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Troy Parrott : nouveau pari brûlant avec le Betis

Troy Parrott, nouveau pari brûlant du Betis

Le pari est lancé. Une semaine à peine après avoir quitté AZ Alkmaar, l’attaquant irlandais Troy Parrott peut déjà découvrir la Liga ce soir avec le Real Betis sur la pelouse de Mestalla, face à Valencia. Coup d’envoi à 20h, décor parfait pour une première sous haute curiosité.

Le club andalou ne se cache pas : il entretient déjà la ferveur autour de sa recrue. Deux posts en quelques minutes sur les réseaux sociaux, maillot vert et blanc floqué du numéro 19 impeccable, puis un jeune supporter brandissant un drapeau avec un message simple, presque intime : « what’s the craic Troy? ». Le ton est donné, l’attente aussi.

Parrott, le choix de l’exil payant

L’Irlandais arrive en Espagne avec une réputation forgée loin de l’Angleterre. Comme l’a rappelé un portrait signé Gavin Cooney, c’est en quittant le football anglais que Parrott s’est vraiment construit. Les Pays-Bas lui ont offert ce dont il avait besoin : un style de jeu plus adapté, un rythme différent, et surtout un environnement moins saturé de pression.

Lui-même l’a reconnu en 2024 : tenter de répondre à la hype à un âge aussi jeune relevait de la mission impossible. Il lui fallait grandir, filtrer le bruit, se protéger pour mieux exploser. Ce choix d’exil a façonné le joueur qui débarque aujourd’hui à Séville.

Pellegrini prudent, mais convaincu

Reste à savoir quand le public du Betis le verra vraiment à l’œuvre. Avant ce déplacement à Valencia, Manuel Pellegrini a calmé les ardeurs sans pour autant fermer la porte.

« Troy n’a pas travaillé avec nous depuis longtemps », a rappelé l’entraîneur chilien. « Il nous a rejoints seulement un jour avant le dernier match. Mais il a beaucoup travaillé et il est sur la liste parce qu’il est prêt à jouer. »

Le message est clair : Parrott ne part pas titulaire, mais il est déjà dans le plan. L’instinct, dans le vestiaire comme en tribunes, penche pour une entrée en cours de jeu. Une apparition en seconde période, quelques minutes pour sentir le rythme de la Liga, serait déjà une première étape solide. Un début, pas un aboutissement.

Une place à arracher dans un secteur offensif chargé

Le contexte sportif, lui, est exigeant. Le Betis a parfaitement lancé sa saison en Liga, avec une victoire inaugurale face à la Real Sociedad grâce à un but de Rodrigo Riquelme. Le club disputera aussi la Champions League cette saison, ce qui alourdit le calendrier, mais renforce aussi la concurrence.

Sur les ailes, la hiérarchie semble claire : Antony sur un côté, Riquelme sur l’autre. Au centre, Cucho Hernández a conservé sa place. Le Colombien sort d’une saison à 11 buts en Liga, loin d’être anodin, et il a déjà marqué des points dans l’esprit de Pellegrini.

C’est précisément ce poste axial que Parrott doit aller chercher. Il arrive pour bousculer un attaquant installé, dans une équipe qui fonctionne, avec un entraîneur qui ne distribue pas les titularisations par complaisance. Le défi est rude, mais le cadre, lui, est nettement plus séduisant que des minutes arrachées en Championship avec West Ham.

Soir de promesses à Mestalla

Pendant que le Betis affine ses armes, ailleurs en Europe, le marché et les compétitions s’enchaînent. Manchester United a bouclé l’arrivée du milieu de Brighton Carlos Baleba pour un montant pouvant atteindre 70 millions de livres (81 millions d’euros), troisième renfort au milieu après Andrey Santos et Youri Tielemans. Le même soir, le Celtic reçoit LASK en tour préliminaire de Champions League avec un confortable avantage de 3-0 après le match aller, Liam Scales prenant place sur le banc.

Mais les yeux irlandais se tourneront surtout vers Mestalla. Parrott ne démarre pas, Cucho Hernández conserve sa place en pointe dans un onze du Betis composé de Valles ; Ortiz, Gomez, Llorente, Firpo ; Fornals, Bernal, Deossa ; Antony, Hernández, Riquelme.

Le décor est planté. Un Betis ambitieux, la Champions League en ligne de mire, une Liga qui ne pardonne rien, et un jeune buteur irlandais qui a déjà prouvé qu’il savait fuir le confort pour se réinventer.

La question n’est plus de savoir s’il est prêt à jouer. Pellegrini l’a déjà dit. La vraie question, désormais, c’est combien de temps il lui faudra pour faire du numéro 19 une évidence dans ce onze.