Newcastle maintient sa position sur Bruno Guimarães : Arsenal recule
Newcastle United a choisi son camp. Et ne compte pas en bouger. Malgré un nouveau week-end agité en coulisses, le club reste inflexible sur l’avenir de Bruno Guimarães, devenu le centre de gravité de ce mercato à St James’ Park.
Un prix qui fait reculer Arsenal
Vendredi, un chiffre a fuité via des sources proches du dossier : 70 millions de livres. Le montant, repris jusque par la BBC, a très vite reçu une réponse glaciale du côté de Newcastle. À ce tarif-là, Bruno ne bougera pas. Pas même discussion.
Vingt-quatre heures plus tard, les réseaux sociaux se sont enflammés. Des comptes spécialisés ont évoqué une nouvelle offensive d’Arsenal, cette fois à hauteur de 80 millions de livres. Mais à Londres, des sources bien placées ont refroidi le scénario : les champions de Premier League ne comptent pas monter aussi haut cet été.
Résultat : le dossier est dans une impasse. Newcastle campe sur une valorisation jugée astronomique, Arsenal refuse d’entrer dans cette surenchère. Et Bruno, lui, se retrouve face à une réalité très simple : sauf retournement soudain, il doit reprendre l’entraînement vendredi, avant le départ pour le stage de pré-saison à La Manga.
Eddie Howe l’attend. Avec un sourire, si possible. Et l’envie de se replonger dans huit jours intenses en Espagne avec le reste du groupe.
Guimarães, loin du bras de fer
Si Arsenal ne s’approche pas des 80 millions de livres et si Newcastle reste accroché à son prix, le milieu de 28 ans n’a, pour l’instant, guère d’autre choix que de se remettre au travail à St James’ Park.
La différence avec d’autres dossiers récents saute aux yeux. Alexander Isak, l’été dernier, avait choisi la manière forte : refus de s’entraîner, refus de jouer en pré-saison. Une stratégie de blocage qui lui avait finalement ouvert la porte d’un transfert à 125 millions de livres vers Liverpool.
Bruno Guimarães, lui, n’a jamais franchi cette ligne. Aucun incident, aucune grève larvée, aucun coup de pression public. Newcastle n’a jamais eu à gérer la moindre crise de comportement avec son capitaine. Samedi, après le nul 1-1 face à Gateshead, Eddie Howe a d’ailleurs tenu à souligner le caractère irréprochable du Brésilien.
L’entraîneur aurait déjà échangé avec lui sur sa date de retour et sur son état d’esprit à l’aube d’une nouvelle saison, marquée par les rumeurs et les spéculations. Pour l’instant, tout indique que Bruno reviendra comme prévu. Le reste dépendra moins de lui que des offres – ou de leur absence.
Gardien : Hornicek dans le viseur, mais pas encore sur le pas de la porte
Pendant que le feuilleton Guimarães occupe le devant de la scène, un autre dossier a émergé en coulisses : celui de Lukas Hornicek.
Le nom du gardien de SC Braga est sorti dimanche soir comme une piste possible pour Newcastle, dans un contexte où le poste de numéro 1 reste flou. Hornicek, 24 ans, gabarit imposant (1,98 m), sort d’une saison impressionnante au Portugal avec 24 clean sheets. De quoi attirer les regards, mais pas au point de parler d’accord imminent.
Les discussions annoncées comme avancées ce week-end vont trop vite. Newcastle connaît bien le profil de l’international tchèque, mais son nom a surtout été proposé au club par des intermédiaires. À ce stade, aucune offre officielle n’est partie de Tyneside.
L’arrivée d’un gardien confirmé changerait tout pour Nick Pope. Le portier anglais n’acceptera pas de glisser au rang de numéro 3, surtout depuis la signature d’Ewen Jaouen, recruté avec la promesse de se battre pour le poste de titulaire et, a minima, d’occuper le rôle de doublure.
Hornicek possède une clause libératoire fixée à 29,5 millions de livres. Un montant que Newcastle pourrait assumer sans trembler… à condition de décider de s’engager réellement sur cette piste. Pour l’instant, le club observe. Et calcule l’équilibre délicat entre hiérarchie des gardiens et gestion des ego.
Franculino Dju, rumeur plus que piste chaude
Autre nom qui circule depuis plusieurs jours : Franculino Dju. L’attaquant de 22 ans, révélation du FC Midtjylland, affole les statistiques avec 55 buts en 103 matches de championnat danois. De quoi alimenter les rumeurs, avec des estimations de prix qui oscillent entre 21 et 40 millions de livres. Bayern Munich et Everton ont été cités parmi les prétendants.
Newcastle, logiquement, a été associé au dossier. Mais les proches du joueur sont clairs : aucun mouvement concret des Magpies pour l’instant. Le club suit le profil, l’a inscrit sur ses radars, sans en faire une priorité immédiate.
La stratégie de ce début de mercato à St James’ Park est ailleurs. Newcastle concentre ses efforts sur d’autres postes, dans l’idée de verrouiller d’abord les secteurs jugés cruciaux avant de revenir, éventuellement, sur des options offensives comme Franculino.
Le décor est planté : un capitaine courtisé mais retenu, un gardien géant dans le rétroviseur, un buteur prometteur encore tenu à distance. Reste une question, simple et brutale : dans quelques semaines, Newcastle ressemblera-t-il encore à cette équipe qui refuse de céder ses cadres, ou la réalité du marché finira-t-elle par fissurer cette ligne de conduite ?




