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Richard Hughes quitte Liverpool pour Al Hilal : un départ inattendu

Richard Hughes n’aura fait qu’un passage éclair à Liverpool. Nommé directeur sportif en juin 2024, l’ancien homme fort de Bournemouth a quitté son poste et doit désormais rejoindre le club saoudien Al Hilal. Un virage brutal pour celui qui avait été chargé d’accompagner la grande transition post-Jurgen Klopp.

Une ère de transition écourtée

Arrivé à Anfield à l’été 2024, Hughes débarquait dans un club en pleine recomposition, quelques semaines après le départ de Klopp. À 47 ans, il avait été choisi pour piloter le département sportif, reconstruire un effectif déjà compétitif et surtout peser dans la nomination du successeur de l’Allemand.

Son influence a été immédiate. Il a joué un rôle clé dans l’arrivée d’Arne Slot, venu imposer ses idées et son pressing méthodique. Pari gagnant, d’abord : Liverpool décroche un 20e titre de Premier League dès la première saison du Néerlandais sur le banc. Une transition presque idéale, portée par une direction sportive qui semblait avoir trouvé le bon filon.

Hughes n’était pourtant pas venu pour un intérim. Son contrat courait jusqu’en juin 2027. Mais son départ était attendu en interne, et la rupture est désormais actée.

200 millions dépensés, des signatures fortes

Sur le marché des transferts, Hughes n’a pas chômé. Lors de son unique été complet aux commandes, Liverpool a investi près de 200 millions de livres. Parmi les dossiers majeurs, la signature de Bradley Barcola en provenance de Paris Saint-Germain, symbole d’un club prêt à rajeunir et dynamiser ses ailes offensives.

Ce n’était pas la première fois que Hughes validait des opérations XXL. Avant Liverpool, il avait déjà supervisé le recrutement record d’Alexander Isak pour 125 millions de livres, puis celui de Florian Wirtz pour 116 millions. Des montants qui racontent un directeur sportif habitué à travailler au sommet du marché, à assumer des décisions lourdes et exposées.

Dans un communiqué publié par Liverpool, Hughes a tenu à saluer le club qu’il quitte déjà : « Je suivrai et soutiendrai toujours le club avec beaucoup d’affection, et je souhaite à toutes les personnes impliquées rien d’autre que le succès pour cette saison et au-delà », a-t-il déclaré.

De Slot à Iraola, Liverpool en plein mouvement

Le conte de fées avec Arne Slot n’a pas duré. Après le titre de champion dès sa première saison, la dynamique s’est grippée. La saison suivante, Liverpool termine à la cinquième place de Premier League. Trop peu pour un club calibré pour le sommet. Le Néerlandais s’en va, incapable de reproduire son exploit initial.

Liverpool se tourne alors vers un visage bien connu de Hughes : Andoni Iraola. Les deux hommes ont déjà travaillé ensemble à Bournemouth. La nomination de l’Espagnol marque une nouvelle tentative de relance, avec un entraîneur que le directeur sportif connaît, comprend et avec lequel il partage une vision.

Mais cette fois, Hughes ne restera pas pour accompagner le projet sur la durée. Sa sortie intervient en plein cœur de ce nouveau cycle, laissant Iraola et le club dans une configuration instable, avec une structure sportive à réorganiser.

Le message du propriétaire et l’appel de l’Arabie saoudite

Mike Gordon, président du Fenway Sports Group, propriétaire de Liverpool, a tenu à souligner l’impact de Hughes dans cette période agitée : « Richard nous a rejoints au début d’une période de changement, en assumant cette responsabilité en dirigeant notre département des opérations football et en supervisant le recrutement, tout en apportant un soutien précieux à notre staff technique. Les résultats que nous avons obtenus dans ces domaines durant cette période témoignent de sa contribution. Néanmoins, nous respectons ses choix de vie et lui souhaitons, ainsi qu’à sa famille, le meilleur pour leur prochaine aventure. »

Cette « prochaine aventure » mène donc à Al Hilal. Un nouveau signe de la puissance d’attraction de l’Arabie saoudite, qui ne se contente plus de viser les joueurs stars mais cible désormais les décideurs, les architectes de projets sportifs.

Liverpool, lui, se retrouve à nouveau à un carrefour. Nouveau manager, directeur sportif sur le départ, effectif remodelé à coups de centaines de millions : la reconstruction permanente est devenue le fil rouge d’un club qui, il y a peu, incarnait la stabilité absolue.

La question est désormais simple : qui écrira le prochain chapitre de l’Anfield version post-Hughes ?