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Tottenham : Van Hecke et Robertson, recrues au banc

Tottenham a gagné, mais deux regards sont restés fixés sur la pelouse sans jamais y poser un crampon. Jan Paul van Hecke et Andy Robertson ont encore dû se contenter du rôle de spectateurs lors de la victoire 2-0 contre Auckland FC, dans la nuit de samedi à dimanche, prolongeant un début de pré-saison frustrant pour les deux nouveaux venus.

Deux recrues, zéro minute

À droite, Andy Robertson attend. L’ancien latéral de Liverpool, arrivé libre avant le début de la campagne écossaise en Coupe du monde, incarne l’un des grands paris de l’été londonien. À l’axe, Jan Paul van Hecke, débauché de Brighton pendant le tournoi, symbolise lui aussi cette volonté de remodeler en profondeur l’effectif.

Tottenham n’a pas fait les choses à moitié sur le marché : plus de 200 millions de livres investis, un milieu repensé avec, entre autres, Mateus Fernandes et Sandro Tonali. L’ambition est claire. Mais pour l’instant, certains renforts restent au stade de la promesse.

De Zerbi protège son groupe

Sur le banc, Roberto De Zerbi a choisi la prudence. Pas de long temps de jeu pour les cadres, pas de prise de risque inconsidérée après un vol de près de 30 heures à travers la planète. Le technicien italien a gardé ses cartes près du corps, privilégiant la gestion physique à la curiosité tactique.

Résultat : Van Hecke et Robertson ont déjà vu deux matches amicaux défiler depuis la touche, sans la moindre minute en blanc. Tottenham a dominé et maîtrisé Auckland FC, champion d’A-League, sans avoir besoin de les lancer. Mais l’impatience grandit.

Prochaine fenêtre : Sydney, puis Chelsea

La prochaine chance de les voir enfin sous leurs nouvelles couleurs est déjà cochée dans les agendas : mercredi, face à Sydney FC, coup d’envoi à 10h45 (heure britannique). De Zerbi espère, d’ici là, disposer de l’intégralité de ses recrues en état de jouer.

Si ce n’est pas le cas, une autre affiche se profile immédiatement derrière, et pas des moindres : Chelsea, le samedi 1er août, même horaire pour les téléspectateurs au Royaume-Uni. Une opposition d’un tout autre calibre, idéale pour jauger le vrai visage de ce Tottenham remodelé.

Pour Van Hecke comme pour Robertson, la question n’est plus de savoir s’ils s’intégreront. Elle est de savoir à quel moment ils franchiront enfin la ligne blanche pour commencer à justifier un été aussi coûteux qu’ambitieux.