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Sandro Tonali rejoint Tottenham pour un transfert record

Tottenham frappe un grand coup : Sandro Tonali débarque pour un montant record, jusqu’à 100 millions de livres, et change brutalement la dimension de l’été londonien.

Un transfert XXL pour un club en survie

Il y a quelques mois à peine, Tottenham flirtait avec le gouffre. Une 17e place en Premier League, deux petits points au-dessus de la relégation, une saison à oublier et un club qui semblait glisser hors du cercle des puissants.

Aujourd’hui, les chiffres racontent une autre histoire. Sandro Tonali signe pour un montant initial d’environ 92,5 millions de livres, plus 7,5 millions de bonus. Nouveau record du club. Nouveau symbole d’une direction prête à tout chambouler pour éviter de revivre le même cauchemar.

Newcastle avait d’abord repoussé une offre proche des 80 millions. Tottenham est revenu à la charge, plus fort, plus déterminé. Et a fini par emporter la mise.

Tonali, un choix clair, une conviction forte

À 26 ans, Tonali quitte donc Newcastle après trois saisons et un rôle central dans la renaissance récente des Magpies. Malgré l’intérêt de plusieurs clubs, il n’a pas hésité.

« Les gens parlaient de quatre ou cinq clubs – il n’y en avait qu’un », a-t-il confié.

Il a longuement échangé avec Roberto De Zerbi, près de deux heures à parler du club, des supporters, du stade, du jeu. Le déclic a été immédiat. « C’était comme de la magie, j’ai su tout de suite que je devais signer pour Tottenham. »

Il connaît déjà l’ambiance. Il l’a subie. Il l’a sentie. « J’ai joué plusieurs fois contre Tottenham et j’ai toujours trouvé une atmosphère incroyable, créée par des supporters fantastiques. » Désormais, ce sera pour eux qu’il jouera.

De la sanction à la rédemption

L’histoire récente de Tonali en Angleterre n’a pourtant rien d’un long fleuve tranquille. Arrivé à Newcastle en juillet 2023 en provenance de l’AC Milan pour 55 millions de livres, l’international italien a été frappé peu après par une suspension de dix mois prononcée par la Fédération italienne (FIGC) pour violation des règles de paris sportifs.

Une chute brutale. Une mise à l’écart longue. Puis un retour, fort.

De retour sur les terrains, Tonali s’est imposé comme un élément clé et a aidé Newcastle à décrocher la Carabao Cup en 2025, premier trophée du club depuis 70 ans. Une cicatrice transformée en moteur, une carrière relancée à la force du caractère.

Au moment de partir, le milieu a choisi ses mots avec soin sur les réseaux sociaux. Il parle d’un « moment de dire au revoir », d’un départ difficile à exprimer, de remerciements appuyés aux supporters, au staff, à ses coéquipiers. Et surtout à Eddie Howe, qu’il décrit comme une figure de guide, toujours présent à ses côtés durant ce parcours chahuté. Newcastle lui a donné plus qu’un maillot : une ville, une maison, des souvenirs.

De Zerbi – Tonali : une connexion naturelle

Pour Roberto De Zerbi, ce transfert a un goût particulier. Le coach italien, arrivé à la tête de Tottenham fin mars et sauveur d’un club au bord du précipice, retrouve un joueur qu’il suit depuis longtemps.

Tonali a été formé à Brescia, la ville natale de De Zerbi. Le technicien ne s’en cache pas : il le surveille depuis ses débuts. Aujourd’hui, il l’a enfin sous ses ordres. Il parle d’un « joueur spécial », d’un milieu complet, doté d’une qualité technique supérieure, d’une vraie intelligence de jeu et d’un caractère taillé pour les environnements les plus exigeants.

Le directeur sportif Johan Lange va dans le même sens : Tottenham ne recrute pas seulement un nom, mais un cerveau de jeu, capable de diriger un milieu sous pression constante.

Un été de rupture à Tottenham

Tonali n’arrive pas seul. Il incarne le sommet d’un été de reconstruction massive.

Le club a déjà arraché Mateus Fernandes à West Ham pour 85 millions de livres. Deux milieux à prix d’or pour remodeler le cœur de l’équipe. Derrière eux, la défense se renforce aussi : Andy Robertson et Marcos Senesi débarquent libres, tandis que Jan Paul van Hecke pourrait compléter un chantier défensif dont la facture globale, avec Fernandes et Tonali, grimperait jusqu’à 237 millions de livres.

Après avoir frôlé la catastrophe, Tottenham ne bricole plus. Il reconstruit à coups de signatures majeures, de paris assumés et d’investissements colossaux.

La question n’est plus de savoir si le club veut rester en Premier League. Elle est de savoir jusqu’où ce nouveau Tottenham, mené par De Zerbi et orchestré par Tonali, peut remonter dans la hiérarchie anglaise.