Osasuna renverse Sevilla 2-1 lors de la 32e journée de La Liga
Osasuna a renversé Sevilla 2-1 à l’Estadio El Sadar lors de la 32e journée de La Liga, au terme d’un match longtemps bloqué puis totalement ouvert dans la dernière demi-heure. Menés après l’ouverture du score de Neal Maupay, les Navarrais ont capitalisé sur leur domination territoriale (61 % de possession, 15 tirs à 8) pour retourner le scénario grâce à Raúl García de Haro puis Alejandro Catena dans le temps réglementaire. Le score à la pause était de 0-0, reflétant un premier acte fermé, avant que les ajustements de banc et la gestion des espaces ne fassent basculer la rencontre en faveur du 4-2-3-1 d’Osasuna face au 4-4-2 andalou.
Chronologie des Événements
La séquence des buts et le registre disciplinaire suivent une chronologie nette. Dès la 6e minute, Gabriel Suazo reçoit un avertissement pour faute, premier signal d’une ligne défensive de Sevilla agressive sur les couloirs. La première période se termine sans but, 0-0 à la 45e minute, malgré la maîtrise d’Osasuna dans le camp adverse.
Au retour des vestiaires, Ante Budimir est à son tour sanctionné d’un carton jaune pour faute à la 51e minute, symptôme de la volonté d’Osasuna de casser les transitions adverses dès la perte. Le tournant offensif côté local intervient à la 62e minute : Aimar Oroz (OUT) cède sa place à Raúl Moro (IN), substitution précoce sur le poste de milieu offensif gauche pour apporter plus de percussion.
Sevilla frappe alors en premier : à la 69e minute, Neal Maupay conclut une action construite, servi par Djibril Sow, pour un but « Normal Goal » donnant l’avantage aux Andalous (0-1). Sow, très actif entre les lignes, est toutefois averti pour faute à la 66e minute, juste avant son action décisive, illustrant son double rôle de récupérateur et de premier relais offensif.
La réponse d’Osasuna est immédiate sur le banc : à la 71e minute, double changement offensif avec Iker Muñoz (OUT) remplacé par Raúl García de Haro (IN), et Rubén Garcia (OUT) cédant sa place à Moi Gomez (IN). Dans le même temps, Sevilla réagit en densifiant l’axe avec la sortie de Djibril Sow (OUT) pour Batista Mendy (IN), cherchant à verrouiller l’entrejeu après l’ouverture du score.
À la 76e minute, José Ángel Carmona et la ligne médiane sont réorganisés par l’entrée de Juanlu Sánchez (IN) à la place de Ruben Vargas (OUT), substitution 2 de Sevilla, pour apporter plus de discipline côté droit. Mais la pression navarraise finit par payer : à la 80e minute, Raúl García de Haro égalise (Normal Goal, sans passe décisive créditée), récompensant le recentrage du jeu d’Osasuna sur la surface adverse (11 tirs dans la surface).
Sevilla tente alors un triple ajustement tardif à la 87e minute : Neal Maupay (OUT) est remplacé par Nemanja Gudelj (IN), Oso (OUT) par Akor Adams (IN) et Isaac Romero (OUT) par Peque Fernández (IN), signe d’un basculement vers une configuration plus directe avec un avant-centre de fixation (Adams) et un profil de soutien (Peque), tout en consolidant le milieu avec Gudelj.
Osasuna ne se contente pas de l’égalisation. À la 90e minute, Jagoba Arrasate (coach non mentionné mais structurellement impliqué) ajuste son couloir gauche : Javi Galán (OUT) est remplacé par Abel Bretones (IN), tandis que Victor Muñoz (OUT) cède sa place à Kike Barja (IN), substitution 5. Ces changements redynamisent les couloirs dans les toutes dernières minutes. Sur la même minute (90’), Alejandro Catena surgit pour inscrire le but du 2-1 (Normal Goal), sur une passe décisive de Moi Gomez, validant le choix d’introduire un créateur supplémentaire entre les lignes.
En temps additionnel, à 90+4’, Raúl García de Haro reçoit un carton jaune pour faute, dernier événement disciplinaire d’une rencontre globalement maîtrisée émotionnellement (2 jaunes de chaque côté, tous pour des fautes et non pour contestation ou simulation).
Analyse Tactique
Sur le plan tactique, Osasuna a structuré son 4-2-3-1 autour d’une base Moncayola – Iker Muñoz en double pivot, avec Rubén Garcia, Aimar Oroz et Victor Muñoz derrière Ante Budimir. L’objectif était clair : installer une possession haute (484 passes, 83 % de précision) et alimenter la surface (11 tirs dans la surface sur 15). La largeur donnée par Javi Galán à gauche et Valentin Rosier à droite a constamment repoussé le bloc de Sevilla vers son propre but.
La clé du retournement se situe dans l’utilisation du banc. Le passage d’un trio Oroz – Rubén Garcia – Victor Muñoz à une ligne plus verticale avec Raúl Moro, Moi Gomez et Kike Barja a augmenté la capacité d’Osasuna à attaquer la profondeur et à multiplier les centres. Raúl García de Haro, entré en pointe de fixation derrière ou aux côtés de Budimir, a offert une présence supplémentaire dans la surface, concrétisée par son but et son activité dos au but.
Défensivement, la ligne Catena – Flavien Boyomo a contenu la double pointe Maupay – Isaac Romero en limitant Sevilla à 2 tirs cadrés seulement. Sergio Herrera n’a eu qu’un arrêt à effectuer, ce que confirme le faible volume d’occasions concédées (xG adverse 0,40). Le pressing d’Osasuna, calibré pour récupérer dans le camp adverse, explique également le faible total de fautes (11) par rapport à l’intensité territoriale.
En face, le 4-4-2 de Sevilla, avec Oso et Ruben Vargas sur les côtés, Lucien Agoumé et Djibril Sow à l’intérieur, a cherché davantage la verticalité que la maîtrise. Avec seulement 39 % de possession et 310 passes à 70 % de réussite, les Andalous ont misé sur des sorties rapides vers Maupay et Romero. Le but de Maupay illustre cette logique : peu d’attaques, mais une exploitation maximale d’un moment de déséquilibre navarrais.
Odysseas Vlachodimos a longtemps maintenu Sevilla dans le match avec 5 arrêts, confirmant que la structure défensive andalouse a été souvent mise sous pression. Le choix de terminer avec Akor Adams et Peque Fernández n’a toutefois pas suffi à rééquilibrer le rapport de forces, le bloc restant trop bas pour exploiter ces profils.
Sur le plan des chiffres, Osasuna l’emporte 2-1 avec un xG de 1,43 contre 0,40 pour Sevilla, ce qui valide statistiquement le résultat : volume de tirs supérieur (15 à 8), précision cadrée plus élevée (7 tirs cadrés à 2) et occupation durable du camp adverse. Le « Defensive Index » implicite d’Osasuna est solide : 2 cartons jaunes seulement, 11 fautes, 1 tir cadré concédé, aucun but encaissé sur phase arrêtée. L’« Overall Form » sur ce match est celle d’une équipe capable de dominer par la possession, de s’adapter tactiquement par les changements et de frapper dans les moments clés, là où Sevilla, malgré une bonne discipline défensive et un gardien performant, a manqué de continuité offensive et de maîtrise dans les transitions défensives finales.




