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Raphinha dénonce un vol : L'arbitrage contre le Barça en quart de finale

Raphinha accuse : « Ce match a été un vol »

Le Barça est sorti de la Champions League avec la sensation d’avoir laissé passer plus qu’une qualification. Pour Raphinha, blessé et spectateur impuissant des deux manches face à l’Atletico Madrid, il n’y a même pas de débat : l’arbitrage a privé Barcelone d’une place dans le dernier carré.

Un quart de finale sous tension

Le scénario avait pourtant basculé du côté catalan. À peine 24 minutes au retour, et Lamine Yamal puis Ferran Torres avaient déjà effacé l’avantage madrilène acquis à l’aller. Le Camp Nou croyait à la remontée, le rythme s’emballait, l’Atletico reculait.

Puis le coup de massue. Ademola Lookman, déjà décisif, frappe encore et scelle un 3-2 sur l’ensemble des deux matches. Barcelone se retrouve à courir après le score, encore, avec la désagréable impression que chaque erreur se paie cash.

Et le pire restait à venir.

Un rouge qui change tout

En seconde période, Eric Garcia accroche Alexander Sorloth en position de dernier défenseur. L’arbitre, Clément Turpin, sort d’abord un jaune. La VAR intervient, le carton devient rouge. Barcelone finit à dix, son espoir de retour s’effondre.

Cette scène fait écho à l’aller. Pau Cubarsi avait été expulsé juste avant la pause pour une faute par derrière sur Giuliano Simeone. Là aussi, un tournant. L’Atletico avait alors profité de sa supériorité numérique pour s’imposer 2-0 au Camp Nou.

Résultat : pour la première fois de son histoire, le Barça voit un joueur exclu lors de chacun des deux matches d’un même duel à élimination directe en Champions League. Un marqueur statistique, mais surtout une cicatrice sportive.

La colère froide de Raphinha

Raphinha n’a pas joué une minute de ce quart de finale, la faute à une blessure. Il n’en a pas moins livré l’analyse la plus tranchante après le match retour.

« Pour moi, ce match a été un vol. Pas seulement ce match, mais les autres aussi », a-t-il lancé devant les journalistes.

Le Brésilien vise directement l’arbitrage de Turpin : « L’arbitrage a été vraiment mauvais, les décisions qu’il prend sont incroyables. Je ne sais pas combien de fautes l’Atletico a faites, mais l’arbitre ne leur a pas mis un seul carton jaune.

Les chiffres lui donnent un argument : au retour, l’Atletico commet 15 fautes, aucune sanction. Barcelone, avec sept fautes de moins, termine avec un jaune pour Gavi et un rouge pour Eric Garcia. Le contraste alimente la frustration.

« Je veux vraiment comprendre pourquoi ils ont si peur que Barcelone vienne et gagne », lâche encore Raphinha, dans une phrase qui résume le sentiment d’injustice qui traverse le vestiaire.

L’épisode Pubill, symbole d’un malaise

Dans l’esprit des Catalans, le malaise ne se résume pas aux expulsions. Le cas Marc Pubill reste en travers de la gorge. Au match aller, le défenseur de l’Atletico stoppe le ballon de la main après ce qui ressemble à une remise en jeu de Juan Musso sur six mètres. Un geste déroutant, sanctionné d’un simple carton jaune.

Pour Barcelone, l’action méritait plus. Le club a même porté plainte auprès de l’UEFA, dénonçant l’absence d’intervention de la VAR sur cette phase. Réponse de l’instance européenne : protestation « irrecevable ». Dossier classé, colère intacte.

Pubill figurait parmi les trois joueurs de l’Atletico avertis à l’aller. Au retour, plus rien : aucune biscotte madrilène, malgré l’accumulation de fautes. Un contraste qui nourrit l’idée d’un traitement déséquilibré sur l’ensemble de la confrontation.

« Travailler trois fois plus »

Au-delà des chiffres, Raphinha insiste sur la dimension mentale de cette double confrontation : « C’était dur, surtout quand tu réalises que tu dois travailler trois fois plus pour gagner le match. »

Il parle d’un duel « trompeur », selon lui, où le contenu ne reflète pas le verdict final.

Le Brésilien n’exonère pas pour autant les acteurs de toute responsabilité : « Je pense que tout le monde peut se tromper ; tout le monde est humain. » Mais la formule ne suffit pas à adoucir son verdict global sur l’arbitrage.

Barcelone est éliminé, l’Atletico avance. Les décisions ne changeront pas, les cartons non plus.

Reste une question, brutale : le Barça saura-t-il transformer ce sentiment de vol en carburant pour reconstruire, ou laissera-t-il cette double manche devenir un symbole d’impuissance européenne ?