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Valencia s'impose face à Sevilla : une désillusion à domicile

Au Ramón Sánchez Pizjuán, la soirée qui devait relancer Sevilla dans cette fin de saison de La Liga s’est transformée en nouvelle désillusion. Valencia s’est imposé 2-0 en Andalousie lors de cette 29e journée de la phase régulière, profitant d’une première période clinique pour faire la différence, avant de gérer avec maîtrise un second acte plus fermé.

Dans un duel entre deux équipes engluées dans le ventre mou, la tension s’est rapidement invitée. Après un début de match plutôt fermé, la première alerte notable intervient à la 26e minute avec un changement précoce côté valencian : Jesús Vázquez est entré en jeu pour José Luis Gayà, contraint de céder sa place. Un coup dur pour les visiteurs, qui n’a pourtant pas entamé leur solidité.

Deux minutes plus tard, la nervosité sevillane se matérialise par un premier avertissement. À la 28e minute, Lucien Agoumé est averti pour une faute, symbole d’un milieu local en difficulté face à l’activité de Guido Rodríguez et Javier Guerra.

Sevilla tente de réagir en ajustant son animation défensive : à la 37e minute, Akor Adams est entré en jeu pour César Azpilicueta, un choix résolument offensif qui laisse entrevoir un passage à une défense remaniée. Mais ce sont bien les visiteurs qui frappent les premiers, et de manière implacable.

À la 38e minute, Hugo Duro ouvre le score pour Valencia. Servi dans la surface après une action bien construite – sans passe décisive officiellement créditée –, l’attaquant conclut avec sang-froid pour battre Odysseas Vlachodimos et porter les siens à 0-1. Ce but récompense l’efficacité des visiteurs, plus tranchants dans les trente derniers mètres malgré une possession globalement en faveur des Andalous.

Juste avant la pause, le coup de massue tombe pour Sevilla. À la 45e minute, Largie Ramazani a marqué, assisté par Luis Rioja. L’ailier profite d’une transition rapide, parfaitement servie par Rioja, pour doubler la mise d’une frappe précise. À 0-2 à la mi-temps, le public du Sánchez Pizjuán gronde, conscient que la marge est déjà conséquente au vu du manque de tranchant offensif de son équipe.

Dès le retour des vestiaires, Sevilla tente un électrochoc avec un triple changement à la 46e minute. Batista Mendy est entré en jeu pour Lucien Agoumé, Isaac Romero est entré en jeu pour Alexis Sánchez, et José Ángel Carmona est entré en jeu pour Juanlu Sánchez. Une manière de densifier le milieu et d’apporter de la profondeur devant. Mais la structure défensive de Valencia reste solide, autour du trio Unai Núñez – César Tárrega – Eray Cömert, bien protégé par Guido Rodríguez.

Valencia ajuste ensuite à son tour son plan offensif. À la 66e minute, Lucas Beltrán est entré en jeu pour Largie Ramazani, puis à la 67e minute Umar Sadiq est entré en jeu pour Hugo Duro. Les deux buteurs laissent leur place après avoir fait le travail, permettant à Rubén Baraja de gérer les efforts et de conserver de la présence physique devant pour jouer les contres.

Sevilla continue de faire tourner pour tenter de renverser la tendance. À la 71e minute, Oso est entré en jeu pour Ruben Vargas, puis à la 73e minute Andres Castrin est entré en jeu pour Djibril Sow, signe d’une équipe qui cherche encore la bonne formule. Mais les occasions nettes se font rares, malgré une domination territoriale.

La frustration change de camp côté visiteurs à la 74e minute, lorsque Lucas Beltrán reçoit un carton jaune pour une faute au milieu de terrain. Valencia accepte alors de reculer, misant sur une défense compacte et sur les arrêts de Stole Dimitrievski, auteur de 2 parades, pour préserver son avantage.

En fin de match, les visiteurs verrouillent encore davantage : à la 80e minute, Diego López est entré en jeu pour André Almeida, puis à la 89e minute Pepelu est entré en jeu pour Javier Guerra afin de contrôler le tempo dans l’entrejeu. Sevilla pousse, mais bute sur le bloc valencian et sur ses propres limites dans le dernier geste.

Dans le temps additionnel, la nervosité sevillane culmine : à la 90+5e minute, Neal Maupay est averti pour contestation, ultime image d’une soirée de frustration pour les hommes en blanc.

Les chiffres confirment le paradoxe du match : Sevilla a dominé la possession (59 %), tenté 13 tirs dont 2 cadrés, avec 5 frappes contrées, mais n’a généré que 0,4 d’expected goals. Valencia, plus direct, a cadré 4 de ses 9 tentatives, dont 8 à l’intérieur de la surface, pour un xG de 1,81, parfaitement en ligne avec son 2-0.

Au classement, Sevilla reste 15e et voit sa situation se tendre : 29 matches deviennent 30, toujours 8 victoires, mais désormais 14 défaites et 7 nuls, avec 37 buts marqués pour 51 encaissés, et un total figé à 31 points, la différence de buts tombant à -14. À domicile, le bilan passe à 4 victoires, 4 nuls et 8 défaites, 19 buts pour et 24 contre.

Valencia, de son côté, consolide sa 12e place en passant de 35 à 38 points, avec désormais 10 victoires, 8 nuls et 12 défaites. Ses buts pour passent à 34, contre 42 encaissés, pour une différence de -8. À l’extérieur, les Valencians affichent désormais 4 victoires, 3 nuls et 9 défaites, avec 15 buts marqués et 27 concédés.

Au-delà des chiffres, cette soirée laisse deux dynamiques opposées : une équipe de Sevilla en plein doute, malgré une volonté de réagir par les changements, et un Valencia réaliste, solide et parfaitement maître de ses temps forts comme de ses temps faibles.