Real Madrid s'incline contre Betis à Séville : Mbappé rate un penalty
Toute leur domination, toutes leurs occasions… pour rien. À La Cartuja, le Real Madrid de José Mourinho a tout fait sauf l’essentiel : marquer. Et Real Betis, lui, a attendu son moment. Un rebond, un réflexe de buteur de Bakambu à la 81e minute, et les Andalous ont fait tomber l’ogre madrilène (1-0). Première défaite de la saison pour les Madrilènes, à quelques jours seulement du début de leur campagne de Champions League.
Départ canon, réalisme absent
Mourinho avait prévenu : battre Betis exigerait un Real Madrid « à son meilleur niveau ». L’avertissement sonnait juste, l’exécution beaucoup moins.
Le Real entre pourtant dans le match pied au plancher. Pressing haut, vagues offensives, vitesse sur les côtés : les premières minutes ressemblent à un siège. Kylian Mbappé se procure très vite une première occasion, sans parvenir à conclure. Dans la foulée, Álvaro Valles sort une parade de grande classe sur une frappe puissante de Dean Huijsen à la 13e minute.
Deux minutes plus tard, le cadre tremble. Vinícius Júnior, servi magnifiquement par Arda Güler, trouve le poteau. Betis plie, mais ne rompt pas. Les Madrilènes accumulent les situations, mais la finition les fuit déjà.
En face, Betis ne se contente pas de défendre. Par séquences, les Sévillans se projettent, surtout grâce à Antony, le plus remuant des locaux. Thibaut Courtois doit rester vigilant, mais les occasions les plus nettes restent pour les hommes de Mourinho.
Juste avant la pause, le Real gâche l’irréparable. À la 44e minute, Mbappé se présente en position idéale, voit Valles lui barrer la route une première fois, puis une deuxième dans la même action. Dans le temps additionnel, Huijsen déclenche une nouvelle frappe lourde : cette fois, c’est la barre transversale qui s’interpose. Le message est clair : la soirée sera longue.
Le match bascule, Betis frappe
Au retour des vestiaires, Mbappé insiste. Il enroule une tentative qui frôle le poteau. On croit le but proche. Il ne viendra jamais.
Peu à peu, le Real Madrid relâche son emprise. Betis gagne des mètres, ose davantage, sent que le géant en face commence à douter. Le rythme change, l’ambiance aussi. La Cartuja se réveille, chaque contre des locaux devient une menace.
Mourinho réagit. Bernardo Silva, Yan Diomandé, Trent Alexander-Arnold entrent en jeu pour redonner du tranchant et de la créativité. Les intentions sont claires : renverser le match, forcer la décision. Mais rien ne se débloque. Les centres ne trouvent pas preneur, les combinaisons manquent de précision, le dernier geste reste défaillant.
Et le Real finit par payer l’addition.
Sur un corner à la 81e minute, Courtois repousse une première tentative. Le ballon traîne, la défense tarde à dégager. Bakambu surgit, se jette sur le rebond et crucifie le gardien belge. 1-0 pour Betis, explosion de joie dans les tribunes, stupeur dans le camp madrilène.
Un penalty au bout du temps… et une nuit maudite
Touché, le Real Madrid se jette à l’attaque. Les dernières minutes se transforment en assaut désespéré. Les centres pleuvent, les seconds ballons sont disputés comme des balles de match.
Asencio croit délivrer les siens. Il pense égaliser, le ballon finit au fond, le Real exulte. Puis le coup de massue : l’arbitre annule le but pour hors-jeu. La frustration grimpe encore d’un cran.
Dernière étincelle, dernier espoir : un penalty accordé au Real dans le temps additionnel, à la 90+5e minute. Mbappé s’avance. Le silence s’abat sur La Cartuja. Un but, et Madrid s’en sort avec un point et un gros soupir de soulagement.
Mais la soirée est maudite. Mbappé manque sa tentative. La balle refuse décidément d’entrer pour le Real.
Le coup de sifflet final tombe comme un verdict. Mourinho et ses joueurs quittent la pelouse avec le sentiment d’avoir tout gâché : occasions manquées, montants touchés, penalty raté… La première défaite de la saison arrive au pire moment, juste avant de plonger dans la Champions League.
Pour Betis, c’est un triomphe. Une des grosses surprises de la journée, une victoire de prestige arrachée face au Real Madrid. Pour les Madrilènes, une question s’impose désormais : ce soir raté à Séville n’est-il qu’un accident… ou le premier avertissement d’une saison plus compliquée que prévu ?




