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Arsenal et le plan de 140 M£ pour Osimhen

Christos Tzolis n’a eu besoin que de cinq matches pour changer la donne à Arsenal. Recruté pour 34 M£ l’été dernier, presque dans un relatif silence médiatique, le Grec s’impose déjà comme l’un des meilleurs coups du mercato récent du club.

Quatre passes décisives en cinq rencontres, dont une face à Napoli en Ligue des champions. Installé côté gauche, il a apporté exactement ce que Mikel Arteta réclamait : tranchant, lucidité dans le dernier tiers et une vraie constance dans l’effort. Pour 34 M£, c’est une affaire. Et ce n’est pas seulement une bonne surprise sportive. C’est aussi une pièce maîtresse dans un puzzle beaucoup plus ambitieux.

Tzolis rassure, Arsenal réoriente son plan

Quand Arsenal a bouclé l’arrivée de Tzolis, l’idée était claire : renforcer l’aile gauche et préparer le terrain à un recrutement majeur devant. Le discours d’Andrea Berta, le directeur sportif, résonne déjà comme une promesse tenue. Il annonçait un joueur à la « mentalité forte » capable d’« élever le niveau technique » de l’équipe. Les premiers matches lui donnent raison.

Arteta, lui, ne tarit pas d’éloges. Il décrit un joueur « très, très intelligent », capable de « prendre les bonnes décisions quand beaucoup se précipitent ». Dans un collectif déjà très structuré, ce type de profil change le rythme d’un match, accélère ou calme au bon moment. Et surtout, il enlève une épine du pied au staff : l’aile gauche n’est plus une urgence.

L’été dernier, Arsenal avait ciblé Vinicius Jr. Un budget colossal de 140 M£ avait été mis de côté pour tenter d’arracher le Brésilien au Real Madrid. Le projet n’a jamais abouti, Vini Jr ayant prolongé à Madrid. Mais l’enveloppe, elle, n’a pas disparu.

Avec Tzolis performant et installé, cette somme peut désormais être réaffectée. Et un nom s’impose : Victor Osimhen.

Osimhen dans le viseur, un dossier déjà ouvert

Selon le Telegraph, Arsenal a profité de discussions avec Galatasaray pour évoquer la situation de l’attaquant nigérian. Le club turc s’intéressait à Gabriel Martinelli et Ethan Nwaneri, tandis que les Gunners testaient le terrain pour leur buteur.

Rien ne s’est concrétisé à ce moment-là. Osimhen est resté, Martinelli a pris la direction d’Al-Hilal et Nwaneri a été prêté au Borussia Dortmund. Mais la porte n’est pas fermée. Au contraire, le prochain mercato pourrait relancer le dossier.

L’idée est limpide : utiliser le budget initialement prévu pour Vinicius Jr afin de frapper un grand coup sur le poste de numéro 9. Et le profil d’Osimhen colle parfaitement à ce que cherche Arteta.

Havertz, Gyökeres… et le besoin d’un tueur

Arsenal n’est pas démuni devant. Kai Havertz et Viktor Gyökeres occupent actuellement le rôle d’avant-centre. L’Allemand répond présent : trois buts en cinq apparitions, une activité constante et une bonne intégration dans les circuits offensifs d’Arteta.

Gyökeres, en revanche, peine à décoller. Cent minutes de jeu, aucun but. Trop peu pour s’imposer comme la pointe de référence d’un candidat au titre. Dans une équipe qui veut rivaliser avec Manchester City sur la durée, le moindre détail compte. Et le poste de numéro 9 reste, pour l’instant, un chantier ouvert.

C’est là qu’Osimhen entre en scène.

Les chiffres d’Osimhen parlent pour lui

Les statistiques de l’attaquant nigérian avec Galatasaray sont éloquentes : 65 buts et 18 passes décisives en 78 matches. Un rendement de très haut niveau, porté par une agressivité permanente dans la surface et une froideur remarquable devant le but.

Il a prouvé qu’il pouvait faire la différence aussi bien dans son championnat qu’en Europe. Ce sang-froid dans les moments clés, cette capacité à transformer une demi-occasion en but, c’est exactement ce qui manque encore à Arsenal dans les grandes soirées.

Pour Arteta, un tel profil change la dimension de l’équipe. Avec un Osimhen en pointe, chaque centre, chaque ballon gratté dans les 30 derniers mètres devient une menace immédiate.

Un pari financier, un signal pour le titre

Débourser une telle somme en janvier serait un acte fort. Un message envoyé à tout le pays, et en premier lieu à Manchester City : Arsenal ne se contente plus de viser le top 4, le club veut le titre et des trophées européens.

Si les Gunners abordent le mercato d’hiver encore au contact de City, investir massivement sur Osimhen aurait des allures de coup de poker assumé, mais calculé. D’autant que la structure de l’effectif, avec un Tzolis déjà opérationnel à gauche, permet de concentrer les moyens sur ce poste clé.

On imagine déjà le tableau : Tzolis collé à la ligne, crochet intérieur, centre millimétré. Osimhen qui jaillit au premier poteau. Le ballon finit au fond, l’Emirates explose.

Pour Arsenal, la question n’est plus seulement de savoir si ce rêve est séduisant. Elle est de savoir s’il est temps, enfin, de payer le prix fort pour un numéro 9 capable de transformer une bonne équipe… en machine à gagner.