Real Madrid sans Arda Güler ni Bernardo Silva : Bellingham au cœur du jeu
Le premier soir de Ligue des champions de la saison et déjà un casse-tête pour José Mourinho. Sur les ondes de Cadena SER, dans l’émission El Larguero, Antonio Romero a confirmé que le Real Madrid affrontera l’Inter sans Arda Güler ni Bernardo Silva, tous deux suspendus. Deux absences lourdes, et un milieu à réinventer.
Un Real obligé de se redessiner
Arda Güler et Bernardo Silva ne sont pas de simples noms sur une feuille de match. Ce sont deux des joueurs les plus utilisés et les plus fiables de Mourinho depuis le début de saison. Les perdre au moment d’entrer sur la scène de la Ligue des champions, compétition-cible absolue du club, change tout.
Le plan initial tombe. Il faut redessiner la carte du milieu madrilène, et vite.
Pour Romero, le pivot de ce réajustement a un nom : Jude Bellingham. L’international anglais, habitué à évoluer plus haut, devrait reculer d’un cran pour combler le vide laissé par les deux suspendus. Un choix de poids, dicté par l’importance de la soirée.
« C’est naturel que Bellingham redescende un peu », a expliqué Romero, rappelant le contexte. « C’est un match très important, c’est la première apparition de l’équipe en Ligue des champions, qui est l’objectif ultime des grands clubs européens. En Ligue des champions, il n’y a pas de place pour l’expérimentation. »
Bellingham au cœur du jeu
D’autres solutions existent sur le papier. Le Real pourrait lancer la recrue Sergio Martinez ou faire glisser Alexander-Arnold dans l’entrejeu. Mais la préférence reste claire : ce sera Bellingham, quoi qu’il en soit de sa fraîcheur.
Romero se veut rassurant sur l’état du milieu anglais. « Il est au sommet de sa forme physique », a-t-il assuré, tout en reconnaissant un léger coup de mou lors du dernier match. Rien d’alarmant, selon lui, simplement la conséquence de l’énorme volume de travail fourni pour Kylian Mbappé, Vinicius et l’ensemble de ses coéquipiers.
Le message est limpide : dans un match où l’erreur se paie cash, Mourinho choisit la sécurité, la hiérarchie et l’expérience. Quitte à demander encore plus à son homme fort.
Une Inter en pleine confiance
En face, l’Inter Milan débarque dans un tout autre état d’esprit. Bruno Alimani, également invité sur El Larguero, a rappelé que les Nerazzurri font partie des deux seules équipes en Italie à avoir remporté leurs trois premiers matches de la saison. Série parfaite, confiance maximale.
Le secret de cette dynamique, selon lui, tient dans un noyau dur qui a déjà mené le club à deux finales sur les quatre dernières années. Bastoni, Barella, Lautaro Martinez, Calhanoglu : la colonne vertébrale n’a pas bougé. Une victoire récente et pleine de caractère contre Napoli a encore gonflé l’optimisme dans le vestiaire.
La stabilité offensive et au milieu tranche pourtant avec un secteur défensif jugé moins rassurant.
Une défense moins intimidante
Alimani pointe un net recul derrière. « Je pense que leur niveau a légèrement baissé, surtout au poste de gardien et en défense », a-t-il analysé. Le départ de Yann Sommer a ouvert la porte à Josep Martinez, mais le consultant estime que ce dernier n’a pas encore le profil-type d’un titulaire indiscutable pour un club qui vise haut en Ligue des champions.
Même constat dans la ligne arrière. « En défense, c’est vrai qu’ils ont recruté des joueurs comme Akanji et Stones, qui ont tous deux quitté Manchester City dans des circonstances loin d’être idéales », a-t-il souligné. Le pedigree est là, la forme du moment interroge davantage.
C’est là que le Real pourrait frapper, même avec un milieu remanié.
Lautaro en feu, l’Inter sans complexe
Devant, le discours change complètement. Alimani insiste sur l’élan offensif de l’Inter avant ce choc. Lautaro Martinez reste sur un doublé lors du dernier match. L’équipe sort d’un succès spectaculaire contre Napoli. Autant dire qu’elle arrive à Madrid portée par une vague de confiance.
Un Real contraint de bricoler son milieu, un Inter sûr de ses forces offensives mais moins solide derrière : le décor est planté. Reste à savoir si la nouvelle version de Bellingham, plus basse sur le terrain, suffira à maintenir le Real au niveau d’exigence que réclame la Ligue des champions.




