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Rodri incertain pour Manchester City contre Brentford

Manchester City avance vers le sprint final du titre avec une question obsédante : Rodri sera-t-il là au moment où tout se joue ?

Le champion d’Angleterre a laissé filer des points face à Everton plus tôt dans la semaine et offert à Arsenal une bouffée d’air énorme en tête du classement. Cinq points d’avance désormais pour les Gunners. Une marge qui pèse lourd en ce mois de mai. Et tout cela alors que le métronome de Pep Guardiola est à l’infirmerie.

Le vainqueur du Ballon d’Or 2024 n’a plus rejoué depuis la victoire 2-1 contre le club du nord de Londres, victime d’une blessure à l’aine. Avant le déplacement au Hill Dickinson Stadium, Guardiola avait reconnu que l’Espagnol n’avait toujours pas repris l’entraînement collectif. Le technicien catalan doit faire le point ce vendredi devant les médias, à la veille de la réception de Brentford à l’Etihad Stadium. Sa mise à jour sur l’état de Rodri sera scrutée comme un bulletin de santé national.

Sans lui, City perd bien plus qu’un simple milieu défensif. C’est l’équilibre, la sortie de balle, le tempo. Dans une course au titre où chaque minute compte, son absence se voit immédiatement.

Une défense décimée, un onze presque figé

Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là pour Guardiola. Ruben Dias et Josko Gvardiol, sa charnière type en début de saison, sont eux aussi coincés à l’infirmerie. Aucun des deux n’a encore retrouvé le groupe. Dias soigne un problème à la cuisse, Gvardiol se remet toujours de la fracture de la jambe subie face à Chelsea en janvier.

Derrière, City doit donc composer. Le reste, en revanche, ne bouge presque pas. L’ossature est connue, les automatismes bien rodés.

Gianluigi Donnarumma gardera la cage, protégé par une ligne de quatre composée de Matheus Nunes, Abdukodir Khusanov, Marc Guehi et Nico O’Reilly. Une défense hybride, mélange d’expérience, de puissance et de profils encore en construction, mais qui a déjà montré qu’elle pouvait tenir le choc.

Au milieu, le plan le plus probable repose sur Bernardo Silva et Nico Gonzalez. Une paire technique, capable de dicter le jeu et de résister à la pression d’un adversaire qui rêve d’Europe. Guardiola garde toutefois une marge de manœuvre : il peut lancer Tijjani Reijnders dans ce double pivot, ou faire reculer O’Reilly dans l’entrejeu et installer Rayan Ait-Nouri sur le flanc gauche de la défense. Des ajustements fins, mais qui changent la physionomie de la sortie de balle.

Doku, Cherki, Semenyo pour alimenter Haaland

Devant, pas de révolution annoncée. L’entraîneur catalan semble décidé à conserver son trio offensif derrière Erling Haaland. Antoine Semenyo à droite, Jeremy Doku à gauche, Rayan Cherki dans l’axe. Vitesse, percussion, imprévisibilité entre les lignes. Et, au bout de la chaîne, le buteur norvégien, point de fixation et finisseur attitré.

Dans un match où City devra sans doute faire le jeu face à une équipe de Brentford en quête de points pour l’Europe, cette ligne de trois créateurs autour d’Haaland promet une soirée animée. Si Rodri venait à manquer, la responsabilité de contrôler le rythme et de maintenir l’équipe haute sur le terrain pèserait encore plus sur Bernardo Silva et Nico Gonzalez.

Le onze probable de Manchester City

Système attendu : 4-2-3-1

Donnarumma ; Nunes, Khusanov, Guehi, O’Reilly ; Nico Gonzalez, Bernardo Silva ; Semenyo, Cherki, Doku ; Haaland.

Doute : Rodri

Blessés : Ruben Dias, Josko Gvardiol

Coup d’envoi prévu à 17h30 (BST), samedi 9 mai 2026, à l’Etihad Stadium. Dans une course au titre aussi serrée, la question n’est plus seulement de savoir si City gagnera. Elle est de savoir s’il le fera avec ou sans son homme-clé au cœur du jeu.