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Nations League : Pologne contre Bosnie-Herzégovine avec Lewandowski et Džeko

Varsovie rallume les projecteurs. Vendredi, le National Stadium accueille une affiche qui sent déjà la bascule pour deux générations dorées en fin de cycle : la Pologne reçoit la Bosnie-Herzégovine pour l’ouverture du groupe B de l’UEFA Nations League.

D’un côté, une sélection polonaise encore sonnée par son printemps manqué. Éliminée de la course au Mondial après un barrage perdu 3-2 contre la Suède en mars, elle reste sur trois matches sans victoire. La dynamique interroge, le contexte pèse. Mais un nom continue de tenir la baraque : Robert Lewandowski.

À 36 ans, le capitaine reste le phare de cette équipe. Jan Urban, sous pression après cette série noire, sait qu’il dispose toujours d’un finisseur capable de faire basculer une soirée sur un seul ballon dans la surface. À domicile, devant un public de Varsovie qui n’a rien oublié de la désillusion des barrages, l’attaque polonaise n’aura pas le droit de ronronner.

En face, la Bosnie-Herzégovine arrive avec un autre monument sur le point de tirer sa révérence. À 40 ans, Edin Džeko vit sa dernière fenêtre internationale. L’attaquant, visage d’une décennie de combats pour son pays, doit tirer le rideau après cette trêve FIFA. Le voyage à Varsovie a donc des allures de tournée d’adieu.

La sélection bosnienne débarque pourtant avec des certitudes. Elle sort d’un Mondial conclu en huitièmes de finale, stoppée net par une défaite 2-0 contre les États-Unis. Surtout, elle n’a perdu que deux de ses douze derniers matches. Une série qui dit beaucoup : cette équipe sait voyager, sait souffrir, et n’a plus peur des grands rendez-vous.

Le contraste est saisissant. La Pologne cherche un nouveau souffle, la Bosnie-Herzégovine veut prolonger son élan. Mais la soirée pourrait se jouer sur un détail, un duel, un geste de buteur. Lewandowski d’un côté, Džeko de l’autre : deux vétérans, deux capitaines, deux dernières danses à ce niveau ou presque.

L’avantage du terrain, la ferveur de Varsovie et l’urgence de se relancer offrent tout de même un léger ascendant aux hommes de Jan Urban. Dans ce genre de contexte, la Pologne sait souvent serrer les rangs et trouver les ressources pour arracher un résultat.

Le pronostic penche donc vers une victoire polonaise, courte, disputée, à l’image de l’équilibre des forces : un 2-1 qui lancerait enfin la reconstruction après l’échec des barrages, tout en refermant peut-être le chapitre Džeko au plus haut niveau international.

Reste une question brûlante : cette génération polonaise a-t-elle encore un grand tournoi en elle, ou cette Nations League marquera-t-elle le début d’un vrai tournant ?