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Les Pays-Bas de Xavi : De Jong de retour, Bergwijn écarté

Les Pays-Bas avancent avec le ballon… et avec des idées claires. Xavi Hernandez a dévoilé sa liste pour le rassemblement de novembre, avec deux affiches lourdes au programme en Ligue des nations : la Grèce, puis l’Allemagne, lors des 5e et 6e journées.

Le décor est simple : 8 points en 4 matchs, deux victoires, deux nuls, aucune défaite. Les Néerlandais partagent la tête du groupe 2 avec la Grèce, devancée uniquement à la différence de buts. La marge est mince, la pression maximale.

Frenkie de Jong, le retour du métronome

La grande nouvelle se trouve au milieu. Frenkie de Jong est de retour. Le milieu du Barcelona, longtemps éloigné des terrains après une grave blessure au genou subie lors de la dernière Coupe du monde, a retrouvé du rythme en club avec trois apparitions récentes sous le maillot catalan. Xavi n’a pas attendu plus longtemps pour le rappeler.

Ce retour change le visage de l’équipe. Avec lui, la sortie de balle, la gestion des temps faibles, la capacité à étouffer l’adversaire par la possession prennent une autre dimension. Dans une sélection qui veut vivre avec le ballon, Frenkie est la pièce maîtresse.

Autour de lui, Xavi convoque Teun Koopmeiners, Tijjani Reijnders, Joey Veerman, Justin Kluivert, Guus Til (cité deux fois sur la liste communiquée) et Gjivai Zechiel. Un milieu hybride, capable de jouer entre les lignes, d’attaquer l’espace et de presser haut, dans la droite ligne de l’héritage Johan Cruyff que le sélectionneur revendique ouvertement : jeu de position, ballon monopolisé, pressing jusqu’à l’usure.

Bergwijn écarté, Summerville confirmé

En attaque, un choix fort : Steven Bergwijn, l’ailier d’Al-Ittihad, manque une nouvelle fois à l’appel. Xavi prolonge sa confiance envers Crysencio Summerville, désormais à Al-Hilal, et envers Tijjani Reijnders, utilisé plus bas mais symbole de cette nouvelle garde néerlandaise qui s’exporte et s’impose.

Les couloirs offensifs seront animés par Cody Gakpo, Ruben van Bommel, Brian Brobbey, Noa Lang, Donyell Malen, Mees Meerdink et donc Summerville. Des profils rapides, agressifs, capables de répéter les courses pour presser et se projeter. La sélection respire la verticalité… dans un cadre ultra-structuré avec ballon.

Les supporters néerlandais y voient déjà la promesse d’un retour aux grandes heures, avec un sélectionneur qui assume de marcher dans les pas de Johan Cruyff, jusque dans le dogme : occupation rationnelle des espaces, pressing constant, refus de subir.

Van Dijk en patron, Frimpong et Dumfries pour déborder

Derrière, la base reste solide. Dans les buts, Bart Verbruggen, Mark Flekken et Robin Roefs se disputent la hiérarchie. Devant eux, Virgil van Dijk reste le totem de la défense, entouré de Denzel Dumfries, Lutsharel Geertruida, Jan Paul van Hecke, Micky van de Ven, Ian Maatsen, Jeremie Frimpong et Quinten Timber.

Là encore, le profil est clair : des défenseurs capables de défendre loin de leur but, d’attaquer les couloirs, de participer à la construction. Dumfries et Frimpong apportent la menace permanente sur les ailes, Maatsen offre une solution de latéral moderne, Van de Ven apporte sa vitesse pour couvrir la profondeur.

Cette ossature, mêlant cadres établis et nouveaux visages, colle parfaitement à l’idée de jeu : dominer, avancer, imposer le tempo.

Une liste tournée vers le sommet

Au-delà des noms, cette convocation raconte une histoire : celle d’une sélection qui croit à nouveau en son style, en sa capacité à dicter le match plutôt qu’à le subir. Les résultats suivent pour l’instant : invaincus, premiers du groupe, mais sous la menace directe de la Grèce.

Face aux Grecs puis à l’Allemagne, il ne s’agira plus seulement de séduire. Il faudra confirmer, valider cette montée en puissance et prouver que ce renouveau n’est pas qu’une vague promesse.

Les Pays-Bas rêvent de retrouver leur place parmi les grandes nations européennes. Avec Frenkie de Jong de retour aux commandes, Van Dijk en phare et une attaque pleine de jambes, la question n’est plus de savoir si le projet existe. Elle est désormais simple : jusqu’où ce groupe peut-il aller sous la main d’un sélectionneur qui a remis le jeu au centre de tout ?