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Newcastle perd Guimarães : Martinelli en route pour Arsenal ?

Newcastle pensait avoir déjà encaissé le plus dur avec les départs de Sandro Tonali, Anthony Gordon et Eddie Howe. Mais le coup de massue est tombé : le club s’apprête aussi à perdre son capitaine. Un accord de principe a été trouvé avec Arsenal pour Bruno Guimarães, autour de 90 millions d’euros.

Un transfert qui change tout.

Avec le départ annoncé du Brésilien, c’est toute l’ère Howe qui se délite. Celle qui avait ramené deux campagnes de Ligue des champions et une League Cup, mettant fin à 70 ans de disette nationale. Cette équipe-là appartient déjà presque au passé.

Un effectif qui bouge, mais qui ne rassure pas

Les dirigeants de Newcastle ne sont pas restés immobiles. Bazoumana Toure, Sean Steur, Ewen Jaouen, Aladji Bamba ont déjà rejoint le club. Un dossier Lukas Hornicek serait lui aussi bien avancé. Sur le papier, l’activité est intense. Sur le terrain, la question demeure : cette équipe est-elle vraiment meilleure ?

La réponse, pour l’instant, penche clairement vers le non.

Newcastle sort d’une saison terminée à la 12e place de Premier League. Loin des standards fixés sous Howe. Perdre Bruno Guimarães dans ce contexte, après d’autres cadres, oblige à reconstruire presque en urgence. Il va falloir beaucoup plus que quelques paris de recrutement pour retrouver le haut de tableau.

D’où une idée qui commence à prendre forme : profiter de cette énorme opération avec Arsenal pour récupérer un de leurs joueurs en retour.

Martinelli, de joyau d’Arsenal à opportunité de marché

Le profil qui circule avec insistance mène à Gabriel Martinelli. Selon des informations confirmées par Caught Offside et relayées par Football FanCast, l’ailier brésilien pourrait quitter Arsenal cet été. Newcastle a manifesté son intérêt, tout comme Manchester United et le Bayern Munich.

Arsenal, champion en titre de Premier League, ne compte pas le brader. Le club londonien réclamerait environ 50 millions de livres. Des discussions sont en cours, sans indication claire sur leur degré d’avancement. Le joueur, lui, serait ouvert à un départ.

Le contexte n’est pourtant pas idéal pour maximiser sa valeur. Il fut un temps où Martinelli incarnait l’un des plus grands espoirs de l’effectif d’Arsenal. Ces années-là semblent loin. Son importance a fondu au fil des saisons, son rôle s’est réduit, et l’heure paraît venue de relancer sa carrière ailleurs.

Payer 50 millions de livres pour un joueur en perte de vitesse n’attirera pas une file de prétendants. Mais Newcastle n’est pas un club comme les autres cet été : il a de l’argent qui arrive avec Guimarães, un effectif à reconstruire et un besoin urgent de joueurs capables d’élever le niveau tout de suite.

Pourquoi Newcastle serait une rampe de lancement idéale

Sur le plan sportif, le mariage fait sens.

Martinelli apporterait à Newcastle un mélange rare d’expérience du très haut niveau anglais et de qualité déjà prouvée. Il connaît la Premier League, ses rythmes, sa dureté, ses défenses agressives. Il n’aurait pas besoin de période d’adaptation.

À St James’ Park, il ne viendrait pas pour faire le nombre. On l’attendrait comme une pièce majeure, avec un temps de jeu conséquent et des responsabilités offensives claires. Ce statut pourrait le relancer, là où la concurrence féroce à Arsenal a fini par le reléguer au second plan.

Un joueur qui a déjà montré qu’il pouvait être l’un des plus tranchants du championnat, replacé au centre d’un projet en reconstruction : le pari est risqué, mais séduisant.

Reste un paramètre clé : le cadre réglementaire. Avec la fameuse règle des 45 jours, tout mouvement vers Newcastle aurait de grandes chances de prendre la forme d’un prêt, assorti d’une option ou d’une obligation d’achat. Une formule qui limiterait l’exposition immédiate du club, tout en lui permettant de tester le joueur sur une saison.

Newcastle est en train de changer de visage à une vitesse folle. Bruno Guimarães file vers Arsenal, l’ossature de l’ère Howe se délite, et les nouveaux visages se multiplient. La question n’est plus de savoir si le club va se transformer, mais qui incarnera cette nouvelle ère.

Gabriel Martinelli acceptera-t-il d’en être l’un des symboles ?