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Vozinha rejoint Colo Colo, le gardien phénomène du Mondial

À 40 ans, Josimar Dias a trouvé un nouveau toit. Et quel toit. Le gardien cap-verdien, que tout le monde connaît désormais sous le nom de Vozinha, vient de s’engager avec Colo Colo, le géant du football chilien. L’un des visages les plus marquants du dernier Mondial débarque au pays pour garder les cages du club le plus populaire du Chili.

Pendant la Coupe du monde, le portier de Cabo Verde a enchaîné les parades spectaculaires face aux plus grandes sélections. Il a tenu tête au futur champion, l’Espagne, puis au tenant du titre, l’Argentine. Match après match, il a repoussé l’inévitable, gagné du temps, de l’espace et, surtout, une notoriété planétaire.

De héros du Mondial à idole annoncée au Chili

Colo Colo n’a pas attendu longtemps pour capitaliser sur cette aura. Vendredi, le club a officialisé son arrivée avec un message simple sur ses réseaux sociaux : « Bienvenue. Nous t’attendons. » Quelques mots ont suffi pour enflammer les supporters. Les commentaires se sont multipliés, les partages aussi. La vague a rapidement dépassé le cercle des seuls hinchas de Colo Colo pour toucher tout un pays, meurtri par une nouvelle absence au Mondial, la troisième de suite pour la sélection chilienne.

Dans ce contexte, l’arrivée d’un héros venu d’ailleurs agit presque comme un antidote. Un symbole. Le Chili n’était pas à la Coupe du monde, mais c’est un des hommes du tournoi qui vient à lui.

Aníbal Mosa, président de Blanco y Negro, la société qui gère le club, avait vendu la mèche peu avant l’annonce officielle. Il a confirmé que Vozinha, libre de tout contrat pendant le Mondial, allait poser ses valises à Santiago dans les prochains jours. Au programme : visite médicale, signature, puis présentation en grande pompe à l’Estadio Monumental, le temple de Colo Colo.

Les médias locaux évoquent un contrat de 18 mois. Un pari assumé sur un vétéran qui sort de la compétition la plus exigeante du monde avec une cote au plus haut.

Un parcours mondial, une élimination cruelle

Vozinha n’arrive pas au Chili avec une simple étiquette de bon gardien. Il porte avec lui l’histoire d’une sélection surprise, celle de Cabo Verde, petit archipel au large de l’Afrique de l’Ouest, qui a bousculé la hiérarchie mondiale.

Le gardien a été l’un des artisans majeurs de ce parcours. Cabo Verde a atteint les huitièmes de finale, ne cédant qu’au bout du suspense face à l’Argentine de Lionel Messi, battue 3-2 après prolongation. Un match fou, où les Cap-Verdiens ont flirté avec l’exploit absolu. Dans cette aventure, Vozinha a multiplié les arrêts décisifs, prolongé l’espoir de tout un pays et attiré sur lui les projecteurs du monde entier.

De 50 000 à 29 millions de regards

La trace laissée par le gardien ne se mesure pas qu’en souvenirs. Elle se lit aussi dans les chiffres. Avant la Coupe du monde, ses comptes sur les réseaux sociaux frôlaient les 50 000 abonnés. Aujourd’hui, ils tutoient les 29 millions. Une explosion vertigineuse, à l’image de sa montée en puissance dans le tournoi.

Cette popularité nouvelle, Colo Colo compte bien l’embrasser. Sportivement d’abord, en ajoutant un dernier rempart d’expérience à son effectif. Médiatiquement ensuite, en faisant de Vozinha l’un des nouveaux visages du club, dans un championnat qui cherche régulièrement des figures fortes pour dépasser ses frontières.

Le gardien arrive avec ses gants, son histoire et une question en suspens : après avoir illuminé le Mondial, jusqu’où pourra-t-il emmener Colo Colo depuis la ligne de but de l’Estadio Monumental ?