Raphinha, nouvel avant-centre du Barça : Hansi Flick s’enthousiasme
Hansi Flick n’a pas hésité une seconde. Privé de Robert Lewandowski et Ferran Torres, recalé dans sa tentative de recruter Julian Alvarez à l’Atletico Madrid cet été, l’Allemand a tranché : Raphinha serait son avant-centre. Pari risqué sur le papier. Pari déjà gagnant sur le terrain.
Avant le déplacement de dimanche sur la pelouse de Levante, le coach du FC Barcelona a livré un véritable hommage à son Brésilien de 29 ans, repositionné plein axe et métamorphosé en tueur de surface.
« Rapha a joué fantastique. Il est à un autre niveau – il est incroyable. Quand il est comme ça, c’est, pour moi, l’un des meilleurs joueurs du monde », a lâché Flick devant la presse, sans chercher à tempérer.
Raphinha, cœur d’une attaque qui fait peur à l’Europe
Les chiffres parlent pour lui. Huit buts en cinq matches dans ce nouveau rôle. Une efficacité clinique, portée par un Barça qui a démarré la saison en boulet de canon : quatre victoires en quatre journées de Liga, agrémentées d’un succès en milieu de semaine en Champions League.
Raphinha ne brille pas seul. Autour de lui, un trio de flèches : Lamine Yamal, Anthony Gordon et Karim Adeyemi. Vitesse, percussion, créativité. Ligne après ligne, les défenses adverses reculent. Cette ligne offensive s’impose déjà comme l’une des plus redoutées du continent.
Mais Flick refuse de réduire son équipe à un seul homme, même en feu.
Un arsenal offensif aux multiples visages
Interrogé sur ses options dans l’axe, le technicien allemand a insisté sur la richesse de son effectif et la variété des profils à sa disposition.
« Raphinha, Gabby et Hamza sont trois profils différents, mais il y a d’autres manières de jouer », a-t-il détaillé. « Anthony et Karim peuvent aussi évoluer à ce poste. Ou Dani Olmo. Dani nous a montré ces deux dernières années qu’il pouvait jouer là – c’est pareil pour Fermin Lopez. Nous avons beaucoup d’options. »
Le message est clair : si Raphinha tient aujourd’hui la lumière, la structure offensive de ce Barça reste modulable, presque liquide. Les rôles peuvent glisser, les positions s’intervertir, sans que l’identité de l’équipe ne se dilue.
Cubarsi, le mur silencieux derrière les artistes
L’avalanche de buts et d’actions spectaculaires pourrait faire oublier le reste. Flick, lui, n’y consent pas. Derrière le feu d’artifice offensif, le Barça a surtout resserré les boulons.
Trois buts encaissés seulement depuis le début de saison. Une base défensive solide qui permet aux créateurs de jouer libérés plus haut. Au centre de ce renouveau, un nom revient : Pau Cubarsi.
Le jeune défenseur, encore adolescent, s’est imposé comme un titulaire indiscutable. Flick s’attarde sur sa progression, chiffres à l’appui.
« Quand je regarde le xG que nous avons à chaque match, c’est bon, mais le xG contre nous est bien meilleur que la saison dernière. Ça nous aide énormément », explique l’Allemand. « Pour moi, après la Coupe du monde, Cubarsi a joué fantastique. En ce moment, il évolue à un autre niveau. Je suis vraiment heureux qu’il ait cette confiance, mais aussi qu’il soit très concentré. Physiquement, il a aussi beaucoup progressé. C’est très important, surtout pour ce poste. Et avec le ballon, il joue vraiment très bien, ça nous aide beaucoup, c’est incroyable. »
Un entraîneur qui parle de son défenseur central comme il parle de son avant-centre : le signe d’un équilibre retrouvé.
Leader invaincu, groupe stable
Au classement, la photographie est flatteuse pour les Catalans. Barcelone se présentera à Levante avec un bilan parfait en Liga et un statut de leader incontesté : deux points d’avance sur Alaves, trois sur le rival éternel, le Real Madrid, déjà freiné en ce début de saison.
Aucune mauvaise nouvelle médicale n’est venue troubler la préparation du voyage. Flick a confirmé qu’aucune blessure supplémentaire n’était à signaler après les efforts européens. Seuls les absents de longue durée, Frenkie de Jong et Roony Bardghji, manquent toujours à l’appel.
Un groupe en confiance, un plan de jeu qui tourne, un buteur repositionné qui marche sur l’eau, une pépite défensive qui s’endurcit semaine après semaine : Barcelone arrive à Levante avec un objectif simple, brutal, assumé. Prolonger la série. Et continuer à prouver que ce Barça-là n’a pas seulement changé de visage. Il a changé de dimension.




