VfB Stuttgart et Bayer Leverkusen : enjeux de la dernière journée
Le débat ne s’est pas arrêté au coup de sifflet final. Il a continué en ligne, porté par un ancien arbitre qui connaît trop bien ce genre de scène. Sur X, Manuel Gräfe n’a pas mâché ses mots au sujet d’Edmond Tapsoba, au cœur d’une action qui aurait, selon lui, dû changer le visage du match.
Le défenseur de Bayer Leverkusen joue d’abord le ballon. C’est ce qui rend la situation « difficile à voir », reconnaît Gräfe. Mais pour lui, cela ne suffit pas à disculper le Burkinabé. Dans la foulée de son intervention, Tapsoba laisse ses crampons traîner et vient frapper Fabian Stiller sur le péroné, la jambe se plie au niveau de la cheville. Contact brutal, images dures. Aux yeux de l’ancien arbitre, il n’y a aucun doute : danger manifeste pour l’intégrité physique, donc penalty et carton rouge.
Stiller, lui, s’en sort presque miraculeusement. Quelques secondes au sol, un traitement rapide, puis il se relève et continue. La peur passe, mais pas la polémique.
Et Tapsoba n’en a pas fini avec sa soirée compliquée. Juste avant la pause, il se retrouve de nouveau au mauvais endroit, au mauvais moment. Cette fois, il fauche Ermedin Demirovic dans la surface. Pas de débat, penalty évident. Maxi Mittelstädt s’avance, frappe avec sang-froid et offre à VfB Stuttgart une avance logique de 2-1. Les Souabes dominent, prennent l’ascendant psychologique et ne le lâcheront plus.
La sanction tombe définitivement en fin de match. Deniz Undav, encore lui, vient sceller le succès 3-1 avec un but tardif qui résonne comme un pas de géant vers la Ligue des champions. Un score, mais surtout un signal : Stuttgart ne compte pas laisser passer cette opportunité.
La soirée aurait pourtant pu virer au cauchemar pour l’attaquant. À la 68e minute, Undav s’effondre, visiblement touché. Le stade retient son souffle. Il doit céder sa place, et l’inquiétude grimpe aussitôt, à une semaine de la dernière journée. Le diagnostic se veut finalement rassurant. Sebastian Hoeneß explique après la rencontre qu’Undav ressentait déjà des gênes dans la semaine, que la douleur s’est simplement accentuée. Pas de blessure grave annoncée, mais un avertissement à prendre au sérieux.
Même son de cloche pour Stiller, lui aussi rapidement rassuré. Deux frayeurs, deux feux verts médicaux. Stuttgart souffle, car la bataille qui arrive ne pardonnera aucun absent.
Décor Planté
Le décor est planté avant l’ultime journée. VfB Stuttgart se retrouve à égalité de points avec TSG Hoffenheim, quatrième. Une ligne de fracture nette dans le classement, une place en Ligue des champions en jeu, et un suspense total. Samedi, Stuttgart recevra Eintracht Frankfurt dans un stade qui s’annonce bouillant, pendant que Hoffenheim ira jouer sa peau à Gladbach.
Bayer Leverkusen, de son côté, n’a plus son destin entièrement entre ses mains. Le club devra espérer un faux pas devant, puis faire le travail contre Hamburg SV. Rien de confortable, tout de stressant.
Une chose est sûre : dans une course aussi serrée, un tacle mal maîtrisé, un penalty concédé ou un joueur clé sur la touche peuvent faire basculer toute une saison. Stuttgart l’a compris. Reste à savoir qui, au bout de ces 90 dernières minutes, regardera l’hymne de la Ligue des champions les yeux dans les yeux.



