Le Paris Saint-Germain peut-il vraiment remporter la Ligue des Champions trois fois de suite ?
Depuis la nomination de Luis Enrique en 2023, le Paris Saint-Germain a changé d'envergure sur la scène européenne. Déjà titré deux années consécutives en Ligue des Champions, le club vise désormais un triplé rare.
Une ambition affichée
Le capitaine Marquinhos a confié à la veille de la saison : « Viser le triplé est l'objectif, mais nous savons que ce sera très difficile et que de nombreux obstacles se dresseront sur notre route. » Après des années de déceptions, le PSG a prouvé qu’il était devenu une véritable puissance.
Une progression fulgurante
Dès sa première saison, Enrique a mené l’équipe jusqu’en demi-finale. La vraie révolution est arrivée après le départ de Kylian Mbappé en 2024. Libérés de la dépendance à une ou deux stars, les Parisiens ont écrasé leurs rivaux européens, notamment lors de la finale 2025 où ils ont infligé un 5-0 retentissant à l’Inter Milan.
Ils ont confirmé leur domination en remportant la dernière finale face au champion anglais Arsenal aux tirs au but à Budapest, devenant seulement la deuxième équipe à conserver le trophée depuis 1992.
Un triplé à la hauteur des légendes
Réaliser un triplé serait un exploit d’une toute autre dimension. Seuls quelques clubs légendaires y sont parvenus : Real Madrid sous Zidane (2016-2018), l’Ajax de Cruyff et le Bayern de Beckenbauer dans les années 1970, sans oublier le Real Madrid d’Alfredo Di Stefano avec cinq titres consécutifs entre 1956 et 1960.
PSG espère rejoindre ce cercle prestigieux, même si le nouveau format de la compétition impose une endurance extrême. Les Parisiens ont dû disputer jusqu’à 17 matchs pour remporter la Ligue des Champions lors des deux dernières saisons.
Une équipe impressionnante mais épuisée
Quand ils sont au sommet, les joueurs du PSG offrent un spectacle intense. L’attaque menée par Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia fonce à toute vitesse, soutenue par les latéraux Achraf Hakimi et Nuno Mendes. Le trio du milieu, emmené par le talentueux Vitinha, domine souvent ses adversaires physiquement plus imposants.
Malgré deux titres de Ligue des Champions et deux Supercoupes de l’UEFA face à des équipes anglaises, leur calendrier chargé est un risque. Avec 121 matchs disputés sur les deux dernières saisons et une courte pause de trois semaines, la fatigue s’installe. Beaucoup de joueurs ont aussi participé à de grands tournois internationaux en 2024, réduisant encore leur temps de repos avant cette nouvelle campagne.
Un début de saison hésitant mais favorable
Le PSG a montré quelques signes de rouille en début de saison. Pourtant, leur avance en Ligue 1 reste énorme, et ils restent favoris malgré les rotations pour préserver les cadres en vue de l’Europe. Leur première rencontre européenne les oppose à Slovan Bratislava, un adversaire abordable avant d’affronter Manchester City et Barcelone en octobre.
Des départs et des arrivées stratégiques
Le club a vendu quelques joueurs clés comme Bradley Barcola, parti à Liverpool, ainsi que Gonçalo Ramos, Lee Kang-in et Ibrahim Mbaye. En revanche, ils ont recruté Maghnes Akliouche, qui a joué la Coupe du Monde avec la France, et Ferran Torres, héros de l’Espagne lors de la finale mondiale, qui a déjà connu Luis Enrique en sélection.
« Il a été comme un père footballistique pour moi quand je jouais sous ses ordres en équipe nationale », a déclaré Torres après son transfert de Barcelone.
L’entraîneur, pivot du projet
Luis Enrique est devenu la pièce maîtresse du PSG, plus important que n’importe quel joueur individuel. Récemment prolongé jusqu’en 2030, il affiche une motivation intacte : « C’est la première fois que je reste quatre ans dans un même club. Je suis plus motivé qu’à mes débuts. » Cette déclaration annonce des défis sérieux pour les concurrents du PSG.




