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Warriors privés de Gui Santos avant le match contre Sacramento

Les Golden State Warriors viennent tout juste de récupérer Stephen Curry. Ils le perdent déjà… mais sur un autre front. À la veille de recevoir les Sacramento Kings, la feuille médicale s’est encore épaissie, et cette fois, c’est un rouage discret mais essentiel qui manque à l’appel : Gui Santos.

Santos, coup d’arrêt brutal

L’ailier brésilien est forfait pour la rencontre de mardi, touché à la hanche (contusion pelvienne). Une blessure qui remonte au 29 mars, lorsqu’un contact avec Christian Braun, l’ailier des Denver Nuggets, l’a laissé au sol lors du match à Denver. Santos avait manqué la partie suivante face aux San Antonio Spurs, avant de serrer les dents et de disputer les deux derniers matchs.

On l’a encore vu à l’entraînement lundi, en mouvement, sans signe extérieur d’inquiétude. Mais la douleur est bien là. Suffisante pour le sortir de la rotation, au moment où Steve Kerr cherchait justement de la continuité.

Le timing fait mal. Depuis le 20 janvier, Santos n’a manqué qu’un seul match et s’est imposé comme l’un des contributeurs les plus fiables de Golden State sur les ailes. Défense, énergie, courses sans ballon, rebonds opportunistes : tout ce qui ne se voit pas toujours dans les chiffres, mais change le ton d’un match. Son absence laisse un vrai trou dans la rotation des forwards, alors que la franchise essaie de trouver les bons automatismes avant le play-in.

Un rapport d’infirmerie qui s’allonge

Santos n’est pas le seul sujet d’inquiétude. Sur le rapport de blessures, les lignes se multiplient.

  • Kristaps Porzingis est annoncé incertain en raison de douleurs au genou.
  • Al Horford et Quinten Post, eux, sont déjà déclarés forfaits.
  • Curry figure comme « probable » après ses 26 minutes de jeu dimanche, pour son retour après 27 matchs d’absence.

Si Porzingis venait à renoncer, le secteur intérieur des Warriors serait terriblement dégarní. Malevy Leons et Charles Bassey deviendraient alors les principales options près du cercle. Draymond Green serait contraint de passer encore plus de minutes au poste d’ailier-fort, et Bassey verrait la porte s’ouvrir pour un rôle élargi.

Le pivot nigérian a d’ailleurs signé des débuts prometteurs dimanche : cinq points, quatre rebonds, deux contres en quelques minutes seulement. Mardi, c’est une nouvelle audition. Une chance de prouver qu’il peut tenir la distance quand les enjeux grimperont d’un cran.

Construire, plus que grimper au classement

Quatre matchs restent à jouer avant le play-in. Sur le plan du classement, la marge de manœuvre est presque nulle. L’écart avec les Los Angeles Clippers, neuvièmes, est trop important pour espérer un vrai bond au tableau.

La priorité est ailleurs : installer des habitudes, fixer des associations, stabiliser des cinq majeurs et des bancs qui tiendront sous pression dans un match couperet. C’est là que l’absence de Santos pèse plus lourd que sa simple ligne de stats. Les Warriors ont besoin de voir leurs meilleurs quintets ensemble, encore et encore, pour arriver au play-in avec des repères clairs.

Chaque rencontre sans lui, c’est une répétition générale sans l’un des visages qui revient le plus souvent aux côtés de Curry dans les formations les plus efficaces.

En attendant, Nate Williams et Malevy Leons absorberont une bonne partie des minutes sur les ailes. Golden State devrait s’appuyer sur des configurations à trois, voire quatre arrières. Face aux Kings, cette option peut fonctionner, avec du rythme, du spacing, des tirs rapides. Mais dans l’intensité du play-in, ce genre de pari small-ball aura ses limites.

Tenir jusqu’au play-in

La bonne nouvelle pour les Warriors, c’est que l’absence de Santos ne devrait pas s’éterniser. Le play-in est encore à une semaine, et tout indique qu’il sera en mesure de répondre présent quand la saison se jouera sur un match ou presque.

Mardi, l’objectif est simple : passer la soirée sans casse supplémentaire, rallonger un peu la laisse de Curry, affûter les automatismes de ceux qui seront sur le parquet quand la lumière sera la plus crue.

Les vrais matchs arrivent. Et Golden State sait qu’ils ne pardonneront rien.