Gabriel Martinelli brille avec un triplé à Al-Hilal
Le désert saoudien attendait son éclat. À Buraidah, c’est Gabriel Martinelli qui a allumé les projecteurs. Le Brésilien, arrivé cet été à Al-Hilal en provenance d’Arsenal, a enfin brisé une longue disette en signant son premier triplé avec le club lors de la victoire sur le terrain d’Al-Taawoun, en septième journée de Saudi Roshn League.
Huit mois de frustration balayés en 90 minutes
Tout s’est vraiment déclenché à la 18e minute. Un ballon qui traîne dans la surface, un rebond mal géré par la défense, et Martinelli qui surgit. Contrôle, sang-froid, frappe placée : Al-Hilal mène 2-0 et son nouveau numéro brésilien vient d’ouvrir son compteur.
Ce n’était pas un simple but. C’était son premier avec Al-Hilal, dans seulement sa troisième apparition depuis son transfert estival. Mais surtout, son premier but en club depuis sept mois.
La dernière fois qu’il avait marqué sous le maillot d’Arsenal remontait au 15 février, lors d’un large succès 4-0 contre Wigan Athletic en quatrième tour de FA Cup. Depuis, presque le silence. Entre-temps, Martinelli n’avait trouvé le chemin des filets qu’une seule fois, avec la sélection du Brésil, lors de la victoire 2-1 contre le Japon en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
En championnat, l’attente était encore plus lourde : près d’un an sans but. Son dernier remontait au 21 septembre 2025, lors du nul 1-1 face à Manchester City en cinquième journée de Premier League. Une éternité pour un attaquant de son calibre.
La machine se relance
Une fois la première balle au fond, tout s’est délié. Juste avant la pause, à la 43e minute, Martinelli frappe de nouveau. Cette fois, l’action part d’une ouverture parfaite de son coéquipier anglais Ollie Watkins. Appel tranchant, course plein axe, finition clinique : Al-Hilal mène 3-0, et le Brésilien signe déjà un doublé.
Le visage a changé. Plus de doute, plus de retenue. Martinelli joue libéré, réclame les ballons, attaque les espaces. Al-Taawoun recule, subit.
Le coup de grâce tombe dès le retour des vestiaires. 50e minute. Crysencio Summerville déborde sur le côté et glisse un centre tendu au ras du sol. Martinelli arrive lancé et conclut sans trembler. Triplé. La soirée devient symbolique : il ne s’agit plus seulement de débloquer un compteur, mais de marquer son territoire.
Ce triplé est son premier avec Al-Hilal, mais aussi son premier depuis huit mois. Le précédent datait du 11 janvier, lors de la victoire 4-1 d’Arsenal contre Portsmouth en troisième tour de FA Cup.
D’un banc prudent à un rôle central
Le parcours de Martinelli à Al-Hilal avait démarré discrètement. Une première apparition en sortie de banc lors de la victoire 2-0 contre Al-Shabab en cinquième journée de Roshn League, quelques minutes pour prendre la température. Puis une première titularisation lors de la défaite 2-0 face à Neom, sans but ni éclat.
À Buraidah, le décor a changé. Cette fois, le Brésilien n’a pas seulement participé : il a porté l’attaque d’Al-Hilal, rappelant pourquoi le club saoudien a misé sur lui après son passage à Arsenal.
Entre une année presque blanche en championnat, un transfert loin de l’Angleterre et une pression immédiate pour justifier son statut, Martinelli avait besoin d’un match comme celui-là. Il l’a enfin trouvé, sous le maillot bleu d’Al-Hilal, au cœur de la Saudi Roshn League.
Reste désormais une question brûlante : ce triplé est-il un simple éclat isolé, ou le début d’une nouvelle série pour le Brésilien dans le Golfe ?




