coupe du monde, mais que tu reçois un contrat de deux ans avant même d’y aller. C’est un peu bizarre. »
La Fédération avait pourtant déjà regardé du côté de Guardiola avant de nommer Tuchel, avec des informations faisant état d’un accord verbal à un moment donné. Le rêve Guardiola n’a jamais totalement disparu de l’imaginaire anglais.
Aujourd’hui, Rooney remet ce scénario au centre du jeu : Tuchel reste le meilleur choix… sauf si la porte s’entrouvre enfin pour Pep. Et si ce jour arrive, la FA osera‑t‑elle, cette fois, aller jusqu’au bout ?




