Transferts Premier League : Arsenal, Tottenham et Chelsea en mouvement
Le marché s’emballe en Premier League, et les lignes bougent partout sauf, pour l’instant, sur l’un des plus gros dossiers du moment : Enzo Fernández.
Arsenal se tourne vers Jack Hinshelwood
Privé de William Saliba, le champion d’Angleterre accélère sur le secteur défensif et pourrait frapper… au milieu. Arsenal discute toujours avec Bayer Leverkusen pour Jarell Quansah, défenseur anglais de 23 ans capable de couvrir l’axe comme le côté droit, mais un autre nom s’est imposé sur la table : Jack Hinshelwood.
Le milieu de Brighton, valorisé autour de 43 à 51 millions de livres, plaît beaucoup à Mikel Arteta. À 21 ans, formé au club, Hinshelwood a signé une saison pleine avec quatre buts en 27 apparitions de Premier League. Profil hybride, capable de jouer dans l’entrejeu comme en défense, il coche toutes les cases de l’effectif modulable qu’Arteta cherche à bâtir.
Arsenal, qui veut aussi hausser le niveau en attaque, a même envisagé d’inclure Gabriel Martinelli dans des discussions avec Galatasaray autour de Victor Osimhen. Mais l’ailier brésilien a fermé la porte : il a refusé la possibilité de rejoindre le club turc et reste déterminé à s’imposer à Londres.
Tottenham : Gakpo d’accord, Savinho en approche
Au nord de la capitale, Tottenham prépare une fin de mercato survolté. Selon des informations en provenance des Pays-Bas, Cody Gakpo aurait trouvé un accord sur les termes personnels avec Spurs. L’ailier de Liverpool, ciblé par Roberto De Zerbi, se rapproche ainsi d’un départ… à une condition : Liverpool ne le laissera pas filer sans remplaçant jugé adéquat.
Tottenham ne compte pas s’arrêter là. Un accord pour l’ailier de Manchester City Savinho est proche, et le club s’active encore pour au moins deux autres renforts. Spurs ont également rejoint Manchester United et Arsenal dans l’intérêt exprimé pour Victor Osimhen, sous contrat avec Galatasaray, même si aucun élément ne laisse penser qu’un accord soit imminent.
En coulisses, le grand ménage a déjà commencé. Cristian Romero, figure aussi brillante que controversée de ces cinq dernières années, a fait ses adieux. Le défenseur argentin rejoint l’Atletico Madrid pour 40 millions d’euros, assortis d’un pourcentage de 15 % à la revente.
Sur Instagram, il a assumé ses hauts et ses bas : « Quand je suis arrivé, j’avais un rêve clair : laisser mon nom dans l’histoire de ce club… Le parcours n’a pas été parfait, mais je ne veux pas que cela définisse mon au revoir. » Malgré les suspensions et les débats, il restera l’homme du match de la finale de la Ligue Europa 2025 face à Manchester United, celle qui a mis fin à 17 ans de disette pour Tottenham.
Rodri, Barcelone insiste, City temporise
À Manchester, un autre dossier brûlant intrigue tout le monde : celui de Rodri. Barcelone prépare une troisième offre, estimée autour de 60 millions de livres, mais reste encore dix millions en dessous de la valorisation fixée par Manchester City pour le Ballon d’Or en titre.
City ne ferme pas la porte. Le club est disposé à laisser partir l’un de ses piliers, soucieux de respecter son souhait de rejouer en Espagne après un été marqué par un sacre mondial. Une vente autour de 70 millions de livres pourrait déclencher un autre mouvement majeur : l’offensive sur Enzo Fernández.
Enzo Maresca, qui a travaillé avec l’Argentin à Chelsea, pousse pour le récupérer à l’Etihad en tant que successeur naturel de Rodri. Le plan semblait limpide : vendre Tijjani Reijnders à Al-Qadsiah pour 52 millions de livres, libérer des fonds, puis foncer sur Fernández.
Enzo Fernández reste à Chelsea… pour l’instant
Chelsea, de son côté, a tranché. Le club avait fixé une limite très claire : un écrit avant vendredi 17h, à hauteur de 120 millions de livres, ou le dossier serait fermé. L’échéance est passée sans qu’aucune offre acceptable n’arrive sur le bureau des dirigeants. Résultat : Enzo Fernández est désormais considéré comme intransférable pour cette fenêtre.
Les conditions verbales discutées avec ses représentants fin mai sont retirées. Chelsea s’attend à le voir rester à Stamford Bridge au moins jusqu’à la fermeture du mercato, le 1er septembre. Manchester City demeure le seul club à avoir manifesté un intérêt concret, Real Madrid ayant publiquement renoncé en juillet.
Sauf revirement spectaculaire de Chelsea, Maresca devra donc patienter ou revoir ses plans.
Liverpool, Jeff Bezos et un budget qui ne bouge pas
À Liverpool, l’onde de choc n’est pas sportive mais financière. Un consortium mené par 1892 Holdings, avec notamment Jeff Bezos et Eduardo Saverin, a racheté 30 % du club pour une valeur de 1,5 milliard de livres. Une entrée tonitruante du fondateur d’Amazon dans le capital d’un géant de Premier League.
Les supporters ont immédiatement imaginé une pluie de millions sur le mercato. La réalité est plus froide : aucune enveloppe supplémentaire ne sera débloquée pour Andoni Iraola avant le 1er septembre. La politique sportive reste pilotée par Fenway Sports Group, sans virage immédiat vers un modèle de dépenses illimitées.
Le club change d’échelle sur le plan capitalistique, pas encore sur le marché des transferts.
Entre un Rodri tenté par Barcelone, un Enzo Fernández verrouillé par Chelsea, un Cody Gakpo qui se rapproche de Tottenham et un Arsenal prêt à miser gros sur Jack Hinshelwood, la Premier League vit un été où chaque mouvement en appelle un autre. La question est simple : qui osera enfin déclencher la réaction en chaîne que tout le marché attend ?



