Vozinha rejoint Colo Colo après le Mondial
Vozinha, le gardien qui a illuminé le Mondial, s’envole vers Colo Colo
À 40 ans, alors que beaucoup rangent déjà les gants, Vozinha vient de décrocher le plus inattendu des transferts. Le gardien cap-verdien, révélation tardive de la dernière Coupe du monde, a trouvé un accord pour rejoindre Colo Colo, comme l’a confirmé le président du club chilien, Aníbal Mosa, vendredi.
Le vétéran est libre de tout contrat. Il doit désormais prendre l’avion pour le Chili, passer la visite médicale, puis être présenté officiellement à l’Estadio Monumental. Mosa l’a annoncé devant les médias, juste avant le match de championnat de Colo Colo face à Deportes Limache.
« Vozinha sera joueur de Colo Colo. Dans les prochains jours, il voyagera au Chili, passera les examens médicaux habituels puis sera présenté ici, à l’Estadio Monumental », a détaillé le dirigeant, sûr de son coup.
De Chaves au rêve chilien
Il y a encore quelques mois, Vozinha gardait les cages de Chaves, modeste club de deuxième division portugaise. Il a quitté l’équipe avant la Coupe du monde, sans savoir si une nouvelle porte s’ouvrirait. Le tournoi planétaire a tout changé.
Avec le Cap-Vert, qui disputait la compétition pour la première fois de son histoire, il a signé un parcours qui a marqué les esprits. Une muraille. Il a tenu en échec l’Espagne, future championne du monde, lors d’un match nul sans but. Puis il a emmené l’Argentine, future finaliste, jusqu’en prolongation en huitièmes de finale. De quoi le propulser dans l’équipe-type du Mondial choisie par les supporters sur la plateforme de la FIFA.
Cette reconnaissance populaire a pesé. Mosa ne s’en cache pas : les performances du gardien ont légitimé le pari sportif, tout en offrant une opportunité marketing séduisante pour le géant chilien. Un héros inattendu du Mondial, une sélection africaine attachante, une silhouette immédiatement reconnaissable : le profil coche beaucoup de cases.
Un transfert sportif… et symbolique
Le contrat n’est pas encore officiellement signé, mais Colo Colo a déjà commencé à jouer avec les nerfs de ses supporters. Sur les réseaux sociaux, le club a publié une image laissant deviner la chevelure bouclée si caractéristique de Vozinha. Un clin d’œil transparent, presque une confirmation officieuse.
Derrière le coup de communication, il y a aussi un choix de vestiaire. À 40 ans, Vozinha arrive avec un vécu rare : une Coupe du monde en point d’orgue, une carrière forgée loin des projecteurs, et cette capacité à tenir face aux plus grandes nations du football. Pour un club qui se veut dominateur sur la scène nationale et ambitieux en compétitions continentales, intégrer un gardien habitué aux matchs sous pression n’a rien d’anodin.
Colo Colo s’offre donc plus qu’un nom de plus sur une feuille de match. Il s’offre un visage de Mondial, un récit, une histoire à raconter à ses supporters. Reste désormais à voir comment, au pied de la Cordillère des Andes, le gardien cap-verdien prolongera cette incroyable seconde jeunesse.



