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Rodri rejoint le FC Barcelone : Barcelone était son premier choix

Les semaines de rumeurs se sont arrêtées net. C’est officiel : Rodri est joueur du FC Barcelona. Le milieu espagnol devient la troisième recrue majeure de l’été pour le club catalan, qui attend encore de finaliser l’arrivée de Joao Cancelo dans les prochains jours.

Quitter Manchester City, choisir Barcelone

Rodri ne l’a pas caché : tourner la page City n’a rien eu d’anodin.

« Je suis très heureux d’être ici. C’est un jour très spécial, un nouveau chapitre très important dans ma carrière. Ça a été une décision difficile », a-t-il confié. « Je quitte Manchester City, un club qui m’a tout donné et où j’ai été incroyablement heureux. Je leur serai éternellement reconnaissant. Je suis aussi reconnaissant qu’ils aient compris que c’était un bon moment pour partir. »

Le milieu a ensuite basculé vers ce qui l’a attiré en Catalogne. Et le message est clair : Barcelone, ou rien.

« Barcelona est un club fantastique, une référence mondiale pour sa façon de jouer et les valeurs qu’il représente. J’avais d’autres options, mais Barcelona était mon premier choix, et je l’ai dit clairement à Laporta. »

Au cœur de sa décision, il place le défi sportif. Rien d’autre.

« Quand les offres sont arrivées, la première étape a été de comprendre qu’un chapitre dans mon club s’était terminé et qu’il était temps de chercher une porte de sortie. Ça m’a pris du temps à accepter. C’était le club le plus spécial dans lequel j’ai joué », a-t-il expliqué.

« J’ai étudié et analysé les options, c’étaient des clubs très importants. Avec ma famille et mes amis, nous avons pris la décision que nous pensions la meilleure. Mes décisions ont toujours été liées à un défi sportif. »

Flick, Busquets et la soif de progresser

Dès ses premiers échanges avec Hansi Flick, Rodri a senti le courant passer. Et cela se voit dans son discours.

« J’ai parlé avec Hansi. Il m’a transmis son enthousiasme. Je suis très motivé à l’idée de m’entraîner avec lui ; il a un style de jeu très audacieux, qui me plaît beaucoup. J’ai encore une marge de progression, et il peut m’aider à me développer davantage », a-t-il détaillé.

Au quotidien, il a surtout été en contact avec Deco et Jan, mais l’image qu’il se fait de son nouvel entraîneur est limpide.

« C’est un entraîneur transparent ; il te dit ce qu’il attend de toi. Il apporte l’expérience dont l’équipe a besoin. Je veux inspirer mes coéquipiers et contribuer. »

Impossible, dans ce rôle de sentinelle, d’éviter la comparaison avec Sergio Busquets. Rodri l’assume et l’accueille avec respect.

« Je l’ai déjà dit. C’est un grand modèle. Je comprends la comparaison à cause de notre poste et de notre style. C’est un privilège. Nous avons des caractéristiques différentes et des choses en commun. »

Il ne cache pas l’influence de l’ancienne légende du Barça sur sa propre carrière.

« Je l’ai toujours admiré et j’ai essayé d’apprendre de lui. Maintenant il est avec l’équipe réserve, donc je le verrai un peu plus. Un grand ami, coéquipier et modèle. »

Côté physique, pas de suspense : il se dit prêt à jouer.

« Je suis prêt à jouer maintenant. L’opération n’était rien de grave, c’était un acte ambulatoire. J’espère pouvoir m’entraîner normalement demain. Ce sera selon ce que le coach jugera approprié. Je dois juste finaliser le transfert et me mettre sous les ordres de Hansi le plus vite possible. »

Julian Alvarez, le vestiaire et la relève

Interrogé sur la poursuite de Julian Alvarez par le Barça, Rodri a choisi la prudence. Pas de phrase qui dépasse.

« Je suis assez prudent avec les joueurs qui n’appartiennent pas au club. Je respecte Atletico de Madrid. Julian est un grand footballeur, l’un des meilleurs attaquants. C’est tout ce que je peux dire. C’est clair que Deco et la direction pensent toujours à améliorer l’effectif. »

Sur son intégration, le ton change : il parle d’un accueil chaleureux, presque immédiat.

« Je suis avec beaucoup de mes coéquipiers depuis presque deux mois maintenant, et l’accueil a été chaleureux. C’est un vestiaire très jeune, avide de faire des choses importantes. J’espère contribuer à ce pour quoi ils m’ont fait venir. Je rejoins un vestiaire soudé et enthousiaste. »

Au milieu de ce groupe, un nom ressort : Marc Bernal. Rodri veut l’accompagner dans sa progression.

« Je suis un joueur de 30 ans avec une expérience que beaucoup de joueurs de cette équipe n’ont pas. Je suis ici pour contribuer, pour partager mes connaissances avec mes coéquipiers. Marc a montré une progression spectaculaire ; il a réalisé un retour incroyable après sa blessure. »

« J’espère l’aider autant que possible et lui apprendre ce que je considère important. Il pourra grandir à mes côtés, et c’est ce qui compte. »

Un milieu « spectaculaire » et une ambition claire

Quand il parle du cœur du jeu barcelonais, Rodri ne ménage pas les superlatifs.

« Barça a énormément grandi ces dernières années. Ils ont remporté deux titres de champion consécutifs, avec toute la difficulté que cela implique, et ils sont sur le point de gagner la Ligue des champions tant attendue. »

Ce qui le séduit, ce n’est pas seulement le présent, mais la trajectoire du club.

« Une des raisons, ce n’est pas seulement le présent ; c’est de voir le potentiel pour l’avenir. Le milieu est spectaculaire. Nous avons des joueurs exceptionnels à chaque poste. Je veux transmettre l’envie de continuer à s’améliorer. »

Au moment d’évoquer Lamine Yamal, la réponse est nette, tournée vers le collectif.

« Il voit le football comme un sport d’équipe. Nous sommes ici pour gagner des trophées ; nous ne faisons pas trop attention aux performances individuelles. »

Rodri arrive donc avec un message simple : expérience, ambition, exigence collective. Barcelone lui ouvre les portes au moment où le club se croit enfin armé pour aller chercher la Ligue des champions. La question, désormais, n’est plus de savoir pourquoi il est venu, mais jusqu’où ce Barça avec lui au cœur du jeu peut aller.