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Rodri au Barça : des rumeurs sans avenir

Le nom de Rodri tourne en boucle depuis des semaines autour du FC Barcelona. Les performances du milieu de Manchester City avec l’Espagne ont allumé toutes les imaginations, et certains l’annoncent déjà entre le Camp Nou et le Santiago Bernabéu. Mais côté Barça, le dossier est refermé avant même d’avoir été ouvert.

Selon la ligne fixée dès le début du mercato par Deco et Hansi Flick, le club n’a tout simplement pas l’intention de recruter un milieu supplémentaire cet été. Pas Rodri. Ni un autre. Pour eux, l’entrejeu est déjà plein, peut-être même trop.

Un milieu déjà surchargé

Au sein de la direction sportive, le constat est clair : l’effectif compte plus de milieux qu’il n’en faut. Marc Casado en est le symbole. Le club lui a conseillé d’aller chercher du temps de jeu ailleurs, preuve que la concurrence interne ne manque pas.

La blessure récente de Frenkie de Jong aurait pu rebattre les cartes. Elle a surtout relancé les débats à l’extérieur. À l’intérieur, presque rien n’a bougé. Les dirigeants restent convaincus que l’effectif actuel peut absorber cette absence sans déclencher un investissement massif.

Le staff regarde la liste et reste serein : Pedri, Marc Bernal, Gavi, Fermin Lopez, Dani Olmo. Sans oublier Eric García et Andreas Christensen, capables de dépanner dans l’axe du milieu si nécessaire. À cela s’ajoute la vague montante de La Masia, avec Tommy Marques, Brian Farinas ou encore Orian Goren qui poussent à la porte. Difficile, dans ce contexte, de justifier une opération XXL au cœur du jeu.

Rodri, trop cher… et déjà promis ailleurs ?

Si Rodri s’invite dans les conversations, c’est d’abord parce qu’il domine son poste avec l’Espagne comme avec Manchester City. Mais au Barça, on ne s’illusionne pas sur la faisabilité de l’opération.

Premier obstacle, le prix. On parle d’environ 70 millions d’euros. Une somme que le club n’est pas prêt à aligner pour un milieu, alors que d’autres chantiers passent devant dans la hiérarchie des priorités. L’attaque reste le grand dossier de l’été. La défense réclame aussi des renforts. Le cœur du jeu, lui, n’est pas considéré comme une zone en urgence.

Deuxième barrière, encore plus lourde : la sensation largement partagée que si Rodri quitte un jour Manchester City, sa route le mènera plutôt vers le Real Madrid. Le Barça n’a ni l’envie ni les moyens d’entrer dans une surenchère perdue d’avance. Pas de guerre d’enchères, pas de posture symbolique. La décision est pragmatique.

Une stratégie assumée jusqu’au bout

Au sein du club, on refuse l’idée d’un recrutement coûteux pour couvrir une absence jugée temporaire, même si le nom est prestigieux. De Jong manque, oui. Mais la réponse ne sera pas un chèque à 70 millions pour un poste déjà fourni.

La feuille de route reste donc la même : renforcer l’attaque, ajuster la défense, faire confiance au vivier interne pour le milieu. La direction sportive ne prévoit ni Rodri, ni un autre milieu avant la fermeture du marché.

Seul un véritable séisme pourrait tout faire basculer : une rechute grave de De Jong, ou la blessure longue durée d’un autre élément clé de l’entrejeu. Tant que ce scénario ne se produit pas, le Barça restera sur sa ligne.

Les rumeurs continueront de tourner. Rodri continuera d’impressionner. Mais à Barcelone, le message est posé : cet été, le milieu ne changera pas de patron.